<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" xml:base="http://www.amnesty.org" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/">
<channel>
 <title>Web pages about &quot;&lt;em&gt;Serbie&lt;/em&gt;&quot;</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia</link>
 <description>The taxonomy view with a depth of 0.</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Serbie. L’arrestation de Radovan Karadžic fait progresser la justice, mais le Tribunal a besoin de temps et de ressources</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/serbia-arrest-radovan-karad-ic-major-step-towards-justice-tribunal-needs</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International profite de ce que le transfert de Radovan Karadžic devant le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie est imminent pour demander que cette juridiction internationale dispose du temps et des ressources n&amp;eacute;cessaires pour &amp;eacute;tablir la v&amp;eacute;rit&amp;eacute; et rendre justice aux victimes de crimes de guerre en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies doit revenir sur l&amp;rsquo;&amp;eacute;ch&amp;eacute;ance arbitraire de 2010 qu&amp;rsquo;il a donn&amp;eacute;e au Tribunal pour juger les affaires sous sa juridiction,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Amnesty International ce mardi 22&amp;nbsp;juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les poursuites engag&amp;eacute;es contre 115 des 161&amp;nbsp;personnes inculp&amp;eacute;es par le Tribunal ont abouti mais celles contre les 46&amp;nbsp;inculp&amp;eacute;s restants sont encore en cours. Deux des personnes inculp&amp;eacute;es, Ratko Mladic et Goran Hadžic, sont toujours en fuite. Le Tribunal doit b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier du temps n&amp;eacute;cessaire pour traiter toutes ces affaires.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International craint que le Tribunal n&amp;rsquo;ait pas le temps de juger d&amp;rsquo;ici 2010 toutes les personnes inculp&amp;eacute;es. Certaines mises en accusation risquent d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre abandonn&amp;eacute;es par manque de temps pour examiner tous les faits imput&amp;eacute;s, et certains recours pourraient ne pas &amp;ecirc;tre examin&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des affaires pourraient alors &amp;ecirc;tre transf&amp;eacute;r&amp;eacute;es devant des tribunaux nationaux, dont Amnesty International met en doute la capacit&amp;eacute; &amp;agrave; rendre une justice de qualit&amp;eacute;, &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les victimes et les t&amp;eacute;moins et &amp;agrave; rep&amp;eacute;rer les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve, ainsi que la volont&amp;eacute; r&amp;eacute;elle d&#039;enqu&amp;ecirc;ter de mani&amp;egrave;re approfondie et d&amp;rsquo;engager des poursuites. Dans la plupart des pays de l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie, l&amp;rsquo;absence de volont&amp;eacute; politique, et dans certains cas des actes d&amp;eacute;lib&amp;eacute;r&amp;eacute;s d&amp;rsquo;obstruction, bloquent toujours les enqu&amp;ecirc;tes et les poursuites pour les crimes de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;arrestation de Radovan Karadžic constitue une grande victoire. Amnesty International n&amp;rsquo;a cess&amp;eacute;, dans le cadre de la campagne&lt;/em&gt; Arr&amp;ecirc;tez-les maintenant! &lt;em&gt;qu&amp;rsquo;elle m&amp;egrave;ne depuis dix ans, de demander que cet homme soit arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; et remis au Tribunal. Il faut que le Tribunal puisse mener &amp;agrave; bien les poursuites contre les auteurs de crimes aussi graves, y compris Ratko Mladic et Goran Hadžic&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a conclu l&amp;rsquo;organisation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ancien pr&amp;eacute;sident de la &lt;em&gt;Republika Srpska&lt;/em&gt;, ancien chef du Parti d&amp;eacute;mocratique serbe et ancien commandant en chef de l&amp;rsquo;Arm&amp;eacute;e serbe de Bosnie, Radovan Karadžic &amp;eacute;tait en fuite depuis plus de douze ans apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute; de crimes commis en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine, parmi lesquels g&amp;eacute;nocide, crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et crimes de guerre &amp;agrave; Srebrenica.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Radovan Karadžic est inculp&amp;eacute; de g&amp;eacute;nocide, complicit&amp;eacute; de g&amp;eacute;nocide, extermination, meurtre, homicide volontaire, pers&amp;eacute;cutions, d&amp;eacute;portation, actes inhumains, et autres crimes commis contre des Musulmans de Bosnie, des Croates de Bosnie et d&amp;rsquo;autres civils non-serbes en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine pendant le conflit de 1992-1995.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;inculpation de g&amp;eacute;nocide &amp;agrave; l&amp;rsquo;encontre de Radovan Karadžic inclut le meurtre d&amp;rsquo;environ 8&amp;nbsp;000&amp;nbsp;hommes et adolescents musulmans de Bosnie, &amp;agrave; Srebrenica, en 1995. L&amp;rsquo;acte d&amp;rsquo;accusation dispose qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;est &amp;eacute;galement rendu coupable de g&amp;eacute;nocide, pers&amp;eacute;cutions et autres crimes lorsque les forces sous son commandement ont tu&amp;eacute; et transf&amp;eacute;r&amp;eacute; dans des centres de d&amp;eacute;tention mis en place par les autorit&amp;eacute;s serbes de Bosnie des milliers de non-Serbes de toute la Bosnie-Herz&amp;eacute;govine. La mise en accusation all&amp;egrave;gue que les forces sous son commandement ont tu&amp;eacute;, tortur&amp;eacute;, maltrait&amp;eacute; et agress&amp;eacute; sexuellement les personnes non-serbes incarc&amp;eacute;r&amp;eacute;es dans ces camps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Radovan Karadžic est &amp;eacute;galement inculp&amp;eacute; de crimes de guerre pour des bombardements et des tirs contre les civils &amp;agrave; Sarajevo qui ont bless&amp;eacute; et tu&amp;eacute; des milliers de personnes, dont des femmes et des enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cr&amp;eacute;&amp;eacute; par le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies en 1993, le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&#039;ex-Yougoslavie a pour mission d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;ter sur les crimes de g&amp;eacute;nocide, les crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et les crimes de guerre commis dans l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie &amp;agrave; partir de 1991, et de poursuivre leurs auteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors que certaines des personnes inculp&amp;eacute;es par le Tribunal sont toujours en fuite, le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies a demand&amp;eacute; en 2004 au Tribunal de boucler son travail d&amp;rsquo;ici 2010.