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 <title>Web pages about &quot;Armed Conflict&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/armedconflict</link>
 <description>The taxonomy view with a depth of 0.</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Entretien avec une survivante du conflit en Bosnie-Herzégovine</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/interview-with-a-survivor-of-the-bosnia-and-herzegovina-conflict-20080829</link>
 <description>Voici le compte rendu d&amp;rsquo;un entretien avec Nidzara Ahmetasevic, responsable de l&amp;rsquo;&amp;eacute;quipe Justice Report au sein du BIRN, une agence de presse bas&amp;eacute;e &amp;agrave; Sarajevo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette agence est sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans la diffusion d&amp;rsquo;informations sur les poursuites li&amp;eacute;es aux crimes de guerre perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine et sur les questions relatives &amp;agrave; la justice de transition et &amp;agrave; l&#039;ensemble du processus consistant &amp;agrave; faire face au pass&amp;eacute;. Nidzara Ahmetasevic avait dix-sept ans quand la guerre a commenc&amp;eacute;, en 1992. Elle est partie &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger pendant un an apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;e &amp;agrave; la jambe, puis elle est revenue dans son pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
Quand et dans quelles circonstances avez-vous &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;e&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;J&amp;rsquo;ai &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;e le 28&amp;nbsp;mai 1992 chez moi, dans le centre-ville, non loin du si&amp;egrave;ge de la pr&amp;eacute;sidence. Cela s&amp;rsquo;est pass&amp;eacute; la nuit o&amp;ugrave; les services de renseignement ont intercept&amp;eacute; une conversation entre Ratko Mladic et un de ses soldats, dans laquelle Mladic ordonnait &amp;agrave; ses hommes d&amp;rsquo;incendier une partie de la ville o&amp;ugrave; se trouvait justement ma maison. J&amp;rsquo;ai &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;e, on m&amp;rsquo;a emmen&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital et j&amp;rsquo;y suis rest&amp;eacute;e un mois. Les Serbes de Bosnie ont utilis&amp;eacute; un lance-roquettes et ils ont tir&amp;eacute; sur la ville. Trente-six roquettes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tir&amp;eacute;es et l&amp;rsquo;une d&amp;rsquo;elles a touch&amp;eacute; notre appartement. La veille, c&#039;&amp;eacute;tait le jour du premier massacre o&amp;ugrave; on a tir&amp;eacute; sur des gens qui faisaient la queue pour du pain. Un grand nombre d&amp;rsquo;entre eux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;s ou tu&amp;eacute;s. La nuit o&amp;ugrave; j&amp;rsquo;ai &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;e, il y avait beaucoup de gens dans la m&amp;ecirc;me situation que moi. J&amp;rsquo;&amp;eacute;tais sur un lit dans un couloir de l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital car il n&amp;rsquo;y avait plus de place dans les chambres. Par la suite, on m&amp;rsquo;a install&amp;eacute;e dans une chambre avec 48&amp;nbsp;autres personnes qui avaient aussi &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;es.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
Y avait-il suffisamment de m&amp;eacute;dicaments et de personnel pour s&amp;rsquo;occuper de vous&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Une femme &amp;acirc;g&amp;eacute;e est arriv&amp;eacute;e en m&amp;ecirc;me temps que moi &amp;agrave; l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital. Ses blessures &amp;eacute;taient beaucoup plus graves que les miennes. Les m&amp;eacute;decins parlaient devant moi de ce qu&amp;rsquo;ils pouvaient faire avec le peu de moyens dont ils disposaient. Ils se demandaient qui ils devaient d&amp;rsquo;abord soigner&amp;nbsp;: elle ou moi&amp;nbsp;? Ils ont d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de s&amp;rsquo;occuper de moi en premier car j&#039;&amp;eacute;tais jeune et j&#039;avais davantage de chances de survivre. Plus tard dans la nuit, la vieille femme avec qui je partageais un lit, parce qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y en avait pas assez pour tout le monde, est morte. J&amp;rsquo;ai pass&amp;eacute; le reste de cette nuit-l&amp;agrave; couverte de sang et allong&amp;eacute;e &amp;agrave; c&amp;ocirc;t&amp;eacute; d&#039;un cadavre. Je suis rest&amp;eacute;e plus d&#039;un mois &amp;agrave; l&#039;h&amp;ocirc;pital, o&amp;ugrave; on a soign&amp;eacute; ma jambe. Tous les soins se faisaient sans anesth&amp;eacute;sie.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
Ces ann&amp;eacute;es de guerre ont &amp;eacute;t&amp;eacute; traumatisantes pour vous et pour tous les autres gens dans votre pays. Que pensez-vous du proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic&amp;nbsp;? Selon vous, sera-t-il possible d&amp;rsquo;apprendre toute la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;, et un processus de gu&amp;eacute;rison pourra-t-il d&amp;eacute;buter&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Je crois en la justice et j&amp;rsquo;esp&amp;egrave;re que son proc&amp;egrave;s nous permettra d&amp;rsquo;en savoir plus sur les raisons de cette guerre et de tout ce qui a eu lieu en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine. En m&amp;ecirc;me temps, je doute fortement que cela puisse vraiment nous permettre de tourner la page. La guerre a dur&amp;eacute; tellement longtemps. Personne n&amp;rsquo;est r&amp;eacute;ellement venu en aide &amp;agrave; la population durant cette p&amp;eacute;riode. Nous avons attendu tr&amp;egrave;s longtemps l&#039;arrestation de Karadzic, et Mladic est toujours en libert&amp;eacute;. Les blessures, et pas seulement celles que nous portons, sont partout. Et ce pays est tellement fragile. Je me demande &amp;agrave; quel point l&#039;avenir du pays sera radieux, vu la situation actuelle. Je ne suis donc pas certaine que cela pourra nous apporter ce que nous esp&amp;eacute;rions. C&amp;rsquo;&amp;eacute;tait id&amp;eacute;aliste de penser qu&amp;rsquo;avec l&amp;rsquo;arrestation de Karadzic et de Mladic une nouvelle vie commencerait pour nous. Cela ne se passera pas comme &amp;ccedil;a, mais on peut au moins esp&amp;eacute;rer qu&amp;rsquo;avec son proc&amp;egrave;s nous apprendrons la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; sur beaucoup de choses qui se sont produites autour de nous.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
Karadzic est l&amp;rsquo;un des principaux criminels mais il n&amp;rsquo;est pas le seul. Beaucoup d&amp;rsquo;autres sont toujours en fuite et se trouvent sur le territoire bosniaque. Pensez-vous que la justice nationale puisse s&amp;rsquo;occuper d&amp;rsquo;eux&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les gens dans ce pays r&amp;eacute;alisent que les criminels ne seront jamais tous jug&amp;eacute;s. Comme l&amp;rsquo;homme qui m&amp;rsquo;a tir&amp;eacute; une balle dans la jambe. Je ne saurai jamais qui c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait ni ce qui lui est arriv&amp;eacute;, bien que je le souhaite. Je suis quotidiennement les proc&amp;egrave;s qui se d&amp;eacute;roulent devant les chambres charg&amp;eacute;es de juger les crimes de guerre. C&amp;rsquo;est d&amp;rsquo;une importance capitale. La Haye est tr&amp;egrave;s important, mais le fait de pouvoir organiser des proc&amp;egrave;s dans le pays m&amp;ecirc;me o&amp;ugrave; les crimes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commis est essentiel pour nous tous. C&amp;rsquo;est tr&amp;egrave;s important de montrer aux habitants de la Bosnie mais aussi aux gens du monde entier que c&amp;rsquo;est possible. Le processus est &amp;agrave; peine entam&amp;eacute;, le parquet et les tribunaux restent faibles, mais ils se renforcent petit &amp;agrave; petit. J&amp;rsquo;esp&amp;egrave;re qu&amp;rsquo;ils seront assez forts pour s&amp;rsquo;occuper des cas les plus sensibles et des principaux responsables de crimes de guerre. Cette semaine, le 29&amp;nbsp;juillet, la Chambre charg&amp;eacute;e de juger les crimes de guerre a rendu son premier jugement dans une affaire de g&amp;eacute;nocide en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine. Onze personnes &amp;eacute;taient accus&amp;eacute;es de g&amp;eacute;nocide apr&amp;egrave;s la chute de Srebrenica. Sept ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnues coupables et condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; quarante-deux ans d&amp;rsquo;emprisonnement.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
Qu&amp;rsquo;est-ce qui manque au syst&amp;egrave;me judiciaire pour &amp;ecirc;tre plus efficace&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Pour l&amp;rsquo;instant, au niveau &amp;eacute;tatique, le syst&amp;egrave;me judiciaire n&amp;rsquo;est toujours pas compl&amp;egrave;tement sous l&amp;rsquo;autorit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat car nous avons toujours des juges et des procureurs internationaux et nos tribunaux continuent de d&amp;eacute;pendre des dons internationaux. Il faut laisser la Bosnie s&amp;rsquo;en occuper, car cela montrera que cet &amp;Eacute;tat veut r&amp;eacute;gler la question des crimes de guerre. &amp;Agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;chelle locale, il reste encore plus &amp;agrave; faire. Le syst&amp;egrave;me au niveau local est sous-d&amp;eacute;velopp&amp;eacute;, le minist&amp;egrave;re public n&amp;rsquo;a pas assez de moyens, et les tribunaux non plus, ils ne peuvent toujours pas offrir de protection aux t&amp;eacute;moins. Il reste beaucoup plus de travail &amp;agrave; accomplir localement qu&amp;rsquo;au niveau &amp;eacute;tatique &amp;ndash; m&amp;ecirc;me si les juges au niveau de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat doivent se battre davantage pour leur ind&amp;eacute;pendance et pour les messages qu&amp;rsquo;ils envoient sur la volont&amp;eacute; d&amp;rsquo;affronter le pass&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;
Pensez-vous que les victimes obtiendront justice et que cela aidera les blessures &amp;agrave; cicatriser et les gens de Bosnie-Herz&amp;eacute;govine &amp;agrave; avoir le sentiment de former un peuple, une nation&amp;nbsp;?&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Je l&amp;rsquo;esp&amp;egrave;re. Je suis persuad&amp;eacute;e que beaucoup de gens dans ce pays sont pr&amp;ecirc;ts &amp;agrave; cela, qu&amp;rsquo;ils sont nombreux &amp;agrave; penser et &amp;agrave; esp&amp;eacute;rer que nous pourrons vivre dans un &amp;Eacute;tat unifi&amp;eacute;. Malheureusement, les hommes politiques de ce pays ne veulent rien faire pour nous aider &amp;agrave; y parvenir &amp;ndash;&amp;nbsp;en fait, c&amp;rsquo;est quasiment notre r&amp;ecirc;ve &amp;agrave; nous. Ils sont corrompus. Ils ne pensent pas &amp;agrave; la population, ils ne pensent pas &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat. Ils ne pensent qu&amp;rsquo;&amp;agrave; eux et &amp;agrave; la mani&amp;egrave;re de rester au pouvoir. Pour l&amp;rsquo;instant, ils menacent beaucoup plus l&amp;rsquo;avenir de la Bosnie que tout ce qui est li&amp;eacute; au pass&amp;eacute; et &amp;agrave; la question des crimes de guerre. Pour la classe politique de ce pays, les crimes de guerre et tout ce qui s&amp;rsquo;est pass&amp;eacute; pendant la guerre ne sont qu&amp;rsquo;un moyen de manipuler les gens. Ils s&amp;rsquo;en servent pour leur propagande personnelle et pour instiller la peur dans la population et ainsi rester au pouvoir. Mais les gens, si vous leur posez la question, m&amp;ecirc;me &amp;agrave; Srebrenica, ils vivent d&amp;eacute;j&amp;agrave; ensemble. &amp;Agrave; Prijedor aussi, les gens cohabitent. &amp;Agrave; Sarajevo, nous ne faisons m&amp;ecirc;me pas la diff&amp;eacute;rence entre les nationalit&amp;eacute;s des habitants de la ville. Donc je pense que les gens sont bien plus pr&amp;ecirc;ts que les hommes politiques. H&amp;eacute;las, nous d&amp;eacute;pendons de la classe politique.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/bosnia-herzegovina">Bosnie-Herzégovine</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 15:04:05 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Il faut instaurer la justice dans toute l’ex-Yougoslavie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/good-news/the-need-for-comprehensive-justice-across-the-former-yugoslavia-20080829</link>
