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 <title>Web pages about &quot;Extrajudicial Executions And Other Unlawful Killings&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings</link>
 <description>The taxonomy view with a depth of 0.</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>La crise du Darfour gagne la capitale soudanaise</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/darfur-crisis-reaches-sudanese-capital-20080523</link>
 <description>Amnesty International s&#039;inqui&amp;egrave;te vivement de la r&amp;eacute;pression men&amp;eacute;e par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soudanaises apr&amp;egrave;s l&#039;incursion d&#039;un groupe arm&amp;eacute; dans Khartoum. Cette vague de r&amp;eacute;pression se traduit par de graves atteintes aux droits humains&amp;nbsp;; des centaines d&#039;arrestations arbitraires ont notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;es, ainsi que des mauvais traitements et des ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires. Ce sont essentiellement des Darfouriens qui en sont la cible. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le samedi 10&amp;nbsp;mai&amp;nbsp;2008, le Mouvement pour la justice et l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; (MJE), un groupe arm&amp;eacute; d&#039;opposition bas&amp;eacute; au Darfour, a lanc&amp;eacute; une attaque militaire contre la banlieue de Khartoum. L&#039;attaque signe le d&amp;eacute;but d&#039;une nouvelle phase du conflit au Darfour&amp;nbsp;; c&#039;est la premi&amp;egrave;re fois depuis le d&amp;eacute;but du conflit en 2003 qu&#039;un groupe arm&amp;eacute; d&#039;opposition frappe jusque dans les faubourgs de la capitale. De nombreux membres du MJE auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s au cours de l&#039;attaque et de nombreux autres arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En r&amp;eacute;action &amp;agrave; cette attaque militaire, le gouvernement a proc&amp;eacute;d&amp;eacute; &amp;agrave; des centaines d&#039;arrestations arbitraires et &amp;agrave; plusieurs ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires. La police soudanaise et les Services de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; nationale et du renseignement (NISS) ont men&amp;eacute; les op&amp;eacute;rations, ciblant les Darfouriens, notamment de la tribu des Zaghawas. Depuis que les forces soudanaises ont repouss&amp;eacute; l&#039;attaque, un couvre-feu a &amp;eacute;t&amp;eacute; instaur&amp;eacute; &amp;agrave; Omdurman et des points de contr&amp;ocirc;le ont &amp;eacute;t&amp;eacute; install&amp;eacute;s dans les rues de la capitale, permettant l&#039;interpellation et la mise en d&amp;eacute;tention de personnes voyageant en bus ou en voiture, tandis que le NISS et la police fouillent les maisons des Darfouriens et de leurs proches.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des civils, essentiellement des jeunes, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; brutalement arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s dans les rues, dans leurs maisons et emmen&amp;eacute;s dans des lieux de d&amp;eacute;tention inconnus. Les arrestations dans les lieux publics ont &amp;eacute;t&amp;eacute; faites essentiellement en fonction de l&#039;apparence physique des personnes, de leur &amp;acirc;ge, de leur accent et de la couleur de leur peau.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; C&#039;est par ces mots qu&#039;un important avocat soudanais a fait part de ses pr&amp;eacute;occupations &amp;agrave; Amnesty International &amp;agrave; propos de la nature arbitraire des arrestations &amp;ndash;&amp;nbsp;certaines personnes &amp;eacute;tant arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es en fonction de leur appartenance ethnique et de leur &amp;acirc;ge&amp;nbsp;&amp;ndash;, des mauvais traitements accompagnant ces interpellations et du manque d&#039;information sur les lieux de d&amp;eacute;tention. Il a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que les jeunes hommes, les mineurs notamment, couraient plus de risques, le MJE &amp;eacute;tant connu du gouvernement pour s&amp;rsquo;appuyer en partie sur de jeunes recrues. Selon des t&amp;eacute;moins oculaires, les interpell&amp;eacute;s seraient test&amp;eacute;s sur leur prononciation de certains mots afin de d&amp;eacute;terminer s&#039;ils sont ou non darfouriens. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il y a parmi les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es des hommes et des femmes darfouriens mais aussi des familles enti&amp;egrave;res. Amnesty International a re&amp;ccedil;u d&amp;rsquo;autres informations faisant &amp;eacute;tat de l&#039;arrestation d&#039;avocats, de journalistes et d&#039;au moins un militant des droits humains au cours de la semaine pass&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la date du 21&amp;nbsp;mai 2008, cinq membres du Parti du Congr&amp;egrave;s populaire (PCP), un parti politique d&#039;opposition, &amp;eacute;taient toujours en d&amp;eacute;tention tandis que Hassan al Tourabi, le chef de ce parti et d&#039;autres membres du PCP avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International condamne l&#039;arrestation arbitraire de centaines de personnes et demande instamment au gouvernement soudanais de lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement et sans condition toutes les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es uniquement en raison de leur appartenance ethnique ou pour avoir exprim&amp;eacute; pacifiquement leur opinion. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation exhorte &amp;eacute;galement le gouvernement &amp;agrave; inculper tous les autres d&amp;eacute;tenus d&#039;une infraction d&amp;ucirc;ment reconnue par la loi ou &amp;agrave; les lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins oculaires ont parl&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International des mauvais traitements subis au moment de leur arrestation par plusieurs personnes interpell&amp;eacute;es par la police et le NISS. Un avocat,&amp;nbsp;lib&amp;eacute;r&amp;eacute; deux jours apr&amp;egrave;s son arrestation, a d&amp;eacute;crit comment lui et sa famille avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tra&amp;icirc;n&amp;eacute;s hors de leur domicile. Il a aussi d&amp;eacute;clar&amp;eacute; avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; battu &amp;agrave; coups de crosse de fusil sur la t&amp;ecirc;te et les jambes, ce qui lui a occasionn&amp;eacute; des blessures graves. D&#039;autres t&amp;eacute;moins ont signal&amp;eacute; l&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire d&#039;hommes et d&#039;au moins une femme en public &amp;agrave; Omdurman. Selon diff&amp;eacute;rentes sources, la femme aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; abattue le 11&amp;nbsp;mai par le NISS dans le quartier d&#039;Umbada, &amp;agrave; Omdurman, pour avoir protest&amp;eacute; contre l&#039;arrestation de son jeune fr&amp;egrave;re. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des informations communiqu&amp;eacute;es par sa famille, un homme de trente et un ans originaire de l&#039;&amp;Eacute;tat du Nil blanc a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; par le NISS le 16 ou le 17&amp;nbsp;mai et emmen&amp;eacute; dans un centre de d&amp;eacute;tention du NISS. Il avait d&amp;eacute;j&amp;agrave; &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; et rel&amp;acirc;ch&amp;eacute; un jour plus t&amp;ocirc;t, apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; accus&amp;eacute; d&#039;avoir h&amp;eacute;berg&amp;eacute; des membres du MJE dans l&#039;une de ses maisons. Le 19&amp;nbsp;mai, lorsqu&amp;rsquo;un proche est venu demander o&amp;ugrave; le jeune homme &amp;eacute;tait d&amp;eacute;tenu, le NISS lui a r&amp;eacute;pondu que ce dernier &amp;eacute;tait d&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute; d&#039;insuffisance r&amp;eacute;nale au cours de sa d&amp;eacute;tention. Selon le NISS, le probl&amp;egrave;me est apparu le premier jour de la d&amp;eacute;tention et le d&amp;eacute;tenu a &amp;eacute;t&amp;eacute; envoy&amp;eacute; dans un h&amp;ocirc;pital du NISS, o&amp;ugrave; il est d&amp;eacute;c&amp;eacute;d&amp;eacute;&amp;nbsp;; il a ensuite &amp;eacute;t&amp;eacute; transf&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; la morgue. Le 19&amp;nbsp;mai, la famille a demand&amp;eacute; au m&amp;eacute;decin de la morgue de proc&amp;eacute;der &amp;agrave; une autopsie avant de leur remettre le corps. L&#039;autopsie a r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; que l&#039;homme &amp;eacute;tait mort des suites d&#039;une h&amp;eacute;morragie interne due &amp;agrave; des blessures graves et &amp;agrave; des contusions sur diverses parties du corps. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International appelle le gouvernement soudanais &amp;agrave; condamner de tels actes et &amp;agrave; enqu&amp;ecirc;ter sur toutes les all&amp;eacute;gations de mauvais traitements et de torture ainsi que sur toutes les ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires qui ont eu lieu apr&amp;egrave;s l&#039;attaque du MJE. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les informations disponibles, un certain nombre de d&amp;eacute;tenus se trouveraient dans la prison de Kober &amp;agrave; Khartoum, mais le sort de la plupart des personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es reste incertain. En ce qui concerne les personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es dans la rue, on ne sait pas non plus de quelle autorit&amp;eacute; elles d&amp;eacute;pendent. Leurs proches les consid&amp;egrave;rent comme port&amp;eacute;es disparues. Amnesty International craint que beaucoup n&#039;aient fait l&#039;objet de disparitions forc&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nombre de personnes arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es et les circonstances de leur interpellation, l&#039;incertitude concernant leur sort et les mauvais traitements signal&amp;eacute;s au moment des arrestations sont autant d&#039;objets d&#039;inqui&amp;eacute;tude. Amnesty International craint que les personnes d&amp;eacute;tenues au secret, peut-&amp;ecirc;tre dans des centres de d&amp;eacute;tention non reconnus, sans contact possible avec un avocat ou avec leurs proches, ne courent des risques accrus de torture ou d&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International s&#039;inqui&amp;egrave;te en outre pour les personnes sans document d&#039;identit&amp;eacute; vivant dans la capitale. De nombreuses arrestations ont lieu dans toute la ville et dans les transports publics, faisant courir un risque plus grand aux personnes ne pouvant fournir une preuve de leur identit&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a re&amp;ccedil;u un certain nombre d&#039;informations non confirm&amp;eacute;es faisant &amp;eacute;tat de fosses communes d&amp;eacute;couvertes apr&amp;egrave;s l&#039;attaque du MJE le 10&amp;nbsp;mai, dont une qui serait situ&amp;eacute;e dans la partie ouest d&amp;rsquo;Omdurman. Amnesty International demande instamment que ces sites soient identifi&amp;eacute;s et qu&#039;un p&amp;eacute;rim&amp;egrave;tre de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soit &amp;eacute;tabli afin que des enqu&amp;ecirc;teurs ind&amp;eacute;pendants disposant des comp&amp;eacute;tences requises puissent les examiner.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande en outre instamment aux autorit&amp;eacute;s d&#039;abroger l&#039;article&amp;nbsp;31 de la Loi relative aux forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, qui autorise jusqu&#039;&amp;agrave; neuf mois de d&amp;eacute;tention, sans possibilit&amp;eacute; pour l&amp;rsquo;int&amp;eacute;ress&amp;eacute; de faire contr&amp;ocirc;ler la l&amp;eacute;galit&amp;eacute; de sa d&amp;eacute;tention par une autorit&amp;eacute; judiciaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International rappelle au gouvernement soudanais qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;est engag&amp;eacute; &amp;agrave; accorder aux observateurs de la Mission des Nations unies au Soudan l&#039;acc&amp;egrave;s aux lieux de d&amp;eacute;tention. L&#039;organisation demande instamment aux autorit&amp;eacute;s soudanaises de communiquer dans les plus brefs d&amp;eacute;lais des informations concernant le sort de toutes les personnes d&amp;eacute;tenues et d&#039;autoriser les observateurs des droits humains, les familles, les avocats et les m&amp;eacute;decins &amp;agrave; se rendre dans les lieux de d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/sudan">Soudan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Fri, 23 May 2008 14:53:54 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5025 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les homicides de civils sont courants en Somalie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/routine-killings-civilians-somalia-20080506</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AFR/somalia-tfg-560x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Amnesty International vient de publier un important rapport sur la crise humanitaire et la dramatique situation des droits humains auxquelles est confront&amp;eacute;e la population somalienne.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport contient de tr&amp;egrave;s nombreux t&amp;eacute;moignages de victimes traumatis&amp;eacute;es par le conflit et d&amp;eacute;nonce les atteintes aux droits humains qui leur ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inflig&amp;eacute;es, notamment par des militaires &amp;eacute;thiopiens et des soldats des forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien, d&amp;rsquo;une part, et des membres de groupes arm&amp;eacute;s, d&amp;rsquo;autre part.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des Somaliens sont tu&amp;eacute;s, viol&amp;eacute;s, tortur&amp;eacute;s, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;em&gt;Les pillages se multiplient et des quartiers entiers sont d&amp;eacute;truits.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des t&amp;eacute;moins ont racont&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que les soldats &amp;eacute;thiopiens avaient de plus en plus souvent recours &amp;agrave; la m&amp;eacute;thode de l&amp;rsquo;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;abattage&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; pour tuer des personnes&amp;nbsp;: les victimes sont &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;tu&amp;eacute;es comme des ch&amp;egrave;vres&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, c&amp;rsquo;est-&amp;agrave;-dire &amp;eacute;gorg&amp;eacute;es. Elles sont bien souvent abandonn&amp;eacute;es dans leur sang en pleine rue, jusqu&#039;&amp;agrave; ce que les tireurs embusqu&amp;eacute;s et les autres combattants arm&amp;eacute;s quittent les lieux, laissant ainsi la possibilit&amp;eacute; aux proches d&amp;rsquo;emporter les cadavres. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les t&amp;eacute;moignages que nous avons recueillis donnent fortement &amp;agrave; penser que des crimes de guerre, voire des crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; et sont commis par toutes les parties au conflit en Somalie, et ce en toute impunit&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Michelle Kagari.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La situation humanitaire et des droits humains empire de jour en jour dans le pays. Ce rapport porte la voix des citoyens ordinaires de Somalie, qui demandent &amp;agrave; la communaut&amp;eacute; internationale de se mobiliser pour mettre un terme aux attaques dont ils sont victimes, notamment celles commises par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne et les forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition, soutenues &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;tranger.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux quartiers de Mogadiscio sont livr&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;ins&amp;eacute;curit&amp;eacute; et tous les habitants de la capitale sont marqu&amp;eacute;s par les tr&amp;egrave;s graves atteintes aux droits humains et violations du droit international humanitaire qu&amp;rsquo;ils ont subies ou dont ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; t&amp;eacute;moins. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;O&amp;ugrave; qu&amp;rsquo;ils aillent, les civils sont en danger. Ceux qui fuient la violence &amp;agrave; Mogadiscio sont attaqu&amp;eacute;s sur les routes, ceux qui ont la chance de parvenir jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; un camp ou un campement sont confront&amp;eacute;s &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres violences et vivent dans des conditions &amp;eacute;pouvantables.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&amp;rsquo;est au gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition (le gouvernement reconnu de la Somalie) qu&amp;rsquo;incombe en premier lieu la responsabilit&amp;eacute; de prot&amp;eacute;ger les droits fondamentaux de la population. Mais l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne, qui apporte un soutien important &amp;agrave; ce gouvernement, a elle aussi des responsabilit&amp;eacute;s &amp;agrave; assumer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Il faut que cessent imm&amp;eacute;diatement les attaques perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es par toutes les parties contre les civils. La communaut&amp;eacute; internationale a par ailleurs elle aussi sa part de responsabilit&amp;eacute;, pour n&#039;avoir pas exerc&amp;eacute; sans rel&amp;acirc;che des pressions sur le gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition et sur le gouvernement &amp;eacute;thiopien afin qu&amp;rsquo;ils emp&amp;ecirc;chent leurs forces arm&amp;eacute;es de commettre de tr&amp;egrave;s graves violations des droits humains.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; au renforcement du Bureau politique des Nations unies pour la Somalie. L&amp;rsquo;organisation a en outre demand&amp;eacute; que la Mission de l&amp;rsquo;Union africaine en Somalie (AMISOM), ainsi que toute mission de maintien de la paix des Nations unies qui pourrait lui succ&amp;eacute;der, re&amp;ccedil;oive pour mandat de prot&amp;eacute;ger les civils et soit dot&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une composante droits humains forte, qui l&amp;rsquo;habilite &amp;agrave; enqu&amp;ecirc;ter sur les violations des droits humains. Amnesty International a &amp;eacute;galement demand&amp;eacute; que l&amp;rsquo;embargo sur les armes impos&amp;eacute; par les Nations unies &amp;agrave; la Somalie soit renforc&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/ethiopia">Éthiopie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/somalia">Somalie</category>