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 15:01:36 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5555 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Appels au calme avant le rassemblement en Serbie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/calls-calm-serbs-rally-20080221</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ECA/serbia-riot-police-400x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;
Des centaines de milliers de manifestants pourraient participer au rassemblement &amp;laquo;&amp;nbsp;Le Kosovo, c&amp;rsquo;est la Serbie&amp;nbsp;&amp;raquo; ce jeudi &amp;agrave; Belgrade. Le pr&amp;eacute;sident Boris Tadić a demand&amp;eacute; que les manifestations se d&amp;eacute;roulent dans le calme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dimanche, des violences ont &amp;eacute;clat&amp;eacute; dans la capitale serbe pendant une manifestation, au cours de laquelle 30&amp;nbsp;policiers et 30&amp;nbsp;protestataires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;s. Certaines personnes ayant pris part aux manifestations qui ont eu lieu mardi dans toutes les grandes villes du pays auraient lanc&amp;eacute; des appels au meurtre contre la communaut&amp;eacute; albanaise. Les manifestations, qui faisaient suite &amp;agrave; la d&amp;eacute;claration d&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance du Kosovo, ont r&amp;eacute;uni des centaines de personnes dans chaque ville.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; Kragujevac, un fast-food appartenant &amp;agrave; des membres de la minorit&amp;eacute; gorani, qui parle bosniaque et qui est originaire du Kosovo, a &amp;eacute;t&amp;eacute; vandalis&amp;eacute;. &amp;Agrave; Bor, la vitrine d&amp;rsquo;une confiserie appartenant &amp;eacute;galement &amp;agrave; un Gorani a &amp;eacute;t&amp;eacute; bris&amp;eacute;e. Des vitres de voitures ont aussi vol&amp;eacute; en &amp;eacute;clats. Lors d&amp;rsquo;une interview avec le m&amp;eacute;dia ind&amp;eacute;pendant B92, le ministre de l&amp;rsquo;Infrastructure Velimir Ilić a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que le fait de briser des vitres constituait un acte d&amp;eacute;mocratique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Mardi, au Parlement serbe, Ivica Dačić, membre du Parti socialiste de Serbie (SPS), s&amp;rsquo;est exprim&amp;eacute; en faveur de l&amp;rsquo;interdiction de tous les partis politiques et organisations non gouvernementales ayant reconnu l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance du Kosovo. Il a vis&amp;eacute; sp&amp;eacute;cifiquement Nata&amp;scaron;a Kandić, militante des droits humains et directrice du Centre de droit humanitaire de Belgrade, qui a assist&amp;eacute; &amp;agrave; la c&amp;eacute;r&amp;eacute;monie de proclamation de l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance &amp;agrave; l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e parlementaire du Kosovo le 17&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier 2008.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon les m&amp;eacute;dias, le SPS est en train d&amp;rsquo;engager des poursuites p&amp;eacute;nales contre Nata&amp;scaron;a Kandić pour avoir incit&amp;eacute; &amp;agrave; compromettre l&amp;rsquo;int&amp;eacute;grit&amp;eacute; territoriale de la Serbie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Interview&amp;eacute; par le quotidien &lt;em&gt;Kurir&lt;/em&gt;, Borko Ilić, vice-pr&amp;eacute;sident du Parti d&amp;eacute;mocrate de Serbie (DSS), au pouvoir, a qualifi&amp;eacute; Nata&amp;scaron;a Kandić de tra&amp;icirc;tresse. Un autre quotidien, &lt;em&gt;Večernje novosti&lt;/em&gt;, a publi&amp;eacute; un article intitul&amp;eacute; &amp;laquo;&amp;nbsp;Nata&amp;scaron;a [Kandić], la femme qui n&amp;rsquo;existe pas&amp;nbsp;&amp;raquo;. En consid&amp;eacute;rant que cette derni&amp;egrave;re n&amp;rsquo;est pas une personne, il implique que son &amp;eacute;limination serait sans cons&amp;eacute;quence. D&amp;rsquo;autres militants des droits humains craignent &amp;eacute;galement pour leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International a demand&amp;eacute; aux autorit&amp;eacute;s serbes, en particulier au Premier ministre Vojislav Ko&amp;scaron;tunica et au pr&amp;eacute;sident Boris Tadić, de condamner d&amp;rsquo;urgence les menaces prof&amp;eacute;r&amp;eacute;es contre les militants des droits humains et les attaques visant les minorit&amp;eacute;s ethniques dans le pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Amnesty International rappelle aux autorit&amp;eacute;s qu&amp;rsquo;elles se sont engag&amp;eacute;es, devant le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;ONU,&lt;/em&gt; &amp;quot;&amp;agrave; s&amp;rsquo;abstenir de tout acte qui risquerait de compromettre la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; au Kosovo ou ailleurs et &amp;agrave; s&amp;rsquo;interdire tout recours &amp;agrave; la violence, &amp;agrave; la menace ou &amp;agrave; l&amp;rsquo;intimidation&amp;quot;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Les autorit&amp;eacute;s serbes doivent condamner fermement tout acte malveillant contre des membres de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; serbe. Elles doivent aussi faire en sorte que toute menace contre des militants des droits humains et toute attaque contre les minorit&amp;eacute;s donnent rapidement lieu &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te approfondie afin que les responsables soient traduits en justice.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;
&lt;br /&gt;
Le Kosovo, qui fait partie de la Serbie, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; son ind&amp;eacute;pendance de mani&amp;egrave;re unilat&amp;eacute;rale le dimanche 17&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier 2008. Il est sous administration des Nations unies depuis 1999.