 <description>&lt;em&gt;&amp;Eacute;crit par Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d&#039;Amnesty International&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Avec la reprise du proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic devant le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie &amp;agrave; La Haye, la justice pour les dizaines de milliers de victimes de Bosnie-Herz&amp;eacute;govine fait de toute &amp;eacute;vidence un grand bond en avant. Cependant, quelques proc&amp;egrave;s tr&amp;egrave;s m&amp;eacute;diatis&amp;eacute;s &amp;agrave; La Haye peuvent-ils suffire &amp;agrave; soigner les traumatismes provoqu&amp;eacute;s par les violations des droits humains effroyables qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commises par toutes les parties au conflit&amp;nbsp;?&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a soulign&amp;eacute; &amp;agrave; maintes reprises &amp;agrave; quel point il &amp;eacute;tait important que viennent s&amp;rsquo;ajouter aux interventions du Tribunal des initiatives concert&amp;eacute;es des pays de cette r&amp;eacute;gion du monde, pour enqu&amp;ecirc;ter sur les dizaines de milliers d&amp;rsquo;autres crimes qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commis et en juger les auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s, notamment les suspects de moins haut rang contre lesquels le Tribunal ne peut engager de poursuites, par manque de moyens.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reprise du proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic a l&amp;rsquo;avantage de braquer de nouveau les projecteurs sur le tribunal de La Haye, dont la cl&amp;ocirc;ture des travaux a &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute;e arbitrairement &amp;agrave; l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2010 par le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies. Nous nous demandons cependant avec inqui&amp;eacute;tude si ce qui est fait pour que les appareils judiciaires locaux soient en mesure de rendre la justice dans la r&amp;eacute;gion est suffisant. Des crimes tels que des meurtres, des viols et des d&amp;eacute;placements forc&amp;eacute;s n&amp;rsquo;ont toujours pas &amp;eacute;t&amp;eacute; jug&amp;eacute;s treize ans apr&amp;egrave;s la fin de la guerre, et un grand nombre de victimes continuent de souffrir sans que la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; n&amp;rsquo;ait &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablie ni que des r&amp;eacute;parations n&amp;rsquo;aient &amp;eacute;t&amp;eacute; attribu&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous ne sommes pas en train de dire que rien n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; fait au niveau national pour enqu&amp;ecirc;ter sur les crimes commis pendant le conflit des ann&amp;eacute;es 1990 et poursuivre les responsables de ces agissements. Mais ces initiatives ont p&amp;acirc;ti des r&amp;eacute;percussions d&amp;rsquo;une volont&amp;eacute; politique chancelante associ&amp;eacute;e aux moyens limit&amp;eacute;s des appareils judiciaires et &amp;agrave; l&amp;rsquo;absence de coop&amp;eacute;ration entre les diff&amp;eacute;rents pays pour la mise en commun des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve ainsi que l&amp;rsquo;arrestation et l&amp;rsquo;extradition des accus&amp;eacute;s. Seuls un petit nombre de suspects sont jug&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Croatie, Amnesty International a critiqu&amp;eacute; l&#039;absence d&#039;enqu&amp;ecirc;tes et de poursuites pour les crimes commis par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e et les forces de police croates, y compris le meurtre et la &amp;laquo;&amp;nbsp;disparition&amp;nbsp;&amp;raquo; de plus de 100&amp;nbsp;Serbo-croates dans la r&amp;eacute;gion de Sisak pendant la guerre de 1991-1995. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les affaires mont&amp;eacute;n&amp;eacute;grines ont fait l&amp;rsquo;objet de man&amp;oelig;uvres politiques d&amp;rsquo;obstruction, et l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des proc&amp;eacute;dures nationales suscite des inqui&amp;eacute;tudes. Les poursuites dans l&#039;affaire de la &amp;laquo;&amp;nbsp;disparition&amp;nbsp;&amp;raquo; de 83&amp;nbsp;Bosniaques n&amp;rsquo;ont pas progress&amp;eacute;, tandis que les plaintes d&amp;eacute;pos&amp;eacute;es au civil par les familles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; rejet&amp;eacute;es par la Cour d&amp;rsquo;appel nationale. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En Serbie, les enqu&amp;ecirc;tes progressent au ralenti et l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance de la justice est sujette &amp;agrave; caution. Seize ans apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;exode forc&amp;eacute; de centaines de Croates de Vo&amp;iuml;vodine, qui a fait 14&amp;nbsp;morts, aucune investigation n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;e. Par ailleurs, lorsque des poursuites ont &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;es, les procureurs concern&amp;eacute;s par ces affaires ont fait r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement l&amp;rsquo;objet de menaces, et l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; des programmes nationaux de protection des t&amp;eacute;moins est contestable.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Kosovo, il y a un manque d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;tes et de poursuites, en particulier pour les crimes de violence sexuelle&amp;nbsp;; les t&amp;eacute;moins ne sont pas prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s et les juges et procureurs internationaux sont de moins en moins nombreux. L&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; reste de mise dans plus de 3&amp;nbsp;000&amp;nbsp;affaires de disparition forc&amp;eacute;e et d&amp;rsquo;enl&amp;egrave;vement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une chambre charg&amp;eacute;e des crimes de guerre a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;tablie en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine avec le soutien de la communaut&amp;eacute; internationale, mais Amnesty International craint que le retrait pr&amp;eacute;vu du personnel international porte un coup &amp;agrave; l&amp;rsquo;efficacit&amp;eacute; de cette structure, &amp;agrave; moins que des ressources et des programmes de formation suffisants ne soient fournis au personnel, aux juges et aux procureurs locaux. Si certaines affaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; jug&amp;eacute;es par des tribunaux de canton et de district, de s&amp;eacute;rieux doutes demeurent quant &amp;agrave; la capacit&amp;eacute; de ces instances &amp;agrave; g&amp;eacute;rer des affaires aussi complexes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au moment o&amp;ugrave; les pressions se font de plus en plus fortes pour obtenir la fermeture du Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie, il faut redoubler d&amp;rsquo;efforts pour renforcer les syst&amp;egrave;mes judiciaires nationaux p&amp;eacute;rennes. De m&amp;ecirc;me, la surveillance internationale des proc&amp;egrave;s pour crimes de guerre doit se poursuivre jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;un v&amp;eacute;ritable engagement politique et une r&amp;eacute;forme globale permettent aux tribunaux d&amp;rsquo;exercer la justice. La communaut&amp;eacute; internationale devrait user de l&#039;influence qu&#039;elle peut avoir dans ses relations avec ces pays pour exiger qu&#039;il soit mis fin &amp;agrave; l&#039;impunit&amp;eacute; dans toutes les affaires de g&amp;eacute;nocide, de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; et de crimes de guerre. Ce faisant, nous devons nous assurer qu&amp;rsquo;un soutien suffisant est apport&amp;eacute; aux appareils judiciaires des diff&amp;eacute;rents pays de la r&amp;eacute;gion pour qu&amp;rsquo;ils soient en mesure de former du personnel local, de renforcer leurs moyens et de mettre en place des programmes de protection des t&amp;eacute;moins et des m&amp;eacute;canismes d&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement des faits et de r&amp;eacute;paration qui soient r&amp;eacute;ellement efficaces.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
S&amp;rsquo;il y a de fortes chances que le proc&amp;egrave;s de Radovan Karadzic soit termin&amp;eacute; avant la fermeture du Tribunal, il n&amp;rsquo;en reste pas moins que les proc&amp;egrave;s devant cette instance sont insuffisants pour l&amp;rsquo;ensemble des victimes du conflit des Balkans. Il est de notre devoir de faire le n&amp;eacute;cessaire pour que leur droit &amp;agrave; la justice et &amp;agrave; la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; et leur droit &amp;agrave; r&amp;eacute;paration soient respect&amp;eacute;s. Sinon, le r&amp;eacute;tablissement de la justice dans toute l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie restera une t&amp;acirc;che inachev&amp;eacute;e. Et ce sont les milliers de victimes de crimes qui en paieront le prix.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/bosnia-herzegovina">Bosnie-Herzégovine</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Fri, 29 Aug 2008 14:30:46 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Les civils de Mindanao sous la menace des unités du MILF et des milices</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/mindanao-civilians-under-threat-from-milf-units-and-militias-20080822</link>
 <description>Des dizaines de milliers de civils d&amp;eacute;j&amp;agrave; touch&amp;eacute;s par les violences qui ont repris &amp;agrave; Mindanao pourraient &amp;ecirc;tre expos&amp;eacute;s &amp;agrave; de plus grands risques encore si le gouvernement philippin soutenait la cr&amp;eacute;ation de milices civiles, sans formation et n&amp;rsquo;ayant de compte &amp;agrave; rendre &amp;agrave; personne, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International ce jeudi 21&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conflit arm&amp;eacute; &amp;agrave; Mindanao a gagn&amp;eacute; en intensit&amp;eacute; au lendemain du 4&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, date &amp;agrave; laquelle la Cour supr&amp;ecirc;me a suspendu un accord de paix entre le gouvernement philippin et le Front de lib&amp;eacute;ration islamique moro (MILF).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s le 4&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, des unit&amp;eacute;s du MILF ont occup&amp;eacute; des terres cultiv&amp;eacute;es dans la province du Cotabato-Nord et incendi&amp;eacute; des habitations, provoquant le d&amp;eacute;placement de plus de 150&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes.  Deux semaines plus tard, des attaques contre des civils &amp;ndash;&amp;nbsp;prises d&amp;rsquo;otages, bombardements, incendies&amp;nbsp;&amp;ndash; imputables &amp;agrave; des unit&amp;eacute;s du MILF ont &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;es dans la province du Lanao del Norte, provoquant le d&amp;eacute;placement de 50&amp;nbsp;000&amp;nbsp;autres personnes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La direction centrale du MILF a ni&amp;eacute; avoir donn&amp;eacute; l&amp;rsquo;ordre de lancer ces attaques perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es par deux de ses commandants. Le MILF a justifi&amp;eacute; certaines de ses attaques r&amp;eacute;centes par le fait qu&amp;rsquo;elles visaient des milices, les Organisations civiles d&#039;autod&amp;eacute;fense form&amp;eacute;es de volontaires (CVO), et d&amp;rsquo;autres forces auxiliaires de police mises en place par le gouvernement local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les unit&amp;eacute;s du MILF qui ont cibl&amp;eacute; des villages ont commis de graves infractions au droit international et doivent r&amp;eacute;pondre de leurs actes,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sam Zafiri, directeur d&amp;rsquo;Amnesty International pour la r&amp;eacute;gion Asie-Pacifique. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Mais dans tous les pays l&amp;rsquo;exp&amp;eacute;rience montre que le d&amp;eacute;ploiement de milices civiles peut enclencher un cycle de repr&amp;eacute;sailles et ne fait qu&amp;rsquo;accro&amp;icirc;tre les dangers auxquels ont &amp;agrave; faire face les civils.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Toutes les parties au conflit doivent faire machine arri&amp;egrave;re avant qu&amp;rsquo;il ne soit trop tard et apporter la preuve de leur volont&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;eacute;pargner les civils. Le MILF doit contr&amp;ocirc;ler ses forces, et le gouvernement philippin doit assumer sa responsabilit&amp;eacute; qui est de prot&amp;eacute;ger tous les habitants des Philippines, quelle que soit leur religion ou leur origine ethnique.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International est en mesure de confirmer que les dirigeants de la ville de Lligan &amp;agrave; Mindanao et de la province du Cotabato-Nord ont commenc&amp;eacute; &amp;agrave; constituer des milices civiles apr&amp;egrave;s les attaques du MILF. &amp;Agrave; Lligan, o&amp;ugrave; ont eu lieu le 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t deux attentats &amp;agrave; l&amp;rsquo;explosif imput&amp;eacute;s &amp;agrave; des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments du MILF, 300&amp;nbsp;d&amp;eacute;tenteurs d&amp;rsquo;un permis de port d&amp;rsquo;arme, hommes politiques et fonctionnaires locaux ont constitu&amp;eacute; une milice civile appel&amp;eacute;e &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;God Save Lligan City&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans la province du Cotabato-Nord, des villageois arm&amp;eacute;s se sont constitu&amp;eacute;s en organisations civiles d&#039;autod&amp;eacute;fense form&amp;eacute;es de volontaires (CVO). Des responsables des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; locales auraient rejet&amp;eacute; une demande du vice-gouverneur du Cotabato-Nord leur enjoignant de fournir des munitions &amp;agrave; ces milices civiles.  Toutefois, Amnesty International peut confirmer que des protecteurs locaux ont fourni des armes et des munitions &amp;agrave; des milices civiles et &amp;agrave; des auxiliaires de police.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans l&amp;rsquo;ouest de Mindanao, le Conseil provincial pour la paix et l&amp;rsquo;ordre, compos&amp;eacute; de repr&amp;eacute;sentants de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; civile et des autorit&amp;eacute;s militaires et locales de la province de Zamboanga del Norte, a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; le 19&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t d&amp;rsquo;armer ces milices civiles. Le gouverneur de la province de Zamboanga del Norte a justifi&amp;eacute; cette d&amp;eacute;cision en affirmant&amp;nbsp;: &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous devons nous prot&amp;eacute;ger ... les militaires n&amp;rsquo;assurent pas notre s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. Ils arrivent trop tard.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le lendemain, dans la capitale f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale, le directeur de la police nationale a annonc&amp;eacute; aux m&amp;eacute;dias qu&amp;rsquo;un millier de fusils allaient &amp;ecirc;tre envoy&amp;eacute;s &amp;agrave; Mindanao et distribu&amp;eacute;s &amp;agrave; &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;des auxiliaires de police s&amp;eacute;lectionn&amp;eacute;s et entra&amp;icirc;n&amp;eacute;s&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, des vigiles mandat&amp;eacute;s par les villageois et certaines milices&amp;nbsp;: tous des civils. La police nationale s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute;e &amp;agrave; fournir 12&amp;nbsp;000&amp;nbsp;armes suppl&amp;eacute;mentaires si cet effort portait ses fruits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a relev&amp;eacute; au moins un exemple av&amp;eacute;r&amp;eacute; de membres arm&amp;eacute;s d&amp;rsquo;une milice civile ayant emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; les repr&amp;eacute;sentants d&amp;rsquo;une &amp;eacute;quipe mixte d&amp;rsquo;observation et d&amp;rsquo;assistance de se rendre aupr&amp;egrave;s de populations affect&amp;eacute;es, affirmant agir sur ordre du maire de la ville. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les r&amp;eacute;centes attaques perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es par des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments du MILF ont terroris&amp;eacute; de nombreux habitants de Mindanao, qui sont en droit d&amp;rsquo;exiger une plus grande protection, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sam Zafiri.  &lt;em&gt;Nombreux sont ceux &amp;agrave; Mindanao qui sont terrifi&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;un retour &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque o&amp;ugrave; insurg&amp;eacute;s arm&amp;eacute;s musulmans et groupes d&#039;autod&amp;eacute;fense chr&amp;eacute;tiens attaquaient les civils en toute impunit&amp;eacute;.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;&lt;strong&gt;
Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/strong&gt;&lt;/h3&gt;
Le 4&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, la Cour supr&amp;ecirc;me a &amp;eacute;mis un ordre de restriction temporaire contre la signature d&amp;rsquo;un Protocole d&amp;rsquo;accord sur les terres ancestrales par le gouvernement philippin et le Front de lib&amp;eacute;ration islamique moro.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une nouvelle audience de la Cour supr&amp;ecirc;me des Philippines devait se tenir le vendredi 22&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Protocole d&amp;rsquo;accord, qui pr&amp;eacute;voit la cr&amp;eacute;ation de l&amp;rsquo;entit&amp;eacute; juridique de Bangsamoro, aurait fait consid&amp;eacute;rablement progresser les pourparlers de paix engag&amp;eacute;s il y a dix ans. Le Protocole avait pour objectif l&amp;rsquo;ouverture officielle de n&amp;eacute;gociations entre le gouvernement philippin et le MILF pour mettre un terme au conflit &amp;agrave; Mindanao qui, depuis quarante ans, a co&amp;ucirc;t&amp;eacute; la vie &amp;agrave; environ 120&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes, provoqu&amp;eacute; le d&amp;eacute;placement d&amp;rsquo;environ deux millions d&amp;rsquo;autres et appauvri une r&amp;eacute;gion riche en ressources. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Protocole pr&amp;eacute;voyait l&amp;rsquo;&amp;eacute;largissement de la R&amp;eacute;gion autonome du Mindanao musulman. Les gouverneurs des populations concern&amp;eacute;es dans le Cotabato-Nord et &amp;agrave; Zamboanga, o&amp;ugrave; vivent de nombreux chr&amp;eacute;tiens, ont contest&amp;eacute; l&amp;rsquo;accord devant la Cour supr&amp;ecirc;me, au motif que leur droit &amp;agrave; l&amp;rsquo;information et &amp;agrave; la participation aux prises de d&amp;eacute;cisions affectant leur vie n&amp;rsquo;avait pas &amp;eacute;t&amp;eacute; respect&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-east-asia/philippines">Philippines</category>
 <pubDate>Fri, 22 Aug 2008 16:20:25 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5822 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La situation des civils est toujours préoccupante après les hostilités en Géorgie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/continuing-concern-for-civilians-after-hostilities-in-georgia-20080822</link>
 <description>Depuis la signature, le 16&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, d&amp;rsquo;un cessez-le-feu entre la G&amp;eacute;orgie et la Russie, Amnesty International a appel&amp;eacute; toutes les parties au conflit &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les civils qui ont fui &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur ou &amp;agrave; l&amp;rsquo;ext&amp;eacute;rieur du pays pendant les hostilit&amp;eacute;s, ainsi que tous ceux qui sont rest&amp;eacute;s l&amp;agrave; o&amp;ugrave; ont eu lieu les affrontements. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a &amp;eacute;galement demand&amp;eacute; &amp;agrave; toutes les parties en pr&amp;eacute;sence de faire le n&amp;eacute;cessaire pour que l&amp;rsquo;aide humanitaire puisse atteindre toutes les victimes du conflit, en G&amp;eacute;orgie ou en Russie, et de veiller &amp;agrave; ce que les personnes qui ont fui les combats puissent rentrer d&amp;eacute;finitivement chez elles, en toute s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui ont fui &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur de la G&amp;eacute;orgie ou en Oss&amp;eacute;tie du Nord, en Russie, ont toujours besoin de l&amp;rsquo;aide humanitaire. L&amp;rsquo;aide humanitaire doit aussi parvenir aux personnes qui sont rest&amp;eacute;es en Oss&amp;eacute;tie du Sud et dans les zones de l&amp;rsquo;ouest de la G&amp;eacute;orgie o&amp;ugrave; des combats ont eu lieu. Ces personnes risquent toujours d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre la cible d&amp;rsquo;attaques interethniques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 19 ao&amp;ucirc;t, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s (HCR) a estim&amp;eacute; &amp;agrave; plus de 158&amp;nbsp;700&amp;nbsp;le nombre de personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es par le conflit. On compte environ 98&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es en G&amp;eacute;orgie m&amp;ecirc;me. Parmi ces personnes se trouve la majorit&amp;eacute; de la population de la ville de Gori et des villages voisins dans l&#039;ouest de la G&amp;eacute;orgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es en G&amp;eacute;orgie sont log&amp;eacute;es dans des b&amp;acirc;timents municipaux, des &amp;eacute;coles par exemple, ainsi que dans des camps &amp;agrave; l&#039;int&amp;eacute;rieur et autour de Tbilissi, la capitale. Les conditions de vie varient fortement d&amp;rsquo;un centre &amp;agrave; l&amp;rsquo;autre. Le 20&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s d&amp;rsquo;Amnesty International se sont rendus dans les anciens locaux du minist&amp;egrave;re g&amp;eacute;orgien de la d&amp;eacute;fense qui abritent d&amp;eacute;sormais 1&amp;nbsp;600&amp;nbsp;personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es en provenance d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud. Ces b&amp;acirc;timents n&amp;rsquo;ont ni eau courante, ni &amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, ni &amp;eacute;gout.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les organisations humanitaires ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; avoir du mal &amp;agrave; atteindre les civils qui sont rest&amp;eacute;s dans les zones de conflit. Le premier convoi humanitaire des Nations unies n&amp;rsquo;a pu entrer dans la ville de Gori que le 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des responsables russes en Oss&amp;eacute;tie du Nord ont indiqu&amp;eacute; que 30&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes ayant fui l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud se trouvaient toujours en Russie, principalement en Oss&amp;eacute;tie du Nord. Des &amp;eacute;quipes d&amp;rsquo;assistance russes ont fait savoir qu&amp;rsquo;une aide humanitaire &amp;eacute;tait n&amp;eacute;cessaire &amp;agrave; Tskhinvali, la capitale de l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud, en raison de la destruction des infrastructures et de l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital. Cependant, les autorit&amp;eacute;s russes n&amp;rsquo;ont autoris&amp;eacute; que le 20&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t le Comit&amp;eacute; international de la Croix-Rouge (CICR) &amp;agrave; se rendre dans la r&amp;eacute;gion. Le pr&amp;eacute;sident du CICR, Jakob Kellenberger, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments montraient qu&amp;rsquo;il y avait encore dans la r&amp;eacute;gion des besoins humanitaires importants &amp;agrave; satisfaire.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Les attaques aveugles pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;es contre des civils doivent donner lieu &amp;agrave; des enqu&amp;ecirc;tes&lt;/h3&gt;