 <pubDate>Tue, 06 May 2008 16:44:30 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4828 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Le nombre d’homicides de syndicalistes augmente en Colombie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/killings-trade-unionists-rise-colombia-20080430</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AMR/colombia-alejandro-uribe-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous ne voulons pas de marches pour les morts ni de manifestations du 1er&amp;nbsp;mai. &amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Extrait d&amp;rsquo;une menace de mort envoy&amp;eacute;e par des paramilitaires &amp;agrave; des syndicalistes du d&amp;eacute;partement de Santander le 22 avril 2008&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une grande partie du monde, le 1er&amp;nbsp;mai (Journ&amp;eacute;e internationale des travailleurs) est l&amp;rsquo;occasion, pour les travailleurs, de c&amp;eacute;l&amp;eacute;brer leurs droits et de manifester leur solidarit&amp;eacute;. Pour la F&amp;ecirc;te du travail, des rassemblements sont organis&amp;eacute;s aussi bien &amp;agrave; Londres, &amp;agrave; Moscou, &amp;agrave; Djakarta et &amp;agrave; Caracas qu&amp;rsquo;au Cap. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des syndicalistes du monde entier sont en butte &amp;agrave; la violence et &amp;agrave; l&amp;rsquo;oppression. Bien que la D&amp;eacute;claration universelle des droits de l&#039;homme garantisse &amp;agrave; toute personne, depuis presque soixante ans, le droit &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;de fonder avec d&#039;autres des syndicats et de s&#039;affilier &amp;agrave; des syndicats pour la d&amp;eacute;fense de ses int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; (article&amp;nbsp;23), ce droit est tr&amp;egrave;s souvent viol&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e en ann&amp;eacute;e, la Colombie est devenue le symbole des atteintes les plus graves et les plus fr&amp;eacute;quentes dans ce domaine. En Colombie, participer au d&amp;eacute;fil&amp;eacute; du 1er&amp;nbsp;mai ou &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres activit&amp;eacute;s syndicales l&amp;eacute;gitimes ne va pas de soi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis le d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2008, 22&amp;nbsp;syndicalistes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s dans ce pays &amp;ndash;&amp;nbsp;un chiffre en nette augmentation par rapport &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me p&amp;eacute;riode concernant 2007. Malgr&amp;eacute; la mise en place d&amp;rsquo;un bureau permanent de l&amp;rsquo;Organisation internationale du travail (OIT) et d&amp;rsquo;une unit&amp;eacute; sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e dans les enqu&amp;ecirc;tes sur les atteintes aux droits humains contre les syndicalistes, la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des personnes qui d&amp;eacute;fendent les droits des travailleurs reste pr&amp;eacute;caire en Colombie.  &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 17&amp;nbsp;avril 2008, le corps de Jes&amp;uacute;s Heberto Caballero Ariza, un responsable du Syndicat des fonctionnaires du service national de la formation professionnelle (SINDESENA), a &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvert dans la municipalit&amp;eacute; de Sabanalarga (d&amp;eacute;partement de l&#039;Atlantique). Il pr&amp;eacute;sentait apparemment des traces de torture. Avant son d&amp;eacute;c&amp;egrave;s, Jes&amp;uacute;s Heberto Caballero Ariza aurait re&amp;ccedil;u des menaces de mort de la part du groupe paramilitaire &amp;laquo;&amp;nbsp;Aguilas Negras&amp;nbsp;&amp;raquo; (Aigles noirs). &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Jes&amp;uacute;s Heberto Caballero est mort quelques jours avant qu&amp;rsquo;une menace de mort sign&amp;eacute;e des &amp;laquo;&amp;nbsp;Aigles noirs&amp;nbsp;&amp;raquo; et dat&amp;eacute;e du 21&amp;nbsp;avril 2008 ne soit envoy&amp;eacute;e par courriel &amp;agrave; des organisations syndicales et &amp;agrave; des organisations de d&amp;eacute;fense des droits humains dans le d&amp;eacute;partement de l&#039;Atlantique. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les informations disponibles, il &amp;eacute;tait en train de r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler des pratiques de corruption au sein du Service national de la formation professionnelle (SENA).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans une autre affaire, un membre du Syndicat national des travailleurs de l&amp;rsquo;industrie charbonni&amp;egrave;re (SINTRACARBON), Adolfo Gonzalez Montes, a &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute; et tu&amp;eacute; &amp;agrave; son domicile le 22&amp;nbsp;mars 2008 dans la ville de Riohacha (d&amp;eacute;partement de La Guajira). Au m&amp;ecirc;me moment, d&amp;rsquo;autres dirigeants du SINTRACARBON ont re&amp;ccedil;u des menaces de mort par t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains d&amp;rsquo;entre eux ont par ailleurs indiqu&amp;eacute; que leur domicile &amp;eacute;tait surveill&amp;eacute; par des individus non identifi&amp;eacute;s. Lorsqu&amp;rsquo;Adolfo Gonz&amp;aacute;lez a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;, son syndicat s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;tait &amp;agrave; entamer des n&amp;eacute;gociations sur les conditions de travail avec les entreprises qui dirigent l&amp;rsquo;op&amp;eacute;ration mini&amp;egrave;re de Cerroj&amp;oacute;n dans le d&amp;eacute;partement de La Guajira. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les groupes paramilitaires, qui agissent souvent en collusion avec les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; ou avec leur accord, portent la responsabilit&amp;eacute; de la plupart des homicides commis sur des syndicalistes, mais les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et les groupes de la gu&amp;eacute;rilla sont eux aussi directement responsables de la mort de syndicalistes et de menaces prof&amp;eacute;r&amp;eacute;es &amp;agrave; leur &amp;eacute;gard. L&amp;rsquo;objectif de ces menaces et de ces meurtres est clair&amp;nbsp;: saper et discr&amp;eacute;diter le travail des syndicalistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Depuis qu&amp;rsquo;Amnesty International a fait para&amp;icirc;tre son rapport Colombie. Homicides, d&amp;eacute;tention arbitraire et menaces de mort. La r&amp;eacute;alit&amp;eacute; du syndicalisme en Colombie, en juillet 2007, le gouvernement de ce pays affirme que la situation des syndicalistes s&amp;rsquo;est nettement am&amp;eacute;lior&amp;eacute;e sur le plan des droits humains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son rapport paru en 2007, Amnesty International reconnaissait certes que le nombre de syndicalistes tu&amp;eacute;s avait diminu&amp;eacute; par rapport au d&amp;eacute;but des ann&amp;eacute;es 2000. Amnesty International a cependant choisi de marquer la F&amp;ecirc;te du travail cette ann&amp;eacute;e en appelant le gouvernement colombien &amp;agrave; se mobiliser bien davantage pour prot&amp;eacute;ger les syndicalistes, et ce d&amp;rsquo;autant plus que le nombre d&amp;rsquo;homicides a de nouveau augment&amp;eacute; en 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les syndicats, au m&amp;ecirc;me titre que les associations de d&amp;eacute;fense des droits humains ou d&amp;rsquo;autres organisations au sein de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute;, sont souvent consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s par les responsables gouvernementaux, les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et les paramilitaires comme collaborant avec la gu&amp;eacute;rilla ou lui apportant un soutien. Il n&amp;rsquo;est pas rare que ces accusations soient suivies de menaces ou d&amp;rsquo;agressions contre des militants des droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a montr&amp;eacute; qu&amp;rsquo;au cours de ces vingt derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es le nombre d&amp;rsquo;homicides de syndicalistes pouvait chuter pendant plusieurs ann&amp;eacute;es avant de conna&amp;icirc;tre de nouvelles hausses importantes. Les gouvernements successifs n&amp;rsquo;ayant pris aucune mesure d&amp;eacute;cisive pour mettre fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; qui est la r&amp;egrave;gle dans plus de 90&amp;nbsp;p.&amp;nbsp;cent des cas, Amnesty International insiste sur le fait que rien ne permet d&amp;rsquo;affirmer qu&amp;rsquo;une baisse du nombre d&amp;rsquo;homicides d&amp;rsquo;une ann&amp;eacute;e sur l&amp;rsquo;autre refl&amp;egrave;te n&amp;eacute;cessairement une am&amp;eacute;lioration durable de la situation des droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La forte augmentation du nombre de syndicalistes tu&amp;eacute;s durant les quatre premiers mois de 2008 illustre ce probl&amp;egrave;me.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le gouvernement colombien pr&amp;eacute;tend &amp;eacute;galement que les atteintes aux droits humains dont sont victimes les syndicalistes ne sont pas li&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;activit&amp;eacute; syndicale de ces derniers. Or, Amnesty International ne cesse de recevoir des informations indiquant que les menaces de mort et les homicides contre des syndicalistes co&amp;iuml;ncident avec des p&amp;eacute;riodes marqu&amp;eacute;es par des conflits du travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 1er mai 2008, l&amp;rsquo;organisation a demand&amp;eacute; au gouvernement colombien de prendre des mesures d&amp;eacute;cisives pour mettre un terme &amp;agrave; la difficile situation &amp;agrave; laquelle sont confront&amp;eacute;s les syndicalistes en Colombie. Amnesty International a aussi demand&amp;eacute; &amp;agrave; la communaut&amp;eacute; internationale d&amp;rsquo;insister aupr&amp;egrave;s du gouvernement colombien pour qu&amp;rsquo;il adopte de telles mesures. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autres gouvernements peuvent veiller &amp;agrave; ce que le bureau du repr&amp;eacute;sentant permanent de l&amp;rsquo;OIT en Colombie b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie des ressources n&amp;eacute;cessaires. Ce dernier pourrait ainsi mener &amp;agrave; bien son mandat consistant notamment &amp;agrave; suivre de pr&amp;egrave;s la situation des syndicalistes et &amp;agrave; en rendre compte. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autres gouvernements peuvent &amp;eacute;galement se mobiliser pour veiller &amp;agrave; ce que l&amp;rsquo;unit&amp;eacute; sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute;e pour enqu&amp;ecirc;ter sur les atteintes aux droits humains commises contre les syndicalistes dispose des ressources ad&amp;eacute;quates.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/activists">Militants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <pubDate>Wed, 30 Apr 2008 17:30:12 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4799 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>L’Éthiopie doit libérer les enfants capturés durant l’attaque d’une mosquée</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/ethiopia-must-release-children-captured-mosque-attack-20080424</link>