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/activists">Militants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/discrimination">Discrimination</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/united-nations">Nations unies</category>
 <pubDate>Thu, 21 Feb 2008 15:58:02 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3900 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Serbie. Il faut que cessent les attaques contre les défenseurs des droits humains et les minorités</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/serbia-stop-attacks-human-rights-activists-and-minorities-20080220</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International appelle les autorit&amp;eacute;s serbes, et en particulier le Premier ministre Vojislav Ko&amp;scaron;tunica et le pr&amp;eacute;sident Boris Tadić, &amp;agrave; condamner imm&amp;eacute;diatement les attaques contre les d&amp;eacute;fenseurs des droits humains et les membres de minorit&amp;eacute;s ethniques dans le pays. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; L&amp;rsquo;inertie des autorit&amp;eacute;s pourrait mettre en danger la vie de certaines de ces personnes alors que sont annonc&amp;eacute;es de nouvelles manifestations pour protester contre la d&amp;eacute;claration d&#039;ind&amp;eacute;pendance du Kosovo&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a pr&amp;eacute;venu Nicola Duckworth, directrice du programme Europe et Asie centrale d&amp;rsquo;Amnesty International.&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&amp;laquo; Les autorit&amp;eacute;s serbes doivent condamner fermement tout acte malveillant contre des membres de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; serbe. Elles doivent aussi faire en sorte que toute menace contre des militants des droits humains et toute attaque contre les minorit&amp;eacute;s donnent rapidement lieu &amp;agrave; une enqu&amp;ecirc;te approfondie afin que les responsables soient traduits en justice. &amp;raquo;&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Parlement serbe, apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;claration d&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance du Kosovo, un membre du Parti socialiste de Serbie (SPS), Ivica Da&amp;egrave;ic, a &amp;eacute;voqu&amp;eacute; l&#039;ancien pr&amp;eacute;sident Slobodan Milo&amp;scaron;evic et s&amp;rsquo;est prononc&amp;eacute; en faveur de l&#039;interdiction de tous les partis politiques et organisations non gouvernementales reconnaissant l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance du Kosovo. Il a vis&amp;eacute; sp&amp;eacute;cifiquement Nata&amp;scaron;a Kandić, militante des droits humains et directrice du Centre de droit humanitaire de Belgrade, qui a assist&amp;eacute; &amp;agrave; la c&amp;eacute;r&amp;eacute;monie de proclamation de l&amp;rsquo;ind&amp;eacute;pendance &amp;agrave; l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e parlementaire du Kosovo, le 17 f&amp;eacute;vrier 2008.&amp;nbsp; Selon des informations diffus&amp;eacute;es par les m&amp;eacute;dias, le SPS est en train d&amp;rsquo;engager des poursuites p&amp;eacute;nales contre Nata&amp;scaron;a Kandić pour incitation &amp;agrave; compromettre l&amp;rsquo;int&amp;eacute;grit&amp;eacute; territoriale de la Serbie. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International est pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;e en outre par la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; physique de Nata&amp;scaron;a Kandić. Interview&amp;eacute; par le quotidien &lt;em&gt;Kurir&lt;/em&gt;, Borko Ilić, vice-pr&amp;eacute;sident du Parti d&amp;eacute;mocrate de Serbie (DSS) a qualifi&amp;eacute; Nata&amp;scaron;a Kandić de tra&amp;icirc;tresse. Un autre quotidien, &lt;em&gt;Večernje novosti&lt;/em&gt;, a publi&amp;eacute; un article intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;&amp;laquo; Nata&amp;scaron;a Kandić, la femme qui n&amp;rsquo;existe pas &amp;raquo;&lt;/em&gt; ; consid&amp;eacute;rer que cette femme n&amp;rsquo;est pas une personne implique que son &amp;eacute;limination serait sans cons&amp;eacute;quence. D&amp;rsquo;autres militants des droits humains craignent &amp;eacute;galement pour leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors des manifestations du 19 f&amp;eacute;vrier qui ont rassembl&amp;eacute; des centaines de personnes dans toutes les grandes villes de Serbie, des manifestants auraient lanc&amp;eacute; des appels au meurtre contre les membres de la communaut&amp;eacute; albanaise. &amp;Agrave; Kragujevac, un fast-food appartenant &amp;agrave; des membres de la minorit&amp;eacute; gorani (qui parle bosniaque et qui est originaire du Kosovo) a &amp;eacute;t&amp;eacute; vandalis&amp;eacute;. &amp;Agrave; Bor, la vitrine d&amp;rsquo;une confiserie appartenant &amp;eacute;galement &amp;agrave; un Gorani a &amp;eacute;t&amp;eacute; bris&amp;eacute;e. Des vitres de voitures ont aussi vol&amp;eacute; en &amp;eacute;clats. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;
&amp;laquo; Il est tr&amp;egrave;s important que les autorit&amp;eacute;s prennent des mesures, et que le public en soit inform&amp;eacute;, pour emp&amp;ecirc;cher de nouvelles atteintes aux droits humains &amp;raquo;&lt;/em&gt;, a conclu Nicola Duckworth. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;br /&gt;
Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information &lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Dimanche 17 f&amp;eacute;vrier 2008, le Kosovo, province de la Serbie administr&amp;eacute;e par les Nations unies depuis 1999 aux termes de la r&amp;eacute;solution 1244 du Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; son ind&amp;eacute;pendance de mani&amp;egrave;re unilat&amp;eacute;rale. En octobre 2007, &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue d&amp;rsquo;une visite en Serbie, la repr&amp;eacute;sentante sp&amp;eacute;ciale du secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies sur la situation des d&amp;eacute;fenseurs des droits de l&amp;rsquo;homme s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait dite particuli&amp;egrave;rement pr&amp;eacute;occup&amp;eacute;e par &lt;em&gt;&amp;laquo; l&amp;rsquo;attitude hostile contre le groupe central d&amp;rsquo;ONG des droits de l&amp;rsquo;homme et de d&amp;eacute;fenseurs de renom, essentiellement des femmes, qui sont constamment attaqu&amp;eacute;s, principalement dans les m&amp;eacute;dias &amp;raquo;&lt;/em&gt; (traduction non officielle). Elle avait ajout&amp;eacute; que la &lt;em&gt;&amp;laquo; stigmatisation des d&amp;eacute;fenseurs, d&amp;eacute;crits comme des ennemis du pays, n&amp;rsquo;&lt;/em&gt;[&amp;eacute;tait] &lt;em&gt;pas contrebalanc&amp;eacute;e par des d&amp;eacute;clarations de soutien des autorit&amp;eacute;s &amp;raquo;&lt;/em&gt; (idem). &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nata&amp;scaron;a Kandić et le Centre de droit humanitaire de Belgrade se sont mobilis&amp;eacute;s pour lutter contre l&#039;impunit&amp;eacute; pour les auteurs de crimes de guerre dans les Balkans et pour aider les victimes de violations des droits humains de tous les camps &amp;agrave; obtenir justice. Pendant la guerre du Kosovo en 1999, Nata&amp;scaron;a Kandić &amp;eacute;tait l&amp;rsquo;une des rares Serbes pr&amp;eacute;sents au Kosovo pendant le conflit &amp;agrave; avoir r&amp;eacute;ussi &amp;agrave; attirer l&amp;rsquo;attention publique sur les violations du droit international humanitaire commises par toutes les parties au conflit. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <pubDate>Wed, 20 Feb 2008 19:16:01 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3912 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Kosovo (Serbie). Une consultation de toute la population est nécessaire au sujet de la Constitution</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/kosovo-serbia-constitution-needs-full-consultation-20080213</link>