Amnesty International est pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;e par le fait que certains des bombardements qui ont eu lieu en Oss&amp;eacute;tie du Sud et dans le reste de la G&amp;eacute;orgie pendant le conflit pourraient s&#039;apparenter &amp;agrave; des attaques aveugles ou directes contre des civils, qui constituent des&amp;nbsp;crimes de guerre. On ne conna&amp;icirc;t pas encore avec pr&amp;eacute;cision le nombre de civils tu&amp;eacute;s pendant le conflit. Le 20&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, les autorit&amp;eacute;s russes indiquaient que 133&amp;nbsp;civils d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s, tandis que le 21&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, les autorit&amp;eacute;s g&amp;eacute;orgiennes signalaient que 69&amp;nbsp;G&amp;eacute;orgiens, des civils, avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s pendant le conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International appelle toutes les parties au conflit &amp;agrave; mener sans d&amp;eacute;lai des enqu&amp;ecirc;tes exhaustives, impartiales et ind&amp;eacute;pendantes sur les all&amp;eacute;gations de violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains, et &amp;agrave; d&amp;eacute;f&amp;eacute;rer &amp;agrave; la justice les personnes soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es d&#039;&amp;ecirc;tre responsables de tels agissements.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un ciblage ethnique&lt;/h3&gt;
En G&amp;eacute;orgie et en Russie, les civils demeurent vuln&amp;eacute;rables aux attaques fond&amp;eacute;es sur des crit&amp;egrave;res ethniques. Des groupes arm&amp;eacute;s irr&amp;eacute;guliers, dont la pr&amp;eacute;sence a &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;e en Oss&amp;eacute;tie du Sud et aux environs, se sont rendus coupables d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans des villages d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud, des maisons habit&amp;eacute;es par des personnes d&#039;origine g&amp;eacute;orgienne ont &amp;eacute;t&amp;eacute; pill&amp;eacute;es et incendi&amp;eacute;es et, selon certaines informations, des civils auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s. Des maisons ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; pill&amp;eacute;es et incendi&amp;eacute;es dans la r&amp;eacute;gion de Gori, dans l&#039;ouest de la G&amp;eacute;orgie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; toutes les parties au conflit &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les civils susceptibles de faire l&amp;rsquo;objet de repr&amp;eacute;sailles interethniques.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a &amp;eacute;galement demand&amp;eacute; &amp;agrave; toutes les parties d&#039;ouvrir sans tarder des enqu&amp;ecirc;tes exhaustives, impartiales et ind&amp;eacute;pendantes sur toutes les all&amp;eacute;gations de violences fond&amp;eacute;es sur l&#039;identit&amp;eacute; ethnique et de d&amp;eacute;f&amp;eacute;rer &amp;agrave; la justice les personnes soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es de tels agissements.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/h3&gt;
Le 12&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, la G&amp;eacute;orgie et la Russie ont conclu un accord provisoire de cessez-le-feu n&amp;eacute;goci&amp;eacute; par la France, en attendant de nouvelles n&amp;eacute;gociations. Cet accord est intervenu apr&amp;egrave;s cinq jours d&amp;rsquo;affrontements militaires dans les r&amp;eacute;gions contest&amp;eacute;es d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud et d&amp;rsquo;Abkhazie, ainsi que sur le territoire m&amp;ecirc;me de la G&amp;eacute;orgie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cessez-le-feu a &amp;eacute;t&amp;eacute; sign&amp;eacute; par les pr&amp;eacute;sidents de la G&amp;eacute;orgie (le 15&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t) et de la Russie (le 16&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t). Cependant, ce n&amp;rsquo;est qu&amp;rsquo;&amp;agrave; partir du 20&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t que la Russie a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; retirer ses forces de la G&amp;eacute;orgie, en indiquant que ses troupes reculeraient jusqu&amp;rsquo;aux positions d&amp;eacute;finies dans l&#039;accord.   &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
On ignore combien l&amp;rsquo;une et l&amp;rsquo;autre partie d&amp;eacute;tiennent de prisonniers de guerre&amp;nbsp;; le premier &amp;eacute;change de prisonniers a eu lieu le 19 ao&amp;ucirc;t. &lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/discrimination">Discrimination</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eurasia/georgia">Géorgie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <pubDate>Fri, 22 Aug 2008 15:06:52 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5825 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Des centaines de personnes détenues sans inculpation au Soudan après l’attaque du 10 mai</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/sudan-holds-hundreds-without-charge-after-10-may-attack-20080820</link>
 <description>Le gouvernement soudanais d&amp;eacute;tient plusieurs centaines de personnes sans inculpation et sans possibilit&amp;eacute; de consulter un avocat, apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;attaque arm&amp;eacute;e contre Khartoum perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;e le 10&amp;nbsp;mai par le Mouvement pour la justice et l&amp;rsquo;&amp;eacute;galit&amp;eacute; (MJE). Les autorit&amp;eacute;s se pr&amp;eacute;parent par ailleurs &amp;agrave; juger 109&amp;nbsp;autres personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es dans le cadre de cette attaque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le sort de la plupart des personnes qui restent plac&amp;eacute;es en d&amp;eacute;tention demeure inconnu. Celles qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;es ont &amp;eacute;voqu&amp;eacute; des torture et d&amp;rsquo;autres mauvais traitements. Amnesty International craint que les personnes encore d&amp;eacute;tenues ne soient en grand danger d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre tortur&amp;eacute;es. Selon les informations re&amp;ccedil;ues par l&amp;rsquo;organisation, des femmes et un b&amp;eacute;b&amp;eacute; de neuf mois&amp;nbsp;figurent parmi les d&amp;eacute;tenus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces craintes font suite &amp;agrave; la condamnation &amp;agrave; mort par pendaison de huit membres pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s du MJE, le 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, par les tribunaux d&amp;rsquo;exception soudanais charg&amp;eacute;s des affaires antiterroristes. L&amp;rsquo;un des huit condamn&amp;eacute;s est un haut responsable du MJE. Douze autres membres pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s du groupe se sont vu infliger la m&amp;ecirc;me peine le 20&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t 2008. Ce dernier jugement porte &amp;agrave; 50 le nombre de personnes condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; mort en lien avec l&amp;rsquo;attaque du 10&amp;nbsp;mai.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les tribunaux d&amp;rsquo;exception soudanais charg&amp;eacute;s des affaires antiterroristes ne sont qu&amp;rsquo;une parodie de justice, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Tawanda Hondora, directeur adjoint du programme Afrique d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;Certaines des personnes condamn&amp;eacute;es ont rencontr&amp;eacute; leurs avocats pour la premi&amp;egrave;re fois au moment du proc&amp;egrave;s, tandis que plusieurs ont affirm&amp;eacute; avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;es pendant leur d&amp;eacute;tention au secret et avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; contraintes de faire des &amp;quot;aveux&amp;quot;.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Ces proc&amp;egrave;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; clairement in&amp;eacute;quitables et le Soudan se pr&amp;eacute;pare maintenant &amp;agrave; juger d&amp;rsquo;autres personnes avec le m&amp;ecirc;me syst&amp;egrave;me. Comment peut-on parler de justice&amp;nbsp;?&lt;/em&gt;&lt;em&gt; &lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;un des avocats des condamn&amp;eacute;s du 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que sa demande d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te sur les all&amp;eacute;gations de torture et de mauvais traitements formul&amp;eacute;es par son client avait &amp;eacute;t&amp;eacute; rejet&amp;eacute;e par le tribunal, qui a par la m&amp;ecirc;me occasion &amp;eacute;cart&amp;eacute; une demande d&amp;rsquo;examen m&amp;eacute;dical, alors que les marques de mauvais traitements &amp;eacute;taient encore clairement visibles sur les corps des accus&amp;eacute;s au moment de leur comparution devant le juge, selon l&amp;rsquo;avocat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La d&amp;eacute;fense a fait appel des 38&amp;nbsp;condamnations dans le court d&amp;eacute;lai accord&amp;eacute; par les tribunaux d&amp;rsquo;exception. La d&amp;eacute;cision finale &amp;ndash;&amp;nbsp;attendue dans les prochaines semaines&amp;nbsp;&amp;ndash; doit &amp;ecirc;tre rendue par la Cour d&amp;rsquo;appel d&amp;rsquo;exception. Elle devra ensuite &amp;ecirc;tre sign&amp;eacute;e par le pr&amp;eacute;sident soudanais pour que les ex&amp;eacute;cutions aient lieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Le gouvernement soudanais a le devoir d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;ter sur les crimes et de traduire en justice les auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de tels faits mais il doit le faire en respectant le droit international et sa propre Constitution, qui garantit l&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Tawanda Hondora.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous demandons instamment aux autorit&amp;eacute;s soudanaises de ne pas ex&amp;eacute;cuter ces hommes et de proc&amp;eacute;der imm&amp;eacute;diatement au r&amp;eacute;examen de leurs dossiers.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a &amp;eacute;galement exhort&amp;eacute; les autorit&amp;eacute;s soudanaises &amp;agrave; donner des informations concernant le sort de toutes les personnes d&amp;eacute;tenues dans le cadre de l&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te sur l&amp;rsquo;attaque du 10&amp;nbsp;mai, et &amp;agrave; inculper rapidement ces personnes ou &amp;agrave; les lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation a aussi demand&amp;eacute; que tous les d&amp;eacute;tenus puissent contacter et consulter r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement leur avocat et leur famille et obtenir les soins m&amp;eacute;dicaux que n&amp;eacute;cessite leur &amp;eacute;tat.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/h3&gt;