 <description>Les forces &amp;eacute;thiopiennes et celles du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien sont accus&amp;eacute;es d&amp;rsquo;avoir pris pour cibles des civils lors d&amp;rsquo;une attaque contre une mosqu&amp;eacute;e de Mogadiscio, samedi 19&amp;nbsp;avril. Vingt et une personnes sont mortes durant cette attaque qui, selon Amnesty International, pourrait constituer un crime de guerre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Onze d&amp;rsquo;entre elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es &amp;agrave; l&amp;rsquo;int&amp;eacute;rieur de la mosqu&amp;eacute;e, notamment l&amp;rsquo;imam Sheik Saiid Yahya, Sheik Abdullah Mohamud et plusieurs oul&amp;eacute;mas du mouvement Tabligh. Dix autres personnes au moins ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es dans les environs de la mosqu&amp;eacute;e. Des habitants du secteur ont par la suite d&amp;eacute;pos&amp;eacute; leurs corps dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;difice religieux. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Sept des 21&amp;nbsp;victimes auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;gorg&amp;eacute;es. Cette forme d&#039;ex&amp;eacute;cution extrajudiciaire est pratiqu&amp;eacute;e par les forces &amp;eacute;thiopiennes en Somalie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mosqu&amp;eacute;e a &amp;eacute;t&amp;eacute; attaqu&amp;eacute;e pendant d&#039;importants affrontements dans le nord-est de Mogadiscio, au cours desquels un certain nombre de soldats &amp;eacute;thiopiens ont, semble-t-il, &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s des t&amp;eacute;moins, les onze personnes tu&amp;eacute;es dans la mosqu&amp;eacute;e &amp;eacute;taient des civils non arm&amp;eacute;s qui ne participaient pas aux hostilit&amp;eacute;s. Un porte-parole du gouvernement &amp;eacute;thiopien a d&amp;eacute;menti l&amp;rsquo;implication de l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne dans ces homicides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International est en outre pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;e par le fait que 41&amp;nbsp;enfants qui seraient &amp;acirc;g&amp;eacute;s de neuf &amp;agrave; dix-huit ans et qui suivaient un enseignement religieux dans la mosqu&amp;eacute;e Al Hidaya ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;s par des soldats &amp;eacute;thiopiens. Ces enfants seraient d&amp;eacute;tenus sur une base militaire &amp;eacute;thiopienne situ&amp;eacute;e non loin d&amp;rsquo;une usine de p&amp;acirc;tes alimentaires &amp;agrave; Mogadiscio. Les enfants plus jeunes n&#039;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; captur&amp;eacute;s. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des t&amp;eacute;moignages recueillis par Amnesty International, les forces &amp;eacute;thiopiennes ont dit que les enfants seraient rel&amp;acirc;ch&amp;eacute;s &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;apr&amp;egrave;s enqu&amp;ecirc;te&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;s&amp;rsquo;ils &lt;/em&gt;[n&amp;rsquo;&amp;eacute;taient] &lt;em&gt;pas des terroristes&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e &amp;eacute;thiopienne et les forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien se battent contre des groupes arm&amp;eacute;s depuis deux jours. Selon l&amp;rsquo;organisation de d&amp;eacute;fense des droits humains Elman, les affrontements auraient fait 81&amp;nbsp;morts et plus d&amp;rsquo;une centaine de bless&amp;eacute;s. On ignore combien de civils figurent parmi les victimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette attaque a fait suite aux offensives de plus en plus nombreuses men&amp;eacute;es par des groupes arm&amp;eacute;s oppos&amp;eacute;s au gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition dans des localit&amp;eacute;s du centre et du sud de la Somalie. Des habitants de la ville de Beledweyne ont signal&amp;eacute; que des membres de la milice Al Shabab avaient tu&amp;eacute; quatre enseignants lors d&amp;rsquo;une attaque qui a eu lieu le 13&amp;nbsp;avril. Un dirigeant de cette milice a affirm&amp;eacute; que ces enseignants avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; pris dans des feux crois&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le fait de prendre pour cibles de civils constitue un crime de guerre. Amnesty International a demand&amp;eacute; que des mesures soient prises au niveau international pour mettre fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; dont b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient les responsables de tels crimes, perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s dans de nombreuses r&amp;eacute;gions de la Somalie. L&amp;rsquo;organisation a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que le gouvernement &amp;eacute;thiopien et le gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition somalien devaient veiller &amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te ind&amp;eacute;pendante soit men&amp;eacute;e sur ces homicides.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;laquo;&lt;em&gt;&amp;nbsp;Des poursuites judiciaires doivent &amp;ecirc;tre engag&amp;eacute;es contre tout soldat &amp;eacute;thiopien pr&amp;eacute;sum&amp;eacute; responsable, dans le respect des normes internationales d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s et sans recours &amp;agrave; la peine de mort&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a ajout&amp;eacute; Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation appelle &amp;eacute;galement le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies &amp;agrave; prendre des mesures pour mettre fin &amp;agrave; l&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; dans toute la Somalie, notamment en mettant en place une commission d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;te internationale, ou un semblable m&amp;eacute;canisme, ayant pour mission de mener des investigations sur les graves atteintes aux droits humains et les graves violations de ces droits commises dans le pays dans le cadre du conflit arm&amp;eacute;.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/children">Enfants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/ethiopia">Éthiopie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/somalia">Somalie</category>
 <pubDate>Thu, 24 Apr 2008 15:11:14 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4734 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Des milliers de cadavres retrouvés dans des charniers au Cachemire</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/thousands-lost-kashmir-mass-graves</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/india-kash-65x65.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Des centaines de tombes clandestines &amp;ndash;&amp;nbsp;contenant, pense-t-on, les corps de victimes d&amp;rsquo;homicide ill&amp;eacute;gal, de disparition forc&amp;eacute;e, de torture et d&amp;rsquo;autres graves violences&amp;nbsp;&amp;ndash; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couvertes dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Jammu-et-Cachemire, en Inde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a exhort&amp;eacute; le gouvernement indien &amp;agrave; ouvrir d&amp;rsquo;urgence des enqu&amp;ecirc;tes sur ces charniers qui, pense-t-on, contiennent les restes de victimes d&#039;atteintes aux droits humains commises dans le cadre du conflit arm&amp;eacute; qui d&amp;eacute;chire la r&amp;eacute;gion depuis 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
C&amp;rsquo;est dans son rapport intitul&amp;eacute; Facts under Ground, publi&amp;eacute;e le 29&amp;nbsp;mars, que l&amp;rsquo;Association des parents de &amp;laquo;&amp;nbsp;disparus&amp;nbsp;&amp;raquo;, bas&amp;eacute;e &amp;agrave; Srinagar, a fait &amp;eacute;tat de ces d&amp;eacute;couvertes. Elle y fournit des informations d&amp;eacute;taill&amp;eacute;es sur ces tr&amp;egrave;s nombreuses tombes auxquelles il impossible d&amp;rsquo;acc&amp;eacute;der sans une autorisation sp&amp;eacute;cifique des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, car elles sont situ&amp;eacute;es &amp;agrave; proximit&amp;eacute; de secteurs contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;s par le Pakistan. Selon les informations re&amp;ccedil;ues, depuis 2006 au moins 940&amp;nbsp;corps ont &amp;eacute;t&amp;eacute; retrouv&amp;eacute;s dans de telles tombes dans 18&amp;nbsp;villages du seul district d&#039;Uri.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e indienne a affirm&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agissait de rebelles arm&amp;eacute;s et de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;militants &amp;eacute;trangers&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; tu&amp;eacute;s de mani&amp;egrave;re l&amp;eacute;gale lors d&amp;rsquo;affrontements arm&amp;eacute;s avec les forces militaires. Or, le rapport indique que des villageois ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que la plupart des personnes enterr&amp;eacute;es dans ces tombes &amp;eacute;taient des gens de la r&amp;eacute;gion, originaires de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le rapport, plus de 8&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; port&amp;eacute;es disparues dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Jammu-et-Cachemire depuis 1989. Les autorit&amp;eacute;s indiennes ram&amp;egrave;nent ce chiffre &amp;agrave; 4&amp;nbsp;000, affirmant que la plupart de ces personnes sont parties au Pakistan pour rejoindre des groupes d&amp;rsquo;opposition arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2006, un rapport &amp;eacute;tabli par la police de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat a confirm&amp;eacute; la mort en d&amp;eacute;tention de 331&amp;nbsp;personnes ainsi que la disparition forc&amp;eacute;e de 111&amp;nbsp;autres apr&amp;egrave;s leur arrestation, depuis 1989.