 <description>&lt;p&gt;Amnesty International appelle les autorit&amp;eacute;s du Kosovo &amp;agrave; rendre possible sans plus attendre la consultation du projet de constitution par l&amp;rsquo;ensemble de la population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2007, le pr&amp;eacute;sident du Kosovo a mis en place un groupe de travail charg&amp;eacute; d&amp;rsquo;&amp;eacute;laborer un avant-projet de constitution pour le Kosovo. Ce groupe de travail avait pour mandat de r&amp;eacute;diger une constitution qui &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;repr&amp;eacute;sente au mieux les int&amp;eacute;r&amp;ecirc;ts de tous les citoyens au Kosovo.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; La nouvelle Constitution doit &amp;eacute;tablir un cadre pour le respect et la protection des droits humains et de l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat de droit,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sian Jone, responsable des recherches sur le Kosovo &amp;agrave; Amnesty International. &lt;em&gt;En tant que telle, elle aura un impact majeur sur la vie de tous les citoyens. C&amp;rsquo;est pourquoi la population du Kosovo doit &amp;ecirc;tre consult&amp;eacute;e et se voir accorder suffisamment de temps et d&amp;rsquo;occasions de faire part de ses commentaires.&lt;/em&gt;&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; Les responsables du processus de consultation doivent veiller &amp;agrave; ce que&amp;nbsp; soient repr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s toutes les composantes de la population, les femmes, les organisations non gouvernementales (ONG) et les autres repr&amp;eacute;sentants de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; civile.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Amnesty International demande instamment aux autorit&amp;eacute;s comp&amp;eacute;tentes de veiller &amp;agrave; ce que la nouvelle Constitution :&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;garantisse le respect de tous les droits &amp;eacute;conomiques, sociaux, culturels, civils et politiques, sans discrimination aucune &amp;ndash; conform&amp;eacute;ment aux dispositions des trait&amp;eacute;s internationaux relatifs aux droits humains ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;garantisse le droit de tous les habitants du Kosovo de vivre libres de toute discrimination, que celle-ci soit fond&amp;eacute;e sur le sexe, le genre, la couleur de peau, l&amp;rsquo;origine sociale ou ethnique, les traits g&amp;eacute;n&amp;eacute;tiques, la langue, la religion ou la croyance, les opinions politiques ou autres, l&amp;rsquo;appartenance &amp;agrave; une minorit&amp;eacute; nationale, les biens, la naissance ou tout autre statut, le handicap, l&amp;rsquo;&amp;acirc;ge ou l&amp;rsquo;orientation sexuelle ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;contienne des dispositions en faveur de la protection de certaines communaut&amp;eacute;s, conformes &amp;agrave; celles figurant dans la Convention-cadre pour la protection des minorit&amp;eacute;s nationales ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;instaure des institutions ind&amp;eacute;pendantes de d&amp;eacute;fense des droits humains qui aient pour mandat de veiller au respect de ces droits et de proposer des solutions efficaces et accessibles dans les affaires d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains, notamment sous forme de r&amp;eacute;parations ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;cr&amp;eacute;&amp;eacute; une Cour constitutionnelle habilit&amp;eacute;e &amp;agrave; recevoir des requ&amp;ecirc;tes individuelles et &amp;agrave; rendre des d&amp;eacute;cisions, qui puisse juger de la compatibilit&amp;eacute; des lois (existantes ou en projet) et des r&amp;eacute;glementations et actions des autorit&amp;eacute;s avec les normes internationales relatives aux droits humains ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;donne pouvoir &amp;agrave; un m&amp;eacute;diateur, ayant autorit&amp;eacute; sur toutes les personnes occupant un poste officiel au Kosovo, de recevoir des plaintes et de mener des enqu&amp;ecirc;tes avec la pleine coop&amp;eacute;ration des autorit&amp;eacute;s ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;exige un pouvoir judiciaire ind&amp;eacute;pendant et veille &amp;agrave; ce que la fa&amp;ccedil;on dont sont nomm&amp;eacute;s, promus et renvoy&amp;eacute;s les juges et tous les magistrats garantisse leur ind&amp;eacute;pendance et leur impartialit&amp;eacute; ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;garantisse &amp;agrave; toutes les personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es ou r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;es le droit continu au retour, en toute s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et dans la dignit&amp;eacute; ; des mesures visant &amp;agrave; faciliter leur retour et leur r&amp;eacute;int&amp;eacute;gration, pr&amp;eacute;vues dans le plan Ahtisaari, devront &amp;ecirc;tre incluses ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;fasse en sorte que les personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es et les r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s ne deviennent pas apatrides ;&lt;br /&gt;
-&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;garantisse aux femmes le droit de vivre libres de toute discrimination, y compris de la violence li&amp;eacute;e au genre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compl&amp;eacute;ment d&amp;rsquo;information&lt;/strong&gt; &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs organisations non gouvernementales de d&amp;eacute;fense des droits humains et plusieurs repr&amp;eacute;sentants de la soci&amp;eacute;t&amp;eacute; civile ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International qu&amp;rsquo;ils n&amp;rsquo;avaient pas &amp;eacute;t&amp;eacute; consult&amp;eacute;s pour l&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration de l&amp;rsquo;avant-projet actuel de constitution. En outre, Amnesty International observe que si les autorit&amp;eacute;s ont bien cr&amp;eacute;&amp;eacute; un site web pour permettre &amp;agrave; la population de donner son avis sur la constitution &amp;agrave; venir, ce site (&lt;a href=&quot;http://www.kushtetutakosoves.info/?cid=2,1&quot;&gt;http://www.kushtetutakosoves.info/?cid=2,1&lt;/a&gt;) n&amp;rsquo;inclut pas &amp;agrave; ce jour de copie du projet de constitution.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Martti Ahtisaari, envoy&amp;eacute; sp&amp;eacute;cial du secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies pour le statut final du Kosovo, a pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; en mars 2007 au Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies une &lt;em&gt;&amp;laquo; Proposition globale de R&amp;egrave;glement&amp;nbsp; pour le statut final du Kosovo (Plan Ahtisaari) &amp;raquo;&lt;/em&gt;, d&amp;eacute;fendant l&amp;rsquo;id&amp;eacute;e d&amp;rsquo;une &lt;em&gt;&amp;laquo; ind&amp;eacute;pendance sous supervision internationale &amp;raquo;&lt;/em&gt;. Le plan Ahtisaari proposait que les fonctions l&amp;eacute;gislative, ex&amp;eacute;cutive et judiciaire rel&amp;egrave;vent de la comp&amp;eacute;tence des autorit&amp;eacute;s du Kosovo, qu&amp;rsquo;une mission de la Politique europ&amp;eacute;enne de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et de d&amp;eacute;fense soit responsable de la justice internationale, qu&amp;rsquo;une force de police internationale et une pr&amp;eacute;sence militaire continue soient maintenues et qu&amp;rsquo;un repr&amp;eacute;sentant civil international charg&amp;eacute; de veiller &amp;agrave; la mise en &amp;oelig;uvre de ce plan soit nomm&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <pubDate>Wed, 13 Feb 2008 12:11:49 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3763 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>L’échec de la justice au Kosovo</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/justice-failed-kosovo-20080130</link>