Le 10&amp;nbsp;mai,&amp;nbsp;pour la premi&amp;egrave;re fois depuis le d&amp;eacute;but du conflit en 2003, un groupe d&amp;rsquo;opposition arm&amp;eacute; bas&amp;eacute; au Darfour a atteint la capitale soudanaise.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les semaines qui ont suivi cette attaque, des centaines de personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es par la police et les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soudanaises. La plupart &amp;eacute;taient originaires du Darfour. Selon les informations dont dispose Amnesty International, des ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires ont eu lieu lors de cette vague d&amp;rsquo;arrestations.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En juillet, le chef de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat soudanais, Omar Hassan Ahmad el B&amp;eacute;chir, a annonc&amp;eacute; la lib&amp;eacute;ration de 87&amp;nbsp;enfants soldats pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s, accus&amp;eacute;s d&amp;rsquo;avoir pris part &amp;agrave; l&amp;rsquo;attaque.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la fin du m&amp;ecirc;me mois, les tribunaux d&#039;exception ont condamn&amp;eacute; &amp;agrave; la peine capitale 30&amp;nbsp;personnes reconnues coupables d&amp;rsquo;infractions p&amp;eacute;nales li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;attaque du 10&amp;nbsp;mai. Ces juridictions charg&amp;eacute;es des affaires antiterroristes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; mises en place le 29&amp;nbsp;mai pour juger les personnes accus&amp;eacute;es d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre impliqu&amp;eacute;es dans cette attaque. Les int&amp;eacute;ress&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute;s et condamn&amp;eacute;s sur la base d&amp;rsquo;articles du Code p&amp;eacute;nal de 1991, de la Loi antiterroriste de 2001 et de l&amp;rsquo;Ordonnance de 1993 sur les armes et munitions.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le jugement rendu le 17&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t est le quatri&amp;egrave;me prononc&amp;eacute; par ces tribunaux d&amp;rsquo;exception.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/death-penalty">Peine de mort </category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <pubDate>Wed, 20 Aug 2008 17:41:31 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Sri Lanka : l’escalade des hostilités met en péril des dizaines de milliers de personnes</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/tens-of-thousands-at-risk-in-sri-lanka-as-fighting-escalates-20080819</link>
 <description>Les affrontements entre l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e du Sri Lanka et les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) mettent en danger des dizaines de milliers de personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es. Les hostilit&amp;eacute;s se poursuivent dans la r&amp;eacute;gion de Wanni, dans le nord du pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; l&#039;aggravation du conflit s&#039;ajoute une pr&amp;eacute;occupation majeure&amp;nbsp;: comme l&#039;activit&amp;eacute; des journalistes est limit&amp;eacute;e dans la zone, il existe peu d&#039;informations fiables concernant la situation sur le terrain et les deux camps ne cessent de se contredire. Pour cette raison, il est essentiel que des observateurs internationaux ind&amp;eacute;pendants se rendent sans plus attendre sur les lieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il n&amp;rsquo;existe aucun lieu s&amp;ucirc;r pour les milliers de familles qui tentent d&#039;&amp;eacute;chapper aux bombardements a&amp;eacute;riens et aux pilonnages d&amp;rsquo;artillerie des forces sri-lankaises progressant vers la ville de Kilinochchi. Depuis le mois de mai, les frappes a&amp;eacute;riennes et les tirs de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e gouvernementale ont forc&amp;eacute; plus de 70&amp;nbsp;000 personnes &amp;agrave; fuir leur foyer, essentiellement dans les districts de Kilinochchi et de Mullaitvu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans les zones de la r&amp;eacute;gion de Wanni qu&amp;rsquo;ils contr&amp;ocirc;lent, les LTTE ont emp&amp;ecirc;ch&amp;eacute; des milliers de familles de gagner des endroits plus s&amp;ucirc;rs en imposant un syst&amp;egrave;me de laissez-passer tr&amp;egrave;s strict. Certaines personnes ont d&amp;ucirc; rester sur place comme garants du retour d&amp;rsquo;autres membres de leur famille. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Ces gens n&#039;auront bient&amp;ocirc;t nulle part o&amp;ugrave; aller, ni aucun acc&amp;egrave;s aux biens et services de premi&amp;egrave;re n&amp;eacute;cessit&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Yolanda Foster, chercheuse sur le Sri Lanka pour Amnesty International. &lt;em&gt;Les LTTE les gardent dans des endroits dangereux, et le gouvernement ne d&amp;eacute;ploie pas les efforts n&amp;eacute;cessaires pour leur fournir une assistance de base.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Selon les informations re&amp;ccedil;ues par Amnesty International, le gouvernement place les personnes ayant pu quitter les zones contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE dans des abris temporaires qui s&#039;apparentent souvent &amp;agrave; des centres de d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins du camp de Kalimoddai (district de Mannar) ont indiqu&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;organisation que plus de 200&amp;nbsp;familles se trouvent dans le camp et ne peuvent le quitter sous aucun pr&amp;eacute;texte (sauf pour se rendre &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;cole) lorsqu&amp;rsquo;elles ne disposent pas d&amp;rsquo;un laissez-passer des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; gouvernementales. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; les demandes visant la mise en place de couloirs humanitaires qui permettraient aux personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es de se rendre dans des zones plus s&amp;ucirc;res afin de pouvoir b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier d&#039;une assistance de base, on constate que ces personnes servent en fait de tampon entre les deux parties au conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les m&amp;eacute;dias sri-lankais, le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral Sarath Fonseka, commandant des forces arm&amp;eacute;es, aurait ordonn&amp;eacute; &amp;agrave; ses troupes de la r&amp;eacute;gion de Wanni de barrer toutes les routes permettant de sortir de cette zone, afin de bloquer l&#039;infiltration par les LTTE. Ces barrages vont &amp;eacute;galement emp&amp;ecirc;cher les civils de fuir les zones de conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les parties &amp;agrave; ce conflit de longue dur&amp;eacute;e ont montr&amp;eacute; une nouvelle fois qu&#039;elles &amp;eacute;taient pr&amp;ecirc;tes &amp;agrave; mettre en danger des milliers de civils afin d&#039;atteindre leurs objectifs militaires, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; Yolanda Foster. &lt;em&gt;Sans la pr&amp;eacute;sence d&amp;rsquo;observateurs internationaux, les civils sri-lankais ne b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient d&amp;rsquo;aucune protection et restent &amp;agrave; la merci des forces en pr&amp;eacute;sence, qui ont toutes les deux de lourds ant&amp;eacute;c&amp;eacute;dents en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Ce weekend, les autorit&amp;eacute;s ont assur&amp;eacute; qu&amp;rsquo;elles ouvriraient trois couloirs s&amp;eacute;curis&amp;eacute;s, et qu&amp;rsquo;elles autorisaient pour le moment le passage de l&amp;rsquo;aide humanitaire par le poste de contr&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;Omanthai, qui se trouve &amp;agrave; la jonction du territoire sous contr&amp;ocirc;le gouvernemental et de la zone d&amp;eacute;tenue par les LTTE. Les personnes affect&amp;eacute;es ont un besoin d&amp;eacute;sesp&amp;eacute;r&amp;eacute; de cette aide, mais les organisations humanitaires qui travaillent dans la zone ne cachent pas leur inqui&amp;eacute;tude&amp;nbsp;: si le conflit se poursuit, la situation des civils d&amp;eacute;plac&amp;eacute;s va encore empirer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a &amp;eacute;tabli qu&amp;rsquo;environ un tiers des familles d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es devaient vivre dans des zones &amp;agrave; d&amp;eacute;couvert, sans le moindre abri. Beaucoup n&amp;rsquo;ont pas pu recevoir de nourriture, de b&amp;acirc;ches pour les abris temporaires, ou de combustible en raison du blocage des acc&amp;egrave;s aux zones contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;es par les LTTE et des restrictions impos&amp;eacute;es &amp;agrave; la circulation des biens transitant par Omanthai. Pour les femmes et les jeunes filles, on signale une augmentation des violences sexuelles li&amp;eacute;es &amp;agrave; la promiscuit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le d&amp;eacute;placement des civils a tr&amp;egrave;s fortement augment&amp;eacute; en juillet &amp;ndash;&amp;nbsp;14&amp;nbsp;000&amp;nbsp;nouvelles familles se sont retrouv&amp;eacute;es sans logement. Le 7&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, selon les chiffres fournis par le gouvernement, le total des personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es se situait entre 150&amp;nbsp;000 et 160&amp;nbsp;000.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <pubDate>Tue, 19 Aug 2008 12:40:15 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Russie et Géorgie : le contexte du conflit</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/russia-and-georgia-background-conflict-20080812</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ECA/russia-tank-ossetia-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Apr&amp;egrave;s des mois de tensions de plus en plus vives et les r&amp;eacute;centes escarmouches, le ton entre la G&amp;eacute;orgie et la r&amp;eacute;gion s&amp;eacute;paratiste d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud est mont&amp;eacute; d&amp;rsquo;un cran le 8 ao&amp;ucirc;t 2008 au matin pour se transformer en une confrontation s&amp;eacute;rieuse, la plus grave depuis la tr&amp;ecirc;ve de 1992 qui avait alors mis fin &amp;agrave; la guerre civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les troupes g&amp;eacute;orgiennes ont lanc&amp;eacute; ce qui appara&amp;icirc;t comme une offensive militaire coordonn&amp;eacute;e contre Tskhinvali, capitale de l&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud, et le pr&amp;eacute;sident g&amp;eacute;orgien Mikheil Saakachvili a insist&amp;eacute; sur la n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restaurer l&#039;ordre constitutionnel&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; dans la r&amp;eacute;gion. S&amp;rsquo;engageant &amp;agrave; &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;respecter la vie et la dignit&amp;eacute; des citoyens russes, o&amp;ugrave; qu&amp;rsquo;ils se trouvent&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, le pr&amp;eacute;sident russe Dmitri Medvedev a r&amp;eacute;agi en envoyant des troupes en renfort de celles qui &amp;eacute;taient d&amp;eacute;j&amp;agrave; stationn&amp;eacute;es en Oss&amp;eacute;tie du Sud dans le cadre du cessez-le-feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 9&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, le pr&amp;eacute;sident Saakachvili a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; l&amp;rsquo;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;&amp;eacute;tat de guerre&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; pour une dur&amp;eacute;e de quinze jours afin de faciliter la mobilisation.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