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les homicides ill&amp;eacute;gaux, les disparitions forc&amp;eacute;es et la torture violent les dispositions du droit international relatif aux droits humains et du droit international humanitaire inscrites dans des trait&amp;eacute;s auxquels l&amp;rsquo;Inde est partie. Ces actes constituent par ailleurs des crimes internationaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a appel&amp;eacute; le gouvernement indien &amp;agrave; condamner sans &amp;eacute;quivoque les disparitions forc&amp;eacute;es commises dans l&#039;&amp;Eacute;tat de Jammu-et-Cachemire, et &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que des enqu&amp;ecirc;tes exhaustives, ind&amp;eacute;pendantes et impartiales soient men&amp;eacute;es sans d&amp;eacute;lai par des experts m&amp;eacute;dicol&amp;eacute;gaux et conform&amp;eacute;ment au protocole type de l&amp;rsquo;ONU appropri&amp;eacute;, dans tous les sites de la r&amp;eacute;gion o&amp;ugrave; des charniers ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;couverts.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-india-investigate-enforced-disappearances-and-mass-graves-kashmir-and-jam&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/&quot; title=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; alt=&quot;Passez à l&amp;#039;action&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Toutes les all&amp;eacute;gations pass&amp;eacute;es et actuelles de disparition forc&amp;eacute;e doivent faire l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une enqu&amp;ecirc;te et, lorsque qu&amp;rsquo;il existe des preuves suffisantes, toutes les personnes soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre responsables de tels crimes doivent &amp;ecirc;tre poursuivies en justice dans le respect des normes d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s, et toutes les victimes doivent pleinement obtenir r&amp;eacute;paration.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/disappearances-and-abductions">Disparitions et enlèvements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-asia/india">Inde</category>
 <pubDate>Fri, 18 Apr 2008 12:28:23 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4696 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les quartiers pauvres en proie aux violences des gangs et de la police en Jamaïque</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/gangs-and-police-cripple-jamaicas-inner-cities-20080401</link>
 <description>En Jama&amp;iuml;que, les habitants des quartiers pauvres des villes sont en proie aux violences des gangs et de la police. Les policiers responsables d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains font rarement, voire jamais, l&amp;rsquo;objet de poursuites en justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un nouveau rapport intitul&amp;eacute; &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR38/001/2008/en&quot;&gt;&lt;em&gt;Jamaica: &amp;lsquo;Let them kill each other&amp;rsquo;: Public security in Jamaica&amp;rsquo;s inner cities&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; Amnesty International montre que les autorit&amp;eacute;s jama&amp;iuml;caines n&amp;eacute;gligent d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;ment les quartiers les plus pauvres et ne font rien pour combattre la violence qui les d&amp;eacute;chire, ainsi que ses causes. La police recourt &amp;agrave; la force de mani&amp;egrave;re abusive et est responsable de centaines de morts par balle et d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cutions extrajudiciaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les Jama&amp;iuml;cains qui vivent dans les quartiers pauvres paient de leur vie cette ins&amp;eacute;curit&amp;eacute;. Ils sont les otages de la lutte incessante que se livrent des gangs et des policiers qui tuent en toute impunit&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Kerrie Howard, directrice adjointe du programme Am&amp;eacute;riques d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Jama&amp;iuml;que pr&amp;eacute;sente l&amp;rsquo;un des taux de meurtres et d&amp;rsquo;homicides commis par la police les plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;s des Am&amp;eacute;riques. En 2007, environ 1&amp;nbsp;500&amp;nbsp;meurtres ont &amp;eacute;t&amp;eacute; perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s et la police a &amp;eacute;t&amp;eacute; responsable de 272&amp;nbsp;homicides.  Dans les quartiers d&amp;eacute;favoris&amp;eacute;, les chefs de gangs profitent des manquements de l&#039;&amp;Eacute;tat pour contr&amp;ocirc;ler de tr&amp;egrave;s nombreux aspects du quotidien&amp;nbsp;: ils pr&amp;eacute;l&amp;egrave;vent des &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;imp&amp;ocirc;ts&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;attribuent des emplois, distribuent de la nourriture et sanctionnent ceux qui transgressent les r&amp;egrave;gles qu&amp;rsquo;ils &amp;eacute;dictent. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les gangs ne repr&amp;eacute;sentent qu&amp;rsquo;une petite portion de la population de ces quartiers mais leurs agissements sont d&amp;eacute;vastateurs&amp;nbsp;: &amp;agrave; cause d&amp;rsquo;eux des milliers de personnes vivent en permanence dans la peur et les repr&amp;eacute;sentants du gouvernement consid&amp;egrave;rent comme des d&amp;eacute;linquants tous les habitants de ces secteurs, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; Kerrie Howard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; toute cette violence, les habitants h&amp;eacute;sitent &amp;agrave; signaler les abus dont ils sont victimes par peur de repr&amp;eacute;sailles de la part des chefs de bandes, parce qu&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;ont pas confiance dans la justice et parce qu&amp;rsquo;ils se m&amp;eacute;fient des policiers en poste dans leurs quartiers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ravin Thompson, qui &amp;eacute;tait &amp;acirc;g&amp;eacute; de dix-huit ans, a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; en juillet 2007 par des policiers et des soldats alors qu&amp;rsquo;il parlait avec sa tante, chez elle. Les forces de l&amp;rsquo;ordre &amp;eacute;taient &amp;agrave; la poursuite d&amp;rsquo;un autre jeune homme qui s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait engouffr&amp;eacute; dans la maison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La tante de Ravin a insist&amp;eacute; pour aller avec lui &amp;agrave; l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital dans la jeep des soldats, mais selon elle, pendant le trajet elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; pouss&amp;eacute;e hors du v&amp;eacute;hicule. Lorsqu&amp;rsquo;elle est arriv&amp;eacute;e &amp;agrave; l&amp;rsquo;h&amp;ocirc;pital, Ravin &amp;eacute;tait mort. L&amp;rsquo;autopsie a plus tard r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute; que son corps pr&amp;eacute;sentait quatre blessures par balle. Or, sa tante et d&amp;rsquo;autres personnes pr&amp;eacute;sentes lorsqu&amp;rsquo;il avait &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute; sont certaines qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;avait &amp;eacute;t&amp;eacute; touch&amp;eacute; qu&amp;rsquo;au bras et &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;paule. Elles affirment qu&#039;il a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; dans la jeep, avant l&#039;arriv&amp;eacute;e &amp;agrave; l&#039;h&amp;ocirc;pital.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon le compte rendu &amp;eacute;tabli par la police, le jeune homme a &amp;eacute;t&amp;eacute; victime d&amp;rsquo;une &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;fusillade&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt; La police a ouvert une enqu&amp;ecirc;te, mais &amp;agrave; la connaissance d&#039;Amnesty International aucun policier n&amp;rsquo;a &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute; dans le cadre de cette affaire.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;En Jama&amp;iuml;que, de nombreux policiers qui font bien leur travail risquent chaque jour leur vie afin d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des citoyens. Mais ils n&amp;rsquo;arriveront pas &amp;agrave; faire changer les choses tant que les responsables d&#039;atteintes aux droits humains ne seront pas d&amp;eacute;f&amp;eacute;r&amp;eacute;s &amp;agrave; la justice et tant que la corruption n&amp;rsquo;aura pas &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;radiqu&amp;eacute;e, &lt;/em&gt;a poursuivi Kerrie Howard.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International demande aux autorit&amp;eacute;s jama&amp;iuml;caines de prendre de toute urgence des mesures efficaces pour lutter contre les causes sous-jacentes de cette ins&amp;eacute;curit&amp;eacute; et de cette d&amp;eacute;t&amp;eacute;rioration de la situation des droits humains&amp;nbsp;; elle les appelle en particulier &amp;agrave; faire en sorte que le nombre d&amp;rsquo;homicides baisse dans les quartiers pauvres, &amp;agrave; favoriser la mise en place d&amp;rsquo;un maintien de l&amp;rsquo;ordre respectueux des droits humains, et &amp;agrave; r&amp;eacute;former le syst&amp;egrave;me judiciaire pour am&amp;eacute;liorer l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; la justice. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La question qui se pose, ce n&amp;rsquo;est plus de savoir si et comment il faut agir, mais quand ces r&amp;eacute;formes urgentes seront mises en place pour que cette crise cesse et pour que d&amp;rsquo;autres vies ne soient pas sacrifi&amp;eacute;es. Et la r&amp;eacute;ponse &amp;agrave; cette question doit &amp;ecirc;tre&amp;nbsp;: d&amp;egrave;s aujourd&#039;hui&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a soulign&amp;eacute; Kerrie Howard.