 <description>&lt;p&gt;
Les crimes de guerre et les crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; commis au Kosovo &amp;agrave; la fin des ann&amp;eacute;es&amp;nbsp;1990 risquent de rester impunis car la mission de l&amp;rsquo;ONU n&amp;rsquo;a pas fait son travail en mati&amp;egrave;re de justice.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son rapport &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Serbia (Kosovo): The challenge to fix a failed UN justice mission&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Amnesty International explique que le Programme des juges et procureurs internationaux de la Mission d&#039;administration int&amp;eacute;rimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK) ne s&amp;rsquo;est pas conform&amp;eacute; au droit international et aux normes internationales concernant le droit &amp;agrave; un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable. Alors que l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;te &amp;agrave; prendre une d&amp;eacute;cision au sujet de ses responsabilit&amp;eacute;s &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard du Kosovo, le rapport r&amp;eacute;v&amp;egrave;le &amp;eacute;galement que le Programme n&amp;rsquo;a pas permis de constituer sur place une &amp;eacute;quipe de procureurs, de juges et d&amp;rsquo;avocats exp&amp;eacute;riment&amp;eacute;s et bien form&amp;eacute;s, capables de travailler sur ces types de crimes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des centaines de cas de crimes de guerre, de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; (y compris des viols et des disparitions forc&amp;eacute;es) et d&amp;rsquo;autres crimes intercommunautaires ne sont toujours pas r&amp;eacute;solus sept ans apr&amp;egrave;s que l&amp;rsquo;ONU a commenc&amp;eacute; &amp;agrave; reconstruire le syst&amp;egrave;me judiciaire du Kosovo. Des centaines d&amp;rsquo;affaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; closes parce que les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s dans les d&amp;eacute;lais ou correctement collect&amp;eacute;s. Des proches de personnes disparues disent avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute;s &amp;agrave; de tr&amp;egrave;s nombreuses reprises par les policiers et procureurs internationaux qui reprennent leur dossier, mais les affaires n&amp;rsquo;avancent pas&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sian Jones, chercheur d&amp;rsquo;Amnesty International sur le Kosovo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Programme a &amp;eacute;t&amp;eacute; cr&amp;eacute;&amp;eacute; en 2000, apr&amp;egrave;s l&amp;rsquo;effondrement du syst&amp;egrave;me judiciaire au Kosovo. Le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie avait comp&amp;eacute;tence pour juger les crimes commis au Kosovo, mais il &amp;eacute;tait &amp;eacute;vident qu&#039;il ne pourrait juger qu&#039;un tr&amp;egrave;s petit nombre d&#039;affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il fallait par cons&amp;eacute;quent trouver une autre solution pour conduire la plupart des proc&amp;egrave;s pour crimes commis au Kosovo, et l&amp;rsquo;ONU instaura le Programme afin qu&amp;rsquo;un certain nombre de juges et de procureurs &amp;eacute;trangers soient int&amp;eacute;gr&amp;eacute;s au syst&amp;egrave;me judiciaire p&amp;eacute;nal local.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce personnel international &amp;eacute;tait cens&amp;eacute; veiller &amp;agrave; ce que les proc&amp;egrave;s se d&amp;eacute;roulent de mani&amp;egrave;re ind&amp;eacute;pendante et impartiale, en conformit&amp;eacute; avec le droit international et les normes internationales. Il devait aussi aider &amp;agrave; renforcer les comp&amp;eacute;tences des avocats et des juges locaux pour que ceux-ci puissent s&amp;rsquo;occuper de telles affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cependant, comme le montre le rapport, le Programme n&amp;rsquo;a pas atteint ses objectifs. Les procureurs et juges locaux ne sont gu&amp;egrave;re mieux pr&amp;eacute;par&amp;eacute;s &amp;agrave; travailler sur des dossiers ayant trait &amp;agrave; des crimes de droit international. Aucune loi n&amp;rsquo;a encore &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;e pour mettre en &amp;oelig;uvre les r&amp;eacute;formes juridiques indispensables au traitement de telles affaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Aucune date n&amp;rsquo;a non plus &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute;e en ce qui concerne l&amp;rsquo;ach&amp;egrave;vement de la reconstruction du syst&amp;egrave;me judiciaire local, qui doit &amp;agrave; terme pouvoir fonctionner sans une aide internationale permanente. Plusieurs raisons expliquent cet &amp;eacute;chec, notamment des d&amp;eacute;fauts dans la conception et l&amp;rsquo;application du Programme, le manque de ressources et la faible priorit&amp;eacute; donn&amp;eacute;e &amp;agrave; la justice internationale par rapport &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres domaines de la MINUK. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International estime que la structure et le mode de fonctionnement du Programme ont affich&amp;eacute; de telles d&amp;eacute;faillances que l&#039;exemple du Kosovo ne peut pas servir de mod&amp;egrave;le pour internationaliser les syst&amp;egrave;mes judiciaires nationaux si des changements importants, tels que ceux recommand&amp;eacute;s dans ce rapport, ne sont pas mis en &amp;oelig;uvre.
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/crimes-against-humanity-and-war-crimes">Crimes contre l’humanité et crimes de guerre</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/international-justice">Justice internationale</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/trials-and-legal-systems">Procès et systèmes juridiques</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/united-nations">Nations unies</category>
 <pubDate>Fri, 01 Feb 2008 16:04:04 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3618 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Kosovo (Serbie). Leçons à tirer</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/kosovo-serbia-lessons-be-learned-20080129</link>