L&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud &lt;/h3&gt;
Le peuple d&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud forme un groupe ethnique distinct. Il parle une langue apparent&amp;eacute;e au farsi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud, qui fait partie de la G&amp;eacute;orgie, est s&amp;eacute;par&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Nord, qui se trouve en Russie, par la fronti&amp;egrave;re d&amp;eacute;limitant ces deux pays dans le paysage tr&amp;egrave;s montagneux du Caucase. Une grande partie de la r&amp;eacute;gion se situe &amp;agrave; plus de 1&amp;nbsp;000&amp;nbsp;m&amp;egrave;tres au-dessus du niveau de la mer. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;poque de l&amp;rsquo;Union sovi&amp;eacute;tique, l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud &amp;eacute;tait une province autonome de la G&amp;eacute;orgie. Elle a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; son ind&amp;eacute;pendance en 1990 et un conflit arm&amp;eacute; a ensuite oppos&amp;eacute; les forces locales &amp;agrave; celles de la G&amp;eacute;orgie en 1991-1992. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le conflit a pris fin en 1992 avec la signature d&amp;rsquo;un accord de cessez-le-feu et la mise en place d&amp;rsquo;une force tripartite de maintien de la paix compos&amp;eacute;e de bataillons russes, oss&amp;egrave;tes et g&amp;eacute;orgiens. L&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud jouit d&amp;rsquo;une ind&amp;eacute;pendance de fait depuis 1992, m&amp;ecirc;me si elle n&amp;rsquo;est reconnue par aucun &amp;Eacute;tat. N&amp;eacute;anmoins, une bonne partie de sa population poss&amp;egrave;de un passeport russe. Un tiers des habitants seraient d&amp;rsquo;origine g&amp;eacute;orgienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tensions, qui ont toujours &amp;eacute;t&amp;eacute; sous-jacentes, se sont accrues apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;&amp;eacute;lection du pr&amp;eacute;sident Saakachvili en 2004. Ce dernier avait promis de restaurer l&amp;rsquo;int&amp;eacute;grit&amp;eacute; territoriale de la G&amp;eacute;orgie en r&amp;eacute;tablissant le contr&amp;ocirc;le sur l&amp;rsquo;Oss&amp;eacute;tie du Sud et sur l&amp;rsquo;Abkhazie, autre r&amp;eacute;gion non reconnue, situ&amp;eacute;e dans le nord-ouest de la G&amp;eacute;orgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette ann&amp;eacute;e, les tensions entre la G&amp;eacute;orgie et la Russie se sont aussi intensifi&amp;eacute;es au sujet de l&amp;rsquo;Abkhazie, o&amp;ugrave; la Russie entretient des soldats de maintien de la paix dans le cadre d&amp;rsquo;une mission mandat&amp;eacute;e par la Communaut&amp;eacute; des &amp;Eacute;tats ind&amp;eacute;pendants. Sur place, l&amp;rsquo;ONU dispose &amp;eacute;galement d&amp;rsquo;un contingent d&amp;rsquo;observateurs, la Mission d&amp;rsquo;observation des Nations unies en G&amp;eacute;orgie (MINUOG), cr&amp;eacute;&amp;eacute;e en ao&amp;ucirc;t 1993 pour veiller au respect de l&amp;rsquo;accord de cessez-le-feu.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
La conduite des op&amp;eacute;rations militaires &lt;/h3&gt;
Les principes du droit international humanitaire s&amp;rsquo;imposent aussi bien aux &amp;Eacute;tats qu&amp;rsquo;aux groupes arm&amp;eacute;s non gouvernementaux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les principes ci-dessous sont les piliers du droit international humanitaire&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;toutes les parties au conflit doivent prot&amp;eacute;ger les civils et respecter la distinction entre cibles militaires et biens de caract&amp;egrave;re civil&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;toute attaque directe contre des civils ou des biens de caract&amp;egrave;re civil, que ce soit &amp;agrave; titre de repr&amp;eacute;sailles ou pour toute autre raison, est interdite&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;aucune partie n&amp;rsquo;est autoris&amp;eacute;e &amp;agrave; utiliser des biens de caract&amp;egrave;re civil comme des &amp;eacute;coles ou des h&amp;ocirc;pitaux pour y placer des combattants ou des armes&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;les attaques aveugles qui ne tentent pas de faire une distinction entre les cibles militaires et les civils ou les biens de caract&amp;egrave;re civil ou qui font intervenir des armes non discriminantes par nature sont prohib&amp;eacute;es&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;les attaques disproportionn&amp;eacute;es sont &amp;eacute;galement interdites&amp;nbsp;: il s&amp;rsquo;agit d&amp;rsquo;attaques qui, tout en visant une cible militaire l&amp;eacute;gitime, ont un impact disproportionn&amp;eacute; sur les civils proches de l&amp;rsquo;objectif militaire vis&amp;eacute;&amp;nbsp;; &lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;les parties au conflit doivent prendre des mesures pour prot&amp;eacute;ger la population civile contre les dangers r&amp;eacute;sultant des op&amp;eacute;rations militaires, notamment en s&amp;rsquo;abstenant de viser des objectifs militaires au voisinage de concentrations de populations civiles&amp;nbsp;; &lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;les civils doivent avoir acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;aide humanitaire, et les organisations humanitaires doivent &amp;ecirc;tre autoris&amp;eacute;es &amp;agrave; venir en aide &amp;agrave; la population civile&amp;nbsp;; &lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;tous les prisonniers, les bless&amp;eacute;s et ceux qui cherchent &amp;agrave; se rendre doivent &amp;ecirc;tre trait&amp;eacute;s avec humanit&amp;eacute; &amp;ndash; les prisonniers ne doivent jamais &amp;ecirc;tre tu&amp;eacute;s ni pris en otages&amp;nbsp;; &lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;toute personne responsable de graves violations du droit international humanitaire doit &amp;ecirc;tre traduite en justice dans le cadre d&amp;rsquo;un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable, et des r&amp;eacute;parations doivent &amp;ecirc;tre vers&amp;eacute;es aux victimes.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eurasia/georgia">Géorgie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eastern-europe/russia">Russie</category>
 <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 14:23:23 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5759 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Sanction collective à Gaza : les civils pris au piège</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/trapped-collective-punishment-gaza-20080812</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/MENA/opt-gaza-rubbish-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le si&amp;egrave;ge isra&amp;eacute;lien a transform&amp;eacute; Gaza en une gigantesque prison. On ne peut pas partir, pas m&amp;ecirc;me pour recevoir des soins m&amp;eacute;dicaux ou &amp;eacute;tudier &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tranger, et la plupart des choses dont nous avons besoin ne se trouvent pas &amp;agrave; Gaza. Nous ne vivons pas vraiment&amp;nbsp;; c&amp;rsquo;est &amp;agrave; peine si nous survivons et les perspectives d&amp;rsquo;avenir sont sombres.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; &amp;ndash; Fathi, un habitant de Gaza&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Le blocus impos&amp;eacute; par Isra&amp;euml;l &amp;agrave; la bande de Gaza il y a maintenant plus d&amp;rsquo;un an a pi&amp;eacute;g&amp;eacute; la population d&amp;rsquo;un million et demi de Palestiniens. Les ressources s&amp;rsquo;amenuisent et l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie du pays est en ruine. Environ 80&amp;nbsp;p.&amp;nbsp;cent de la population d&amp;eacute;pend aujourd&amp;rsquo;hui de l&amp;rsquo;aide internationale au compte-gouttes autoris&amp;eacute;e par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e isra&amp;eacute;lienne. Cette crise humanitaire r&amp;eacute;sulte de d&amp;eacute;cisions humaines et pourrait parfaitement &amp;ecirc;tre &amp;eacute;vit&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
M&amp;ecirc;me les personnes qui ont besoin de traitements m&amp;eacute;dicaux urgents non disponibles &amp;agrave; Gaza se voient souvent emp&amp;ecirc;cher de partir et un grand nombre d&amp;rsquo;entre elles sont mortes. Les &amp;eacute;tudiants qui ont d&amp;eacute;croch&amp;eacute; une bourse dans une universit&amp;eacute; &amp;eacute;trang&amp;egrave;re sont eux aussi pris au pi&amp;egrave;ge &amp;agrave; Gaza car ils sont priv&amp;eacute;s de la possibilit&amp;eacute; de se construire un avenir. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s isra&amp;eacute;liennes soutiennent que le blocus de Gaza est une r&amp;eacute;ponse aux attaques palestiniennes, notamment aux roquettes tir&amp;eacute;es sans discernement depuis Gaza sur la ville isra&amp;eacute;lienne voisine de Sd&amp;eacute;rot. Au total, les attaques palestiniennes ont tu&amp;eacute; 25&amp;nbsp;Isra&amp;eacute;liens au premier semestre 2008&amp;nbsp;; au cours de la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode, les forces isra&amp;eacute;liennes ont tu&amp;eacute; 400&amp;nbsp;Palestiniens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, le blocus isra&amp;eacute;lien ne cible pas les groupes arm&amp;eacute;s palestiniens qui sont responsables de ces attaques &amp;ndash;&amp;nbsp;il punit de mani&amp;egrave;re collective l&amp;rsquo;ensemble de la population de Gaza. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En avril 2008, Robert Serry, coordonnateur sp&amp;eacute;cial de l&amp;rsquo;ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient et repr&amp;eacute;sentant personnel du secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&amp;rsquo;ONU, a exhort&amp;eacute; Isra&amp;euml;l &amp;agrave; r&amp;eacute;tablir les livraisons de carburant &amp;agrave; Gaza et &amp;agrave; autoriser le passage de l&amp;rsquo;aide humanitaire et des marchandises. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La punition collective de la population de Gaza, qui dure maintenant depuis des mois, a &amp;eacute;chou&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a-t-il d&amp;eacute;clar&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bien qu&amp;rsquo;un cessez-le-feu entre les forces isra&amp;eacute;liennes et les groupes arm&amp;eacute;s palestiniens soit respect&amp;eacute; &amp;agrave; Gaza depuis le 19&amp;nbsp;juin 2008, le blocus isra&amp;eacute;lien n&amp;rsquo;a pas &amp;eacute;t&amp;eacute; lev&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Effondrement de l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie et pauvret&amp;eacute;&lt;/h3&gt;
Isra&amp;euml;l a interdit les exportations &amp;agrave; partir de Gaza et ne laisse entrer le carburant et les marchandises qu&amp;rsquo;au compte-gouttes (principalement l&amp;rsquo;aide humanitaire, les vivres et les produits m&amp;eacute;dicaux). Les articles de premi&amp;egrave;re n&amp;eacute;cessit&amp;eacute; ne sont disponibles qu&amp;rsquo;en petites quantit&amp;eacute;s ou sont totalement &amp;eacute;puis&amp;eacute;s &amp;agrave; Gaza. La p&amp;eacute;nurie a fait grimper les prix des denr&amp;eacute;es alimentaires au moment o&amp;ugrave; les Gazaouis ont le moins de moyens mat&amp;eacute;riels. Une part grandissante de la population s&amp;rsquo;est ainsi retrouv&amp;eacute;e dans une situation de pauvret&amp;eacute; extr&amp;ecirc;me et souffre de malnutrition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Environ 80&amp;nbsp;p.&amp;nbsp;cent des habitants de Gaza d&amp;eacute;pendent d&amp;eacute;sormais de l&amp;rsquo;aide internationale, contre 10&amp;nbsp;p.&amp;nbsp;cent il y a dix ans. Les restrictions impos&amp;eacute;es par Isra&amp;euml;l se traduisent par une augmentation des co&amp;ucirc;ts op&amp;eacute;rationnels pour les agences d&#039;aide des Nations unies et les organisations humanitaires. L&amp;rsquo;Office de secours et de travaux des Nations unies pour les r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) d&amp;eacute;pense ainsi 20&amp;nbsp;dollars (environ 13&amp;nbsp;euros) par jour et par personne en aide alimentaire, contre moins de 8&amp;nbsp;dollars (environ 5&amp;nbsp;euros) en 2004.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&amp;eacute;j&amp;agrave; affaiblie par des ann&amp;eacute;es de restrictions et de destruction, l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie fragile de Gaza s&amp;rsquo;est effondr&amp;eacute;e. Dans l&amp;rsquo;incapacit&amp;eacute; d&amp;rsquo;importer des mati&amp;egrave;res premi&amp;egrave;res et d&amp;rsquo;exporter leur production, et en l&amp;rsquo;absence de carburant pour faire fonctionner les machines et les g&amp;eacute;n&amp;eacute;rateurs d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute;, environ 90&amp;nbsp;p.&amp;nbsp;cent des industries ont d&amp;ucirc; fermer.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Des services essentiels menac&amp;eacute;s&lt;/h3&gt;