&lt;h3&gt;Pour en savoir plus&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR38/004/2008/en&quot; title=&quot; Gangs and police violence in the inner cities&quot;&gt;Jamaica: Gangs and police violence in the inner cities&lt;/a&gt; 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/discrimination">Discrimination</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/economic-social-and-cultural-rights">Droits économiques, sociaux et culturels</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/impunity">Impunité</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/caribbean/jamaica">Jamaïque</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/law-enforcement">Application des lois</category>
 <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 15:07:01 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4458 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Deux autres migrants tués à la frontière entre l’Égypte et Israël</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/two-more-migrants-killed-egypt-israel-border-20080328</link>
 <description>&lt;p&gt;
Jeudi, deux hommes apparemment originaires de C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire qui essayaient de passer en Isra&amp;euml;l ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; &amp;eacute;gyptiennes. Ces homicides portent &amp;agrave; 10 le nombre de migrants africains abattus cette ann&amp;eacute;e.
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les 10 et 18&amp;nbsp;mars, un Soudanais et une &amp;Eacute;rythr&amp;eacute;enne ont trouv&amp;eacute; la mort dans des circonstances similaires. Six autres migrants avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s en janvier et en f&amp;eacute;vrier, dont deux femmes originaires d&amp;rsquo;&amp;Eacute;rythr&amp;eacute;e.
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/north-africa/egypt">Égypte</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <pubDate>Fri, 28 Mar 2008 15:54:38 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4385 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Tués pour avoir relaté la vérité</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/feature-stories/killed-telling-truth-20080303</link>
 <description>&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Ce sont les journalistes qui informent le monde de ce qui se passe &lt;/em&gt;[&amp;hellip;] &lt;em&gt;C&amp;rsquo;est pourquoi, de toutes parts, on essaie de nous r&amp;eacute;duire au silence. Il m&amp;rsquo;arrive de penser que j&amp;rsquo;y laisserai ma peau, mais m&amp;ecirc;me lorsque j&#039;ai peur il m&amp;rsquo;est impossible de me taire, car si je ne fais pas circuler ces informations, personne ne prot&amp;eacute;gera les civils. Nous sommes leurs seuls d&amp;eacute;fenseurs.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; &amp;ndash; Un journaliste somalien&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
En Somalie, des journalistes sont tu&amp;eacute;s parce qu&amp;rsquo;ils relatent la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; au sujet du conflit sanglant qui d&amp;eacute;chire le pays. Voil&amp;agrave; ce que r&amp;eacute;v&amp;egrave;lent les recherches effectu&amp;eacute;es par Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Neuf journalistes au moins ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s depuis f&amp;eacute;vrier 2007&amp;nbsp;&amp;ndash; cinq d&amp;rsquo;entre eux ont perdu la vie apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;ment pris pour cible. Beaucoup d&amp;rsquo;autres ont &amp;eacute;t&amp;eacute; menac&amp;eacute;s, arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s de mani&amp;egrave;re arbitraire et harcel&amp;eacute;s. Plus de 50&amp;nbsp;journalistes ont fui le pays. Les m&amp;eacute;dias ind&amp;eacute;pendants subissent une dure r&amp;eacute;pression, et des journaux et stations de radio ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ferm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Parmi les journalistes tu&amp;eacute;s figure Ali Iman Sharmarke, directeur de l&amp;rsquo;entreprise de m&amp;eacute;dias HornAfrik, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; victime d&amp;rsquo;un attentat &amp;agrave; la voiture pi&amp;eacute;g&amp;eacute;e en ao&amp;ucirc;t, alors qu&amp;rsquo;il rentrait chez lui apr&amp;egrave;s avoir assist&amp;eacute; aux fun&amp;eacute;railles d&amp;rsquo;un confr&amp;egrave;re assassin&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Menaces de mort&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les affrontements entre les forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition, soutenues par l&amp;rsquo;Ethiopie, et des groupes d&amp;rsquo;opposition arm&amp;eacute;s se sont intensifi&amp;eacute;s depuis novembre 2007. Des journalistes ont indiqu&amp;eacute; qu&amp;rsquo;ils recevaient de la part des deux camps des menaces de mort et qu&#039;on cherchait ainsi &amp;agrave; les emp&amp;ecirc;cher de faire &amp;eacute;tat de violations des droits humains.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des journalistes ayant fui Mogadiscio ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International qu&amp;rsquo;ils recevaient r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement des menaces de mort sur leur t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone portable, en particulier lorsqu&amp;rsquo;ils rendaient compte du conflit.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un grand nombre de ces menaces provenaient de personnes qui se pr&amp;eacute;sentaient comme des agents des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition et qui demandaient pourquoi il avait &amp;eacute;t&amp;eacute; fait &amp;eacute;tat d&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;eacute;nements survenus lors d&amp;rsquo;op&amp;eacute;rations militaires. Amnesty International a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; inform&amp;eacute;e de menaces &amp;eacute;manant des groupes arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;J&amp;rsquo;avais &amp;eacute;crit dans un article que deux insurg&amp;eacute;s avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s. On m&amp;rsquo;a appel&amp;eacute; sur mon t&amp;eacute;l&amp;eacute;phone portable pour me dire&amp;nbsp;:&lt;/em&gt; &amp;quot;Pourquoi as-tu &amp;eacute;crit cela&amp;nbsp;?&amp;quot; &lt;em&gt;J&amp;rsquo;ai r&amp;eacute;pondu&amp;nbsp;:&lt;/em&gt; &amp;quot;C&amp;rsquo;est la v&amp;eacute;rit&amp;eacute;. Je dois l&amp;rsquo;&amp;eacute;crire.&amp;quot; &lt;em&gt;Mon interlocuteur m&amp;rsquo;a dit alors&amp;nbsp;:&lt;/em&gt; &amp;quot;On te met sur la liste de ceux que nous allons tuer&amp;quot;&amp;nbsp;&lt;em&gt;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a racont&amp;eacute; un journaliste.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Censure et fermeture de m&amp;eacute;dias&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Les forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition ont de nombreuses fois ferm&amp;eacute; des m&amp;eacute;dias &amp;ndash;&amp;nbsp;notamment des stations de radio bas&amp;eacute;es &amp;agrave; Mogadiscio&amp;nbsp;&amp;ndash; qui avaient diffus&amp;eacute; des informations nuisant &amp;agrave; son image ou des interviews de membres de groupes d&amp;rsquo;opposition arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En 2007, la dur&amp;eacute;e de ces fermetures a r&amp;eacute;guli&amp;egrave;rement augment&amp;eacute;. Shabelle Radio et Simba Radio ont ainsi d&amp;ucirc; interrompre leurs activit&amp;eacute;s entre le 12&amp;nbsp;novembre et le 3&amp;nbsp;d&amp;eacute;cembre sur ordre de Mohamed Dheere, gouverneur de la r&amp;eacute;gion de Banadir et maire de Mogadiscio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon certaines sources, Mohamed Dheere a ordonn&amp;eacute; &amp;agrave; des m&amp;eacute;dias de ne plus rendre compte des op&amp;eacute;rations militaires &amp;agrave; moins d&amp;rsquo;avoir obtenu au pr&amp;eacute;alable une autorisation &amp;eacute;crite. Il a ajout&amp;eacute; qu&#039;il &amp;eacute;tait interdit d&amp;rsquo;interviewer des opposants au gouvernement sur le territoire national comme &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;tranger, et que les journalistes et stations de radio rapportant leurs propos seraient consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s comme des criminels.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Attaques contre les locaux de m&amp;eacute;dias&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Des soldats des forces du gouvernement f&amp;eacute;d&amp;eacute;ral de transition ont attaqu&amp;eacute; les locaux de Shabelle Radio, &amp;agrave; Mogadiscio, le 18&amp;nbsp;octobre 2007, apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; la cible d&amp;rsquo;une attaque &amp;agrave; la grenade non loin de l&amp;agrave;. Ils ont tir&amp;eacute; avec des armes automatiques sur les fen&amp;ecirc;tres des deuxi&amp;egrave;me et troisi&amp;egrave;me &amp;eacute;tages du b&amp;acirc;timent pendant plus de cinq heures. Plusieurs journalistes se sont retrouv&amp;eacute;s pris au pi&amp;egrave;ge dans les locaux de la radio et un agent de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; a &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Certains de ces journalistes ont racont&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International qu&amp;rsquo;ils pensaient qu&amp;rsquo;ils allaient mourir et qu&amp;rsquo;ils avaient appel&amp;eacute; leurs familles pour leur dire adieu.