 <description>&lt;p&gt;Au moment o&amp;ugrave; l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;te &amp;agrave; prendre une d&amp;eacute;cision sur ses responsabilit&amp;eacute;s en ce qui concerne le Kosovo, Amnesty International tient &amp;agrave; souligner que les crimes de guerre et les crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; commis pendant le conflit de la fin des ann&amp;eacute;es 90 ne doivent pas rester impunis. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;organisation appelle les autorit&amp;eacute;s internationales et kosovares &amp;agrave; terminer l&amp;rsquo;examen du travail accompli par la justice internationale et locale en ce qui concerne les personnes soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es de crimes de guerre, de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute; et de crimes intercommunautaires ; elle les engage &amp;agrave; rendre publics les r&amp;eacute;sultats de ce passage en revue ainsi que tous les jugements et documents de justice concernant lesdits crimes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; Des centaines de cas de crimes de guerre, de crimes contre l&amp;rsquo;humanit&amp;eacute;, y compris des viols et des disparitions forc&amp;eacute;es, ainsi que d&amp;rsquo;autres crimes intercommunautaires n&amp;rsquo;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;solus, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sian Jones, responsable des recherches sur le Kosovo &amp;agrave; Amnesty International. &lt;em&gt;Des centaines d&amp;rsquo;affaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; closes parce que les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve n&amp;rsquo;avaient pas &amp;eacute;t&amp;eacute; correctement collect&amp;eacute;s ou pr&amp;eacute;sent&amp;eacute;s dans les d&amp;eacute;lais. Des proches de personnes ayant disparu se sont plaints de ce qu&amp;rsquo;ils avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute;s &amp;agrave; de trop nombreuses reprises par des policiers ou des procureurs internationaux ayant repris leurs dossiers en cours de route et que, de ce fait, les affaires ne progressaient pas. &amp;raquo; &lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre et d&amp;eacute;cembre 2007, des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s d&amp;rsquo;Amnesty International se sont rendus au Kosovo o&amp;ugrave; ils ont rencontr&amp;eacute; des membres de l&amp;rsquo;&amp;eacute;quipe de planification de l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne (EPUE) ; des membres de la Mission d&#039;administration int&amp;eacute;rimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK), dont des responsables de la police et de la justice ; des organisations non gouvernementales locales et internationales surveillant les travaux des procureurs et juges internationaux. Les d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s ont d&amp;eacute;couvert que les proc&amp;egrave;s ne cessaient d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre report&amp;eacute;s en raison du manque de juges et de procureurs internationaux ; que les dossiers en retard s&amp;rsquo;accumulaient, et que de nombreuses affaires n&amp;rsquo;allaient pas jusque devant les tribunaux du fait que la protection des t&amp;eacute;moins n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas pleinement assur&amp;eacute;e et que le soutien n&amp;eacute;cessaire n&#039;&amp;eacute;tait pas apport&amp;eacute; aux victimes de viol et d&#039;autres violences sexuelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;appareil judiciaire p&amp;eacute;nal et civil de la province du Kosovo, qui appartenait &amp;agrave; ce qui &amp;eacute;tait alors la R&amp;eacute;publique f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale de Yougoslavie, s&amp;rsquo;est effondr&amp;eacute; apr&amp;egrave;s le conflit de 1999. Le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie avait comp&amp;eacute;tence pour juger les crimes commis au Kosovo, mais il est vite apparu qu&#039;il ne pourrait juger qu&#039;un tr&amp;egrave;s petit nombre d&#039;affaires. Les Nations unies ont donc mis en place un programme dans le cadre duquel quelques juges et procureurs &amp;eacute;trangers sont venus renforcer les rangs de la justice p&amp;eacute;nale locale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d&amp;rsquo;Amnesty International, &lt;em&gt;Kosovo (Serbia): The challenge to fix a failed UN justice mission&lt;/em&gt;, examine ce programme &amp;agrave; la lumi&amp;egrave;re des dispositions du droit international et des normes internationales sur le droit &amp;agrave; un proc&amp;egrave;s &amp;eacute;quitable et le droit des victimes &amp;agrave; obtenir justice et r&amp;eacute;paration. Le document de l&amp;rsquo;organisation dresse les le&amp;ccedil;ons &amp;agrave; tirer de cette exp&amp;eacute;rience au moment de d&amp;eacute;velopper et mettre en &amp;oelig;uvre de nouvelles initiatives, tout en recommandant de continuer d&amp;rsquo;inclure une composante internationale dans l&#039;appareil judiciaire national en d&amp;eacute;liquescence. &amp;nbsp;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;laquo; Il est regrettable qu&#039;apr&amp;egrave;s plus de sept ans le programme des juges et procureurs internationaux n&amp;rsquo;ait pas r&amp;eacute;pondu aux attentes dont il faisait l&amp;rsquo;objet,&lt;/em&gt; a comment&amp;eacute; Sian Jones. &lt;em&gt;Les procureurs et juges sur place ne sont toujours pas en mesure de prendre en charge des affaires de crimes de droit international, et aucune loi n&amp;rsquo;a encore &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;e pour mettre en &amp;oelig;uvre la r&amp;eacute;forme l&amp;eacute;gislative indispensable au traitement de telles affaires. Aucune &amp;eacute;ch&amp;eacute;ance n&amp;rsquo;a non plus &amp;eacute;t&amp;eacute; fix&amp;eacute;e pour l&amp;rsquo;ach&amp;egrave;vement de la remise sur pied de la justice afin qu&amp;rsquo;elle puisse fonctionner sans l&amp;rsquo;aide internationale. &amp;raquo;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Internationaliser les tribunaux nationaux en faisant temporairement appel &amp;agrave; du personnel &amp;eacute;tranger exp&amp;eacute;riment&amp;eacute; pour, en collaboration avec le personnel local, remettre sur pied la justice nationale ou combler ses lacunes, peut encore &amp;ecirc;tre consid&amp;eacute;r&amp;eacute; comme un des moyens permettant &amp;agrave; long terme d&amp;rsquo;enqu&amp;ecirc;ter sur les nombreuses infractions au droit international ; de juger les responsables pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de ces agissements ; de fournir des r&amp;eacute;parations aux victimes et de r&amp;eacute;tablir l&#039;&amp;eacute;tat de droit en s&#039;appuyant sur une justice remise &amp;agrave; flot. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cependant, la structure et le mode de fonctionnement du programme des juges et des procureurs internationaux ont malheureusement affich&amp;eacute; de telles d&amp;eacute;faillances d&amp;egrave;s le d&amp;eacute;part que l&#039;exemple du Kosovo ne peut pas, sans l&amp;rsquo;apport de changements majeurs, servir de mod&amp;egrave;le &amp;agrave; l&amp;rsquo;internationalisation des appareils judiciaires nationaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport d&amp;rsquo;Amnesty International contient une s&amp;eacute;rie de recommandations pour la mise en &amp;oelig;uvre imm&amp;eacute;diate de r&amp;eacute;formes essentielles visant &amp;agrave; aider d&amp;rsquo;une part l&amp;rsquo;Union europ&amp;eacute;enne, dans sa planification pour que les juges et procureurs internationaux apportent les am&amp;eacute;liorations qu&#039;ils ont promis d&#039;apporter &amp;agrave; la justice au Kosovo, et d&#039;autre part les Nations unies, dans la planification de tout futur syst&amp;egrave;me judiciaire de transition. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si ces recommandations ne sont pas mises en &amp;oelig;uvre aussi rapidement que possible, l&amp;rsquo;espoir d&amp;rsquo;une paix durable dans un Kosovo o&amp;ugrave; les droits fondamentaux de tous seront pleinement respect&amp;eacute;s sera fortement mis &amp;agrave; mal.&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <pubDate>Mon, 28 Jan 2008 17:18:00 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">3551 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Serbie: Maja Stojanović échappe à la prison</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/good-news/serbie-maja-stojanovi%C4%87-%C3%A9chappe-%C3%A0-la-prison-20070802</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/serbia-stojanovic-205x145.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Gr&amp;acirc;ce &amp;agrave; l&amp;rsquo;intervention d&amp;rsquo;Amnesty International et d&amp;rsquo;une coalition d&amp;rsquo;organisations non gouvernementales (ONG) serbes, une militante des droits humains de Ni&amp;scaron; ne risque plus d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre envoy&amp;eacute;e en prison.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Maja Stojanovi&amp;aelig; avait &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnue coupable par un tribunal serbe d&amp;rsquo;avoir pos&amp;eacute; des affiches dans un lieu non autoris&amp;eacute;. Ces affiches demandaient aux autorit&amp;eacute;s serbes d&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;ter le criminel de guerre pr&amp;eacute;sum&amp;eacute; Ratko Mladi&amp;aelig; et de le transf&amp;eacute;rer au Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie (Tribunal).&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la suite des appels exhortant les autorit&amp;eacute;s serbes &amp;agrave; ne pas emprisonner Maja Stojanovi&amp;aelig;, le pr&amp;eacute;sident serbe a apport&amp;eacute; son soutien &amp;agrave; cette derni&amp;egrave;re. Boris Tadi&amp;aelig; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que &amp;laquo;la coop&amp;eacute;ration avec le Tribunal de La Haye a une importance particuli&amp;egrave;re. Elle est non seulement une obligation internationale pour la Serbie, mais aussi quelque chose que nous devons &amp;agrave; nos voisins et &amp;agrave; nous-m&amp;ecirc;mes.&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;claration du chef de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat, les ONG serbes ont d&amp;eacute;cid&amp;eacute; de r&amp;eacute;colter de l&amp;rsquo;argent pour payer l&amp;rsquo;amende inflig&amp;eacute;e &amp;agrave; Maja Stojanovi&amp;aelig;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;laquo;Cela fait des ann&amp;eacute;es qu&amp;rsquo;Amnesty International appelle les autorit&amp;eacute;s serbes &amp;agrave; prendre des mesures significatives pour surmonter le pass&amp;eacute;, notamment en arr&amp;ecirc;tant Ratko Mladi&amp;aelig;, en le transf&amp;eacute;rant &amp;agrave; La Haye et en soutenant les ONG serbes qui travaillent sur les crimes commis pendant la guerre. On ne peut qu&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rer qu&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s la d&amp;eacute;claration du pr&amp;eacute;sident les autorit&amp;eacute;s commenceront &amp;agrave; prendre leurs obligations internationales plus au s&amp;eacute;rieux&amp;raquo;, a indiqu&amp;eacute; Sian Jones, chercheuse d&amp;rsquo;Amnesty International sur la Serbie. &lt;br /&gt;
&lt;p&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;Cela fait des ann&amp;eacute;es qu&amp;rsquo;Amnesty International appelle les
autorit&amp;eacute;s serbes &amp;agrave; prendre des mesures significatives pour surmonter le
pass&amp;eacute;, notamment en arr&amp;ecirc;tant Ratko Mladi&lt;/em&gt;&lt;em&gt;&amp;aelig;&lt;/em&gt;&lt;em&gt;, en le
transf&amp;eacute;rant &amp;agrave; La Haye et en soutenant les ONG serbes qui travaillent
sur les crimes commis pendant la guerre. On ne peut qu&amp;rsquo;esp&amp;eacute;rer qu&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s
la d&amp;eacute;claration du pr&amp;eacute;sident les autorit&amp;eacute;s commenceront &amp;agrave; prendre leurs
obligations internationales plus au s&amp;eacute;rieux&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a indiqu&amp;eacute; Sian Jones, chercheuse d&amp;rsquo;Amnesty International sur la Serbie.
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/editorial/good-news">Bonnes nouvelles</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/prisoners-conscience">Prisonniers d&amp;#039;opinion</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <pubDate>Tue, 30 Oct 2007 11:51:52 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">1937 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Serbie - Amnesty International Rapport 2008</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/region/serbia/report-2008</link>
 <description>&lt;p&gt;L&#039;ann&amp;eacute;e a &amp;eacute;t&amp;eacute; domin&amp;eacute;e par l&#039;&amp;eacute;chec des pourparlers entre le gouvernement serbe et les autorit&amp;eacute;s albanaises du Kosovo concernant le futur statut de la province. L&#039;incertitude &amp;agrave; ce sujet a aggrav&amp;eacute; l&#039;inqui&amp;eacute;tude des membres des minorit&amp;eacute;s et intensifi&amp;eacute; les craintes d&#039;une poursuite des atteintes aux droits humains. L&#039;impunit&amp;eacute; continuait pour les responsables de disparitions forc&amp;eacute;es et autres crimes de guerre. Les minorit&amp;eacute;s subissaient toujours des actes de discrimination.&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Contexte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain des &amp;eacute;lections de janvier, la Serbie a d&amp;ucirc; attendre le mois de mai pour que se mette enfin en place un nouveau gouvernement, fruit d&#039;une coalition entre le Parti d&amp;eacute;mocrate de Serbie (DSS) du Premier ministre Vojislav Ko&amp;#353;tunica et le Parti d&amp;eacute;mocrate (DS) du pr&amp;eacute;sident de la R&amp;eacute;publique Boris Tadi&amp;#263;. Le Parti radical serbe (SRS), situ&amp;eacute; tr&amp;egrave;s &amp;agrave; droite de l&#039;&amp;eacute;chiquier politique, constituait toujours la principale formation d&#039;opposition.La Serbie a pris en mai la pr&amp;eacute;sidence du Comit&amp;eacute; des ministres du Conseil de l&#039;Europe. Les n&amp;eacute;gociations avec l&#039;Union europ&amp;eacute;enne concernant la signature d&#039;un accord de stabilisation et d&#039;association ont repris en juin. Elles avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendues en raison de la mauvaise volont&amp;eacute; manifest&amp;eacute;e par la Serbie en mati&amp;egrave;re de coop&amp;eacute;ration avec le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&#039;ex-Yougoslavie (le Tribunal). L&#039;accord a finalement &amp;eacute;t&amp;eacute; conclu le 7 novembre.Les &amp;eacute;lections qui ont eu lieu en novembre au Kosovo ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remport&amp;eacute;es par le Parti d&amp;eacute;mocratique du Kosovo, dirig&amp;eacute; par Hashim Tha&amp;ccedil;i, ancien responsable politique de l&#039;Arm&amp;eacute;e de lib&amp;eacute;ration du Kosovo.