La p&amp;eacute;nurie de carburant affecte tous les aspects de la vie &amp;agrave; Gaza. Le nombre d&amp;rsquo;admissions &amp;agrave; l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital a chut&amp;eacute; du fait des difficult&amp;eacute;s de transport et les universit&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; contraintes de fermer leurs portes avant la fin de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e scolaire car les &amp;eacute;tudiants et les enseignants ne pouvaient plus venir. Les pompes pour les puits et les r&amp;eacute;seaux de distribution d&amp;rsquo;eau, qui ont besoin de carburant pour fonctionner, sont souvent au repos. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les unit&amp;eacute;s m&amp;eacute;dicales de Gaza manquent de personnel et d&#039;&amp;eacute;quipements sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;s pour traiter un certain nombre d&#039;affections telles que le cancer et les maladies cardiovasculaires. Les h&amp;ocirc;pitaux sont aujourd&amp;rsquo;hui encore plus sous pression car le blocus les expose &amp;agrave; des p&amp;eacute;nuries de mat&amp;eacute;riel, de pi&amp;egrave;ces de rechange et d&amp;rsquo;autres fournitures n&amp;eacute;cessaires. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le cessez-le-feu &amp;eacute;tant respect&amp;eacute;, les souffrances des Gazaouis ne font plus la une de l&amp;rsquo;actualit&amp;eacute; internationale. Mais les membres d&amp;rsquo;Amnesty International continuent de se mobiliser pour appeler&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;les autorit&amp;eacute;s isra&amp;eacute;liennes &amp;agrave; lever imm&amp;eacute;diatement le blocus, &amp;agrave; permettre le libre passage de quantit&amp;eacute;s suffisantes de carburant, d&amp;rsquo;&amp;eacute;lectricit&amp;eacute; et d&amp;rsquo;autres fournitures n&amp;eacute;cessaires &amp;agrave; Gaza, et &amp;agrave; autoriser ceux qui le souhaitent &amp;agrave; quitter la r&amp;eacute;gion (notamment les personnes ayant besoin de traitements m&amp;eacute;dicaux non disponibles &amp;agrave; Gaza et les &amp;eacute;tudiants inscrits dans des universit&amp;eacute;s &amp;eacute;trang&amp;egrave;res) et &amp;agrave; y revenir ult&amp;eacute;rieurement&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;les groupes arm&amp;eacute;s palestiniens &amp;agrave; ne pas proc&amp;eacute;der &amp;agrave; de nouveaux tirs de roquettes et &amp;agrave; ne pas lancer de nouvelles attaques contre des civils isra&amp;eacute;liens.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/discrimination">Discrimination</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/economic-social-and-cultural-rights">Droits économiques, sociaux et culturels</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/region/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/israel-and-occupied-territories">Israël et territoires palestiniens occupés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-mediterranean/palestinian-authority">Autorité palestinienne</category>
 <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 14:52:48 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5764 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La Géorgie et la Russie doivent protéger les civils en Ossétie du Sud</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/georgia-and-russia-must-protect-civilians-south-ossetia-2008081</link>
 <description>Amnesty International appelle toutes les parties au conflit en Oss&amp;eacute;tie du Sud &amp;agrave; respecter pleinement le droit international humanitaire afin que les civils soient prot&amp;eacute;g&amp;eacute;s des hostilit&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les combats qui se d&amp;eacute;roulent depuis quelques jours en Oss&amp;eacute;tie du Sud, une r&amp;eacute;gion litigieuse, auraient fait de nombreuses victimes civiles. Bien que le d&amp;eacute;compte des morts et des bless&amp;eacute;s civils varie selon les sources, le nombre des victimes et le d&amp;eacute;roulement des &amp;eacute;v&amp;egrave;nements &amp;eacute;tant difficiles &amp;agrave; &amp;eacute;tablir de fa&amp;ccedil;on ind&amp;eacute;pendante, les images re&amp;ccedil;ues et les reportages montrent que des biens civils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; endommag&amp;eacute;s du fait des attaques men&amp;eacute;es par les deux parties. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; Tskhinvali, par exemple, capitale de l&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud, des dizaines de b&amp;acirc;timents civils auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;truits par les forces g&amp;eacute;orgiennes&amp;nbsp;; des maisons, des b&amp;acirc;timents administratifs, un magasin de jouets, l&#039;universit&amp;eacute; et l&#039;h&amp;ocirc;pital r&amp;eacute;publicain auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; touch&amp;eacute;s. Le 9&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, des bombes russes ont frapp&amp;eacute; un quartier r&amp;eacute;sidentiel de Gori, une ville situ&amp;eacute;e dans le centre le la G&amp;eacute;orgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande instamment &amp;agrave; toutes les parties au conflit de s&#039;abstenir de proc&amp;eacute;der &amp;agrave; des attaques visant directement des personnes ou des biens civils. Elle leur demande &amp;eacute;galement de renoncer aux op&amp;eacute;rations militaires qui ne font pas de distinction entre cibles militaires et cibles civiles, ainsi qu&#039;aux attaques ayant un impact disproportionn&amp;eacute; sur des personnes ou des biens civils.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation craint que certaines des attaques ne constituent des crimes de guerre. En outre, la G&amp;eacute;orgie et la Russie doivent assurer la protection des personnes fuyant les combats et leur assurer un passage s&amp;eacute;curis&amp;eacute;&amp;nbsp;; elles doivent veiller &amp;agrave; ce que l&#039;aide humanitaire parvienne sans restriction &amp;agrave; toutes les personnes se trouvant dans les zones affect&amp;eacute;es par les combats.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande instamment que le droit international humanitaire, notamment en ce qui concerne la protection des civils, soit scrupuleusement respect&amp;eacute; dans les hostilit&amp;eacute;s connexes qui auraient &amp;eacute;clat&amp;eacute; dans les gorges de Kodori en Abkhazie, autre r&amp;eacute;gion litigieuse de la G&amp;eacute;orgie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International exhorte &amp;eacute;galement la communaut&amp;eacute; internationale &amp;agrave; faire tout ce qui est en son pouvoir pour que toutes les parties au conflit respectent le droit international humanitaire, et accordent la priorit&amp;eacute; absolue &amp;agrave; la protection des civils et &amp;agrave; une solution n&amp;eacute;goci&amp;eacute;e au conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s des mois d&#039;une tension de plus en plus vive et de r&amp;eacute;centes escarmouches, le ton entre la G&amp;eacute;orgie et la r&amp;eacute;gion s&amp;eacute;paratiste d&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud est mont&amp;eacute; d&#039;un cran le 8&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t&amp;nbsp;2008 au matin pour se transformer en une confrontation s&amp;eacute;rieuse, la plus grave depuis la tr&amp;ecirc;ve de 1992 qui avait alors mis fin &amp;agrave; la guerre civile.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&#039;accord de cessez-le-feu comprenait la mise en place d&#039;une force tripartite de maintien de la paix compos&amp;eacute;e de bataillons russes, oss&amp;egrave;tes et g&amp;eacute;orgiens. Les troupes g&amp;eacute;orgiennes ont lanc&amp;eacute; ce qui appara&amp;icirc;t comme une offensive militaire coordonn&amp;eacute;e contre Tskhinvali, capitale de l&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud, pour &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;restaurer l&#039;ordre constitutionnel&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pr&amp;eacute;sident russe Dimitri Medvedev a r&amp;eacute;agi en envoyant de nouvelles troupes appuy&amp;eacute;es par des chars pour renforcer celles d&amp;eacute;j&amp;agrave; stationn&amp;eacute;es en Oss&amp;eacute;tie du Sud dans le cadre du cessez-le-feu, avec l&#039;objectif d&amp;eacute;clar&amp;eacute; de r&amp;eacute;tablir le &lt;em&gt;statu quo&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les forces g&amp;eacute;orgiennes et russes se sont alors engag&amp;eacute;es dans ce qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;crit comme de violents combats, &amp;agrave; Tskhinvali et dans ses environs&amp;nbsp;; le 10&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t, la G&amp;eacute;orgie a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; avoir retir&amp;eacute; ses troupes de Tskhinvali et d&#039;Oss&amp;eacute;tie du Sud et les avoir d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es plus au sud sur les positions qu&#039;elles occupaient avant que n&#039;&amp;eacute;clatent les hostilit&amp;eacute;s actuelles. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des informations re&amp;ccedil;ues plus tard dans la journ&amp;eacute;e, la G&amp;eacute;orgie aurait ordonn&amp;eacute; &amp;agrave; ses troupes de cesser le feu. De nombreuses victimes civiles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;es, mais toute v&amp;eacute;rification ind&amp;eacute;pendante reste difficile. La Russie aurait &amp;eacute;galement bombard&amp;eacute; le port de Poti, sur la mer Noire, et la ville de Gori, situ&amp;eacute;e juste au sud de la r&amp;eacute;gion litigieuse, et o&amp;ugrave; se trouvent trois bases militaires g&amp;eacute;orgiennes &amp;ndash; faisant cette fois encore des victimes civiles.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des milliers de personnes auraient fui la r&amp;eacute;gion pour se r&amp;eacute;fugier notamment dans la r&amp;eacute;publique russe d&#039;Oss&amp;eacute;tie du Nord. Les camps russe et g&amp;eacute;orgien ont tous deux fait &amp;eacute;tat de morts et de bless&amp;eacute;s parmi leurs soldats impliqu&amp;eacute;s dans le conflit.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eurasia/georgia">Géorgie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eastern-europe/russia">Russie</category>
 <pubDate>Sun, 10 Aug 2008 17:49:58 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5748 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>La crise du Darfour gagne la capitale soudanaise</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/darfur-crisis-reaches-sudanese-capital-20080523</link>