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous nous sommes r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s sous les tables. Ils utilisaient une mitrailleuse mont&amp;eacute;e sur un v&amp;eacute;hicule. Les balles ont fracass&amp;eacute; toutes les fen&amp;ecirc;tres. Ils ont tir&amp;eacute; pendant des heures. Nous avons finalement r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; nous sauver un par un par une des portes de derri&amp;egrave;re. Ensuite, les soldats se sont install&amp;eacute;s dans nos bureaux et nous n&amp;rsquo;avons pas pu travailler jusqu&amp;rsquo;au 1er&amp;nbsp;novembre.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Deux semaines plus tard, un agent de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de HornAfrik a &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;gorg&amp;eacute; lors d&amp;rsquo;une attaque men&amp;eacute;e par des soldats &amp;eacute;thiopiens. &amp;Agrave; la suite de cet acte barbare, craignant pour leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, de nombreux journalistes ont fui Mogadiscio.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Quand nous avons su que l&amp;rsquo;un d&amp;rsquo;entre nous avait &amp;eacute;t&amp;eacute; sauvagement tu&amp;eacute; par des soldats &amp;eacute;thiopiens, nous avons eu peur de subir le m&amp;ecirc;me sort&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; l&amp;rsquo;un des journalistes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les journalistes qui, en Somalie, rendent compte du conflit jouent un r&amp;ocirc;le essentiel dans la d&amp;eacute;fense des droits humains. Michelle Kagari, directrice adjointe du programme Afrique d&amp;rsquo;Amnesty International, a indiqu&amp;eacute; que ces attaques contre les m&amp;eacute;dias visent &amp;agrave; emp&amp;ecirc;cher que les violations de ces droits ne soient r&amp;eacute;v&amp;eacute;l&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;organisation appelle les autorit&amp;eacute;s somaliennes &amp;agrave; respecter et prot&amp;eacute;ger la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;expression, et &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les journalistes contre les attaques syst&amp;eacute;matiques. Elle demande &amp;eacute;galement aux forces &amp;eacute;thiopiennes en Somalie et aux groupes d&amp;rsquo;opposition arm&amp;eacute;s de cesser d&amp;rsquo;intimider et d&amp;rsquo;attaquer les journalistes et les m&amp;eacute;dias&amp;nbsp;&amp;raquo;, &lt;/em&gt;a ajout&amp;eacute; Michelle Kagari.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/feature-story">Article principal</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/somalia">Somalie</category>
 <pubDate>Mon, 03 Mar 2008 12:16:25 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">4121 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Appelez les dirigeants kenyans à respecter et protéger les droits humains</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/kenya-action</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AFR/kenya-election-350x250.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AFR/kenya-election-350x250.jpg&quot; title=&quot;Police officers detain an opposition supporter on December 31, 2007 during riots at the Kibera slum in Nairobi.&quot; alt=&quot;Police officers detain an opposition supporter on December 31, 2007 during riots at the Kibera slum in Nairobi.&quot; height=&quot;250&quot; width=&quot;350&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;Amnesty International appelle les dirigeants kenyans &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les droits humains de la population du pays. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce mois-ci, une journ&amp;eacute;e internationale d&amp;rsquo;actions publiques et &amp;eacute;lectroniques aura lieu afin de soutenir le peuple kenyan et d&amp;rsquo;exhorter le gouvernement du Kenya &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger la population des violences ethniques et politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 27 f&amp;eacute;vrier, Amnesty International donnera aux gens la possibilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;exprimer leur indignation face aux atteintes aux droits humains qui continuent au Kenya. L&amp;rsquo;organisation coordonnera une s&amp;eacute;rie d&amp;rsquo;&amp;eacute;v&amp;eacute;nements, notamment une action en ligne sur Facebook et des manifestations dans les villes du monde entier. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.facebook.com/group.php?gid=8721569146&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/&quot; title=&quot;Participer à l’action Facebook&quot; alt=&quot;Participer à l’action Facebook&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-none&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;a href=&quot;/fr/appeals-for-action/call-kenyas-leaders-protect-human-rights&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/&quot; title=&quot;Envoyer un message&quot; alt=&quot;Envoyer un message&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-none&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;a href=&quot;http://www.flickr.com/photos/reachoutforkenya&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/&quot; title=&quot;Envoyer des photos&quot; alt=&quot;Envoyer des photos&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-none&quot; /&gt;&lt;/a&gt; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &amp;nbsp; &lt;a href=&quot;/fr/forward/3783&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/&quot; title=&quot;Envoyer cette page à un ami&quot; alt=&quot;Envoyer cette page à un ami&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-none&quot; /&gt;&lt;/a&gt; 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Les &amp;eacute;lections contest&amp;eacute;es du 27&amp;nbsp;d&amp;eacute;cembre 2007 ont d&amp;eacute;clench&amp;eacute; une succession de violents affrontements et de graves atteintes aux droits humains. Au moins 1&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;es jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent, et plus de 300&amp;nbsp;000 ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lors d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;cente visite au Kenya, Amnesty International a recens&amp;eacute; diverses atteintes aux droits humains&amp;nbsp;: homicides ill&amp;eacute;gaux, incendies de maisons et d&amp;eacute;placements forc&amp;eacute;s de certaines cat&amp;eacute;gories ethniques par les milices arm&amp;eacute;es, recours excessif &amp;agrave; la force par les responsables de la s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, violences sexuelles contre les femmes et les filles, et violations de la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;expression et de r&amp;eacute;union.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a aussi recueilli des informations selon lesquelles des d&amp;eacute;fenseurs et militants des droits humains auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; menac&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le bilan des victimes comprend les centaines de personnes abattues par les policiers, qui &amp;eacute;taient charg&amp;eacute;s de contenir les violences post&amp;eacute;lectorales et de disperser les manifestations organis&amp;eacute;es par le Mouvement d&amp;eacute;mocratique orange (MDO), un parti d&amp;rsquo;opposition.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par la suite, la violence provenait largement d&amp;rsquo;attaques de mieux en mieux organis&amp;eacute;es, lanc&amp;eacute;es par des milices et des bandes de jeunes kalenjins et luos contre des membres de l&amp;rsquo;ethnie kikuyu, suivies de violentes repr&amp;eacute;sailles de la part de milices et de bandes de jeunes kikuyus.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La dimension ethnique des violences, et ses implications potentielles pour la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; kenyane sur le long terme, repr&amp;eacute;sente une profonde source d&#039;inqui&amp;eacute;tude.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International appelle le gouvernement kenyan &amp;agrave; assurer la protection des habitants du pays, qui ont endur&amp;eacute; des souffrances continuelles ces deux derniers mois.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s doivent aussi mettre un terme au cycle d&amp;rsquo;impunit&amp;eacute; qui entretient les violences politiques. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Envoyez vos photos &amp;agrave; &lt;a href=&quot;mailto:cold27south@photos.flickr.com&quot;&gt;cold27south@photos.flickr.com&lt;/a&gt;.