&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Statut d&amp;eacute;finitif du Kosovo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Fin 2007, le Kosovo faisait toujours officiellement partie de la Serbie. Il &amp;eacute;tait administr&amp;eacute; par la Mission d&#039;administration int&amp;eacute;rimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK), aux termes de la R&amp;eacute;solution 1244/99 du Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de l&#039;ONU. Les parties en pr&amp;eacute;sence n&#039;&amp;eacute;tant pas parvenues &amp;agrave; s&#039;entendre sur l&#039;avenir du Kosovo, l&#039;envoy&amp;eacute; sp&amp;eacute;cial du secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies sur le statut futur du Kosovo a soumis en mars au Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; une Proposition globale de R&amp;egrave;glement portant statut du Kosovo (dit &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;#160;Plan Ahtisaari&amp;#160;&amp;raquo;&lt;/em&gt;), pr&amp;eacute;conisant &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;#160;l&#039;ind&amp;eacute;pendance sous la supervision de la communaut&amp;eacute; internationale&amp;#160;&amp;raquo;&lt;/em&gt;.Aux termes de cette Proposition, les fonctions l&amp;eacute;gislative, ex&amp;eacute;cutive et judiciaire seraient du ressort des autorit&amp;eacute;s du Kosovo, une mission de la Politique europ&amp;eacute;enne de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et de d&amp;eacute;fense serait charg&amp;eacute;e des questions de justice et de police internationale, et un repr&amp;eacute;sentant civil international veillerait &amp;agrave; la mise en &amp;#339;uvre de la solution adopt&amp;eacute;e. Le Plan Ahtisaari comportait des dispositions destin&amp;eacute;es &amp;agrave; assurer la sauvegarde du patrimoine culturel et religieux serbe, le droit au retour de tous les r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s et la protection des minorit&amp;eacute;s dans les communes &amp;agrave; majorit&amp;eacute; serbe.La Serbie estimait qu&#039;un tel plan constituait une violation de sa souverainet&amp;eacute; et de son int&amp;eacute;grit&amp;eacute; territoriale. La Russie a menac&amp;eacute; de mettre son veto aux r&amp;eacute;solutions propos&amp;eacute;es au Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;. En juillet, le secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&#039;ONU a charg&amp;eacute; la tro&amp;iuml;ka constitu&amp;eacute;e par l&#039;Union europ&amp;eacute;enne, la Russie et les &amp;Eacute;tats-Unis de poursuivre les discussions, mais aucun accord n&#039;avait &amp;eacute;t&amp;eacute; trouv&amp;eacute; fin d&amp;eacute;cembre. L&#039;Union europ&amp;eacute;enne et les &amp;Eacute;tats-Unis ont convaincu le Premier ministre d&amp;eacute;sign&amp;eacute; de diff&amp;eacute;rer une proclamation d&#039;ind&amp;eacute;pendance unilat&amp;eacute;rale.&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Serbie&lt;/h2&gt;
&lt;h3&gt;Crimes de guerre &amp;#8211; poursuites au niveau international&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La procureure g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale du Tribunal a exprim&amp;eacute; la vive pr&amp;eacute;occupation que lui inspirait le manque de coop&amp;eacute;ration de la Serbie, soulignant en particulier que cet &amp;Eacute;tat n&#039;avait toujours pas transf&amp;eacute;r&amp;eacute; au Tribunal Ratko Mladi&amp;#263;, g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des forces serbes de Bosnie. Les autorit&amp;eacute;s serbes ont toutefois coop&amp;eacute;r&amp;eacute; &amp;agrave; l&#039;arrestation de deux accus&amp;eacute;s, Vlastimir &amp;#272;or&amp;#273;evi&amp;#263; et Zdravko Tolimir, interpell&amp;eacute;s le premier au Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro, le second en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine.Des poursuites ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ouvertes en mars contre Ramush Haradinaj, ancien commandant de l&#039;Arm&amp;eacute;e de lib&amp;eacute;ration du Kosovo et ex-Premier ministre de ce territoire, accus&amp;eacute;, avec d&#039;autres personnes, de crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et de violations des lois et coutumes de la guerre. La police du Kosovo n&#039;assurait pas la protection des t&amp;eacute;moins &amp;agrave; charge&amp;#160;; trois personnes qui refusaient de venir t&amp;eacute;moigner ont &amp;eacute;t&amp;eacute; accus&amp;eacute;es d&#039;outrage au tribunal au cours des onze premiers mois de l&#039;ann&amp;eacute;e.Le proc&amp;egrave;s de six hauts responsables serbes appartenant au personnel politique, &amp;agrave; la police ou &amp;agrave; l&#039;arm&amp;eacute;e, accus&amp;eacute;s d&#039;avoir perp&amp;eacute;tr&amp;eacute; au Kosovo des crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et des violations des lois et coutumes de la guerre, s&#039;est poursuivi. Ces accus&amp;eacute;s sont&amp;#160;: Milan Milutinovi&amp;#263;, ancien pr&amp;eacute;sident de Serbie&amp;#160;; Sreten Luki&amp;#263;, ancien chef de l&#039;&amp;eacute;tat-major du minist&amp;egrave;re serbe de l&#039;Int&amp;eacute;rieur&amp;#160;; Nikola &amp;#352;ainovi&amp;#263;, ancien vice-Premier ministre de la R&amp;eacute;publique f&amp;eacute;d&amp;eacute;rale de Yougoslavie&amp;#160;; Dragoljub Odjani&amp;#263;, ancien chef de l&#039;&amp;eacute;tat-major g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral de l&#039;Arm&amp;eacute;e yougoslave&amp;#160;; enfin, Neboj&amp;#353;a Pavkovi&amp;#263; et Vladimir Lazarevi&amp;#263;, anciens commandants de cette m&amp;ecirc;me Arm&amp;eacute;e yougoslave. Le proc&amp;egrave;s de trois officiers de l&#039;Arm&amp;eacute;e yougoslave, appel&amp;eacute;s les &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;#160;Trois de Vukovar&amp;#160;&amp;raquo;&lt;/em&gt; (voir &lt;strong&gt;Croatie&lt;/strong&gt;, Poursuites au niveau international), s&#039;est achev&amp;eacute; en septembre.Le m&amp;ecirc;me mois, la Chambre d&#039;appel a confirm&amp;eacute; la peine prononc&amp;eacute;e en 2005 contre Haradin Bala, condamn&amp;eacute; &amp;agrave; treize ans d&#039;emprisonnement pour le meurtre d&#039;au moins 22 Serbes et Albanais du Kosovo, ainsi que pour avoir maintenu ces personnes en d&amp;eacute;tention ill&amp;eacute;gale et leur avoir inflig&amp;eacute; des tortures et autres mauvais traitements. L&#039;acquittement de deux autres anciens membres de l&#039;Arm&amp;eacute;e de lib&amp;eacute;ration du Kosovo a &amp;eacute;t&amp;eacute; confirm&amp;eacute;.Le proc&amp;egrave;s de Vojislav &amp;#352;e&amp;#353;elj, le leader du SRS, accus&amp;eacute; de pers&amp;eacute;cutions et de transferts forc&amp;eacute;s de populations non serbes en Croatie et en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine, a repris au mois de novembre.Le 26 f&amp;eacute;vrier, la Cour internationale de justice a estim&amp;eacute; que la Serbie n&#039;avait pas commis de g&amp;eacute;nocide &amp;agrave; Srebrenica, mais qu&#039;elle avait n&amp;eacute;anmoins viol&amp;eacute; l&#039;obligation de pr&amp;eacute;venir le g&amp;eacute;nocide prescrite par la Convention pour la pr&amp;eacute;vention et la r&amp;eacute;pression du crime de g&amp;eacute;nocide, en n&#039;emp&amp;ecirc;chant pas que des massacres soient perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s dans cette ville et en ne sanctionnant pas les responsables de ceux-ci. La Cour a demand&amp;eacute; &amp;agrave; la Serbie de transf&amp;eacute;rer au Tribunal Ratko Mladi&amp;#263;, accus&amp;eacute; de g&amp;eacute;nocide et de complicit&amp;eacute; de g&amp;eacute;nocide.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Crimes de guerre &amp;#8211; poursuites au niveau national&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De 32 &amp;agrave; 35 affaires de crimes de guerre &amp;eacute;taient, semble-t-il, en cours d&#039;instruction devant la chambre sp&amp;eacute;ciale charg&amp;eacute;e des crimes de guerre au sein du tribunal de district de Belgrade. Fort