 <description>Amnesty International s&#039;inqui&amp;egrave;te vivement de la r&amp;eacute;pression men&amp;eacute;e par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soudanaises apr&amp;egrave;s l&#039;incursion d&#039;un groupe arm&amp;eacute; dans Khartoum. Cette vague de r&amp;eacute;pression se traduit par de graves atteintes aux droits humains&amp;nbsp;; des centaines d&#039;arrestations arbitraires ont notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;es, ainsi que des mauvais traitements et des ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires. Ce sont essentiellement des Darfouriens qui en sont la cible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le samedi 10&amp;nbsp;mai&amp;nbsp;2008, le Mouvement pour la justice et l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; (MJE), un groupe arm&amp;eacute; d&#039;opposition bas&amp;eacute; au Darfour, a lanc&amp;eacute; une attaque militaire contre la banlieue de Khartoum. L&#039;attaque signe le d&amp;eacute;but d&#039;une nouvelle phase du conflit au Darfour&amp;nbsp;; c&#039;est la premi&amp;egrave;re fois depuis le d&amp;eacute;but du conflit en 2003 qu&#039;un groupe arm&amp;eacute; d&#039;opposition frappe jusque dans les faubourgs de la capitale. De nombreux membres du MJE auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s au cours de l&#039;attaque et de nombreux autres arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En r&amp;eacute;action &amp;agrave; cette attaque militaire, le gouvernement a proc&amp;eacute;d&amp;eacute; &amp;agrave; des centaines d&#039;arrestations arbitraires et &amp;agrave; plusieurs ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires. La police soudanaise et les Services de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale et du renseignement (NISS) ont men&amp;eacute; les op&amp;eacute;rations, ciblant les Darfouriens, notamment de la tribu des Zaghawas. Depuis que les forces soudanaises ont repouss&amp;eacute; l&#039;attaque, un couvre-feu a &amp;eacute;t&amp;eacute; instaur&amp;eacute; &amp;agrave; Omdurman et des points de contr&amp;ocirc;le ont &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;s dans les rues de la capitale, permettant l&#039;interpellation et la mise en d&amp;eacute;tention de personnes voyageant en bus ou en voiture, tandis que le NISS et la police fouillent les maisons des Darfouriens et de leurs proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des civils, essentiellement des jeunes, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; brutalement arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s dans les rues, dans leurs maisons et emmen&amp;eacute;s dans des lieux de d&amp;eacute;tention inconnus. Les arrestations dans les lieux publics ont &amp;eacute;t&amp;eacute; faites essentiellement en fonction de l&#039;apparence physique des personnes, de leur &amp;acirc;ge, de leur accent et de la couleur de leur peau.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; C&#039;est par ces mots qu&#039;un important avocat soudanais a fait part de ses pr&amp;eacute;occupations &amp;agrave; Amnesty International &amp;agrave; propos de la nature arbitraire des arrestations &amp;ndash;&amp;nbsp;certaines personnes &amp;eacute;tant arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es en fonction de leur appartenance ethnique et de leur &amp;acirc;ge&amp;nbsp;&amp;ndash;, des mauvais traitements accompagnant ces interpellations et du manque d&#039;information sur les lieux de d&amp;eacute;tention. Il a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que les jeunes hommes, les mineurs notamment, couraient plus de risques, le MJE &amp;eacute;tant connu du gouvernement pour s&amp;rsquo;appuyer en partie sur de jeunes recrues. Selon des t&amp;eacute;moins oculaires, les interpell&amp;eacute;s seraient test&amp;eacute;s sur leur prononciation de certains mots afin de d&amp;eacute;terminer s&#039;ils sont ou non darfouriens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a parmi les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es des hommes et des femmes darfouriens mais aussi des familles enti&amp;egrave;res. Amnesty International a re&amp;ccedil;u d&amp;rsquo;autres informations faisant &amp;eacute;tat de l&#039;arrestation d&#039;avocats, de journalistes et d&#039;au moins un militant des droits humains au cours de la semaine pass&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la date du 21&amp;nbsp;mai 2008, cinq membres du Parti du Congr&amp;egrave;s populaire (PCP), un parti politique d&#039;opposition, &amp;eacute;taient toujours en d&amp;eacute;tention tandis que Hassan al Tourabi, le chef de ce parti et d&#039;autres membres du PCP avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International condamne l&#039;arrestation arbitraire de centaines de personnes et demande instamment au gouvernement soudanais de lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement et sans condition toutes les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es uniquement en raison de leur appartenance ethnique ou pour avoir exprim&amp;eacute; pacifiquement leur opinion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation exhorte &amp;eacute;galement le gouvernement &amp;agrave; inculper tous les autres d&amp;eacute;tenus d&#039;une infraction d&amp;ucirc;ment reconnue par la loi ou &amp;agrave; les lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins oculaires ont parl&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International des mauvais traitements subis au moment de leur arrestation par plusieurs personnes interpell&amp;eacute;es par la police et le NISS. Un avocat,&amp;nbsp;lib&amp;eacute;r&amp;eacute; deux jours apr&amp;egrave;s son arrestation, a d&amp;eacute;crit comment lui et sa famille avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tra&amp;icirc;n&amp;eacute;s hors de leur domicile. Il a aussi d&amp;eacute;clar&amp;eacute; avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; battu &amp;agrave; coups de crosse de fusil sur la t&amp;ecirc;te et les jambes, ce qui lui a occasionn&amp;eacute; des blessures graves. D&#039;autres t&amp;eacute;moins ont signal&amp;eacute; l&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire d&#039;hommes et d&#039;au moins une femme en public &amp;agrave; Omdurman. Selon diff&amp;eacute;rentes sources, la femme aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; abattue le 11&amp;nbsp;mai par le NISS dans le quartier d&#039;Umbada, &amp;agrave; Omdurman, pour avoir protest&amp;eacute; contre l&#039;arrestation de son jeune fr&amp;egrave;re. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des informations communiqu&amp;eacute;es par sa famille, un homme de trente et un ans originaire de l&#039;&amp;Eacute;tat du Nil blanc a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; par le NISS le 16 ou le 17&amp;nbsp;mai et emmen&amp;eacute; dans un centre de d&amp;eacute;tention du NISS. Il avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; et rel&amp;acirc;ch&amp;eacute; un jour plus t&amp;ocirc;t, apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; accus&amp;eacute; d&#039;avoir h&amp;eacute;berg&amp;eacute; des membres du MJE dans l&#039;une de ses maisons. Le 19&amp;nbsp;mai, lorsqu&amp;rsquo;un proche est venu demander o&amp;ugrave; le jeune homme &amp;eacute;tait d&amp;eacute;tenu, le NISS lui a r&amp;eacute;pondu que ce dernier &amp;eacute;tait d&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; d&#039;insuffisance r&amp;eacute;nale au cours de sa d&amp;eacute;tention. Selon le NISS, le probl&amp;egrave;me est apparu le premier jour de la d&amp;eacute;tention et le d&amp;eacute;tenu a &amp;eacute;t&amp;eacute; envoy&amp;eacute; dans un h&amp;ocirc;pital du NISS, o&amp;ugrave; il est d&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;&amp;nbsp;; il a ensuite &amp;eacute;t&amp;eacute; transf&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; la morgue. Le 19&amp;nbsp;mai, la famille a demand&amp;eacute; au m&amp;eacute;decin de la morgue de proc&amp;eacute;der &amp;agrave; une autopsie avant de leur remettre le corps. L&#039;autopsie a r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; que l&#039;homme &amp;eacute;tait mort des suites d&#039;une h&amp;eacute;morragie interne due &amp;agrave; des blessures graves et &amp;agrave; des contusions sur diverses parties du corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International appelle le gouvernement soudanais &amp;agrave; condamner de tels actes et &amp;agrave; enqu&amp;ecirc;ter sur toutes les all&amp;eacute;gations de mauvais traitements et de torture ainsi que sur toutes les ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires qui ont eu lieu apr&amp;egrave;s l&#039;attaque du MJE. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les informations disponibles, un certain nombre de d&amp;eacute;tenus se trouveraient dans la prison de Kober &amp;agrave; Khartoum, mais le sort de la plupart des personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es reste incertain. En ce qui concerne les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es dans la rue, on ne sait pas non plus de quelle autorit&amp;eacute; elles d&amp;eacute;pendent. Leurs proches les consid&amp;egrave;rent comme port&amp;eacute;es disparues. Amnesty International craint que beaucoup n&#039;aient fait l&#039;objet de disparitions forc&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nombre de personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es et les circonstances de leur interpellation, l&#039;incertitude concernant leur sort et les mauvais traitements signal&amp;eacute;s au moment des arrestations sont autant d&#039;objets d&#039;inqui&amp;eacute;tude. Amnesty International craint que les personnes d&amp;eacute;tenues au secret, peut-&amp;ecirc;tre dans des centres de d&amp;eacute;tention non reconnus, sans contact possible avec un avocat ou avec leurs proches, ne courent des risques accrus de torture ou d&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International s&#039;inqui&amp;egrave;te en outre pour les personnes sans document d&#039;identit&amp;eacute; vivant dans la capitale. De nombreuses arrestations ont lieu dans toute la ville et dans les transports publics, faisant courir un risque plus grand aux personnes ne pouvant fournir une preuve de leur identit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a re&amp;ccedil;u un certain nombre d&#039;informations non confirm&amp;eacute;es faisant &amp;eacute;tat de fosses communes d&amp;eacute;couvertes apr&amp;egrave;s l&#039;attaque du MJE le 10&amp;nbsp;mai, dont une qui serait situ&amp;eacute;e dans la partie ouest d&amp;rsquo;Omdurman. Amnesty International demande instamment que ces sites soient identifi&amp;eacute;s et qu&#039;un p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soit &amp;eacute;tabli afin que des enqu&amp;ecirc;teurs ind&amp;eacute;pendants disposant des comp&amp;eacute;tences requises puissent les examiner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande en outre instamment aux autorit&amp;eacute;s d&#039;abroger l&#039;article&amp;nbsp;31 de la Loi relative aux forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, qui autorise jusqu&#039;&amp;agrave; neuf mois de d&amp;eacute;tention, sans possibilit&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;int&amp;eacute;ress&amp;eacute; de faire contr&amp;ocirc;ler la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de sa d&amp;eacute;tention par une autorit&amp;eacute; judiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International rappelle au gouvernement soudanais qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute; &amp;agrave; accorder aux observateurs de la Mission des Nations unies au Soudan l&#039;acc&amp;egrave;s aux lieux de d&amp;eacute;tention. L&#039;organisation demande instamment aux autorit&amp;eacute;s soudanaises de communiquer dans les plus brefs d&amp;eacute;lais des informations concernant le sort de toutes les personnes d&amp;eacute;tenues et d&#039;autoriser les observateurs des droits humains, les familles, les avocats et les m&amp;eacute;decins &amp;agrave; se rendre dans les lieux de d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Fri, 23 May 2008 14:53:54 +0100</pubDate>
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