&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Pour en savoir plus&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;/en/news-and-updates/feature-stories/kenyan-victims-political-violence-speak-out-20080226&quot; title=&quot;Kenyan victims of political violence speak out&quot;&gt;Kenyan victims of political violence speak out&lt;/a&gt; (article, 26 f&amp;eacute;vrier 2008)
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/fr/news-and-updates/news/kenyan-activists-receive-death-threats-20080131&quot; title=&quot;Des militants kenyans menacés de mort&quot;&gt;Des militants kenyans menac&amp;eacute;s de mort&lt;/a&gt; (nouvelle, 1er&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier 2008)
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/fr/news-and-updates/news/killings-continue-kenya-20080128&quot; title=&quot;Les violences meurtrières se poursuivent au Kenya&quot;&gt;Les violences meurtri&amp;egrave;res se poursuivent au Kenya&lt;/a&gt; (nouvelle, 28&amp;nbsp;janvier 2008)
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/en/news-and-updates/kenyan-police-fire-protesters-20080118&quot; title=&quot;Kenyan police fire at protesters&quot;&gt;Kenyan police fire at protesters&lt;/a&gt; (nouvelle, 18&amp;nbsp;janvier 2008)
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;/fr/news-and-updates/news/kenyan-election-sparks-political-killings-20080104&quot; title=&quot;Meurtres politiques sur fond de contestation des résultats électoraux au Kenya&quot;&gt;Meurtres politiques sur fond de contestation des r&amp;eacute;sultats &amp;eacute;lectoraux au Kenya&lt;/a&gt; (nouvelle, 4&amp;nbsp;janvier 2008)
&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/activists">Militants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/impunity">Impunité</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/africa/east-africa/kenya">Kenya</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/refugees-displaced-people-and-migrants">Réfugiés, personnes déplacées, demandeurs d’asile et migrants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Thu, 14 Feb 2008 13:35:37 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3783 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Demandez aux autorités sri-lankaises de protéger les professionnels des médias</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-protection-sri-lankan-media-workers</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/srilanka-journalist-200x200.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/srilanka-journalist-200x200.jpg&quot; title=&quot;Le journaliste Subramaniyam Sugirdharajan, correspondant du quotidien Sudar Oli dans le district de Trincomalee, a été tué le 24 janvier 2006.&quot; alt=&quot;Le journaliste Subramaniyam Sugirdharajan, correspondant du quotidien Sudar Oli dans le district de Trincomalee, a été tué le 24 janvier 2006.&quot; height=&quot;200&quot; width=&quot;200&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt; &lt;br /&gt;
Depuis la reprise du conflit arm&amp;eacute; &amp;agrave; Sri Lanka, en 2006, les menaces pesant sur les m&amp;eacute;dias et la libert&amp;eacute; des m&amp;eacute;dias se sont consid&amp;eacute;rablement intensifi&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dix professionnels des m&amp;eacute;dias, au moins, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; victimes d&amp;rsquo;un homicide ill&amp;eacute;gal depuis le d&amp;eacute;but de l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2006. Parmi eux figure le journaliste Subramaniyam Sugirdharajan&lt;em&gt; (ci-contre).&lt;/em&gt; Un autre a, semble-t-il, &amp;laquo;&amp;nbsp;disparu&amp;nbsp;&amp;raquo; alors qu&amp;rsquo;il &amp;eacute;tait d&amp;eacute;tenu par les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. D&amp;rsquo;autres encore ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;s et maintenus en d&amp;eacute;tention arbitraire en vertu de r&amp;egrave;glements d&amp;rsquo;exception accordant des pouvoirs tr&amp;egrave;s &amp;eacute;tendus au gouvernement.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les tentatives de censure des m&amp;eacute;dias se multiplient depuis que le cessez-le-feu entre le gouvernement sri lankais et les Tigres lib&amp;eacute;rateurs de l&#039;Eelam tamoul (LTTE) a vol&amp;eacute; en &amp;eacute;clats. La tr&amp;ecirc;ve de 2002 a officiellement pris fin le 16&amp;nbsp;janvier 2008, &amp;agrave; la suite d&amp;rsquo;un vote unanime du conseil des ministres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La mont&amp;eacute;e des affrontements a immanquablement donn&amp;eacute; lieu &amp;agrave; une multiplication des violations des droits humains commises par toutes les parties au conflit, et s&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement traduite par un recul de la protection des civils, notamment des professionnels des m&amp;eacute;dias. Des journaux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ferm&amp;eacute;s, des employ&amp;eacute;s ont fait l&amp;rsquo;objet de man&amp;oelig;uvres d&amp;rsquo;intimidation et d&amp;rsquo;agressions, et un site Internet a &amp;eacute;t&amp;eacute; bloqu&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans certains cas, les attaques ont &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute;es par des groupes arm&amp;eacute;s tamouls agissant manifestement avec l&amp;rsquo;accord des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. Amnesty International n&amp;rsquo;a connaissance d&amp;rsquo;aucune enqu&amp;ecirc;te ayant abouti &amp;agrave; l&amp;rsquo;arrestation et &amp;agrave; la poursuite en justice des auteurs pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s des meurtres de journalistes et d&amp;rsquo;autres personnes travaillant dans les m&amp;eacute;dias, y compris en ce qui concerne des affaires remontant &amp;agrave; 1990.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 27&amp;nbsp;d&amp;eacute;cembre 2007, le ministre du Travail, Mervyn Silva, s&amp;rsquo;est rendu avec des hommes de main dans les locaux de la cha&amp;icirc;ne de t&amp;eacute;l&amp;eacute;vision publique Sri Lanka Rupavahini Corporation, o&amp;ugrave; il aurait agress&amp;eacute; le directeur de l&amp;rsquo;information, T.M.G. Chandrasekara.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le ministre n&amp;rsquo;avait pas appr&amp;eacute;ci&amp;eacute; la d&amp;eacute;cision prise par la cha&amp;icirc;ne de ne pas retransmettre le discours qu&amp;rsquo;il avait prononc&amp;eacute; lors d&amp;rsquo;un meeting &amp;agrave; Matara en pr&amp;eacute;sence du pr&amp;eacute;sident Mahinda Rajapaksa. Le discours en question comportait un certain nombre de remarques insultantes. D&amp;eacute;termin&amp;eacute;s &amp;agrave; obtenir des excuses, des employ&amp;eacute;s de la cha&amp;icirc;ne ont s&amp;eacute;questr&amp;eacute; le ministre pendant pr&amp;egrave;s de trois heures apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;agression pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Plusieurs journalistes sri-lankais ont depuis &amp;eacute;t&amp;eacute; inform&amp;eacute;s par des sources fiables que des bandes arm&amp;eacute;es avaient re&amp;ccedil;u l&#039;ordre de les menacer, de les harceler et m&amp;ecirc;me de les tuer &amp;agrave; cause de leur participation &amp;agrave; des mouvements de protestation contre le comportement du ministre du Travail.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les locaux de Voice of Tigers, la station de radio officielle des LTTE, qui sont situ&amp;eacute;s dans la r&amp;eacute;gion septentrionale du Vanni, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bombard&amp;eacute;s le 27&amp;nbsp;novembre 2007 par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e de l&amp;rsquo;air sri-lankaise. Cette attaque a fait neuf morts et 10&amp;nbsp;bless&amp;eacute;s graves. Elle a co&amp;iuml;ncid&amp;eacute; avec la retransmission de c&amp;eacute;l&amp;eacute;brations pour la journ&amp;eacute;e de comm&amp;eacute;moration des membres des LTTE morts au combat.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le 20&amp;nbsp;novembre 2007, le bureau du groupe de presse Leader Publications a &amp;eacute;t&amp;eacute; pris d&amp;rsquo;assaut par une bande arm&amp;eacute;e. La police a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que des hommes masqu&amp;eacute;s avaient forc&amp;eacute; les employ&amp;eacute;s &amp;agrave; s&amp;rsquo;agenouiller, et qu&amp;rsquo;ils avaient asperg&amp;eacute; les presses d&amp;rsquo;essence avant d&amp;rsquo;y mettre le feu. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/appeals-for-action/call-sri-lanka-protect-media-workers&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/&quot; title=&quot;Passez à l&amp;#039;action !&quot; alt=&quot;Passez à l&amp;#039;action !&quot; height=&quot;73&quot; width=&quot;114&quot; class=&quot;asset-align-right&quot; /&gt;&lt;/a&gt;Le personnel d&#039;Uthayan, un journal bas&amp;eacute; sur la p&amp;eacute;ninsule de Jaffna, a &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; la cible d&amp;rsquo;attaques men&amp;eacute;es par des groupes militaires et paramilitaires, qui se sont sold&amp;eacute;es par quatre morts. Vadivel Nirmalarajan, correcteur &amp;agrave; Uthayan, est port&amp;eacute; disparu depuis le 17&amp;nbsp;novembre&amp;nbsp;; il semble qu&amp;rsquo;il ait fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;une disparition forc&amp;eacute;e. De plus, des employ&amp;eacute;s des journaux Yal Thinakkural et Sudar Oli, entre autres, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/extrajudicial-executions-and-other-unlawful-killings">Exécutions extrajudiciaires et autres homicides illégaux</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asiaandpacific/southasia/srilanka">Sri Lanka</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Fri, 08 Feb 2008 17:37:22 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3703 at http://www.amnesty.org</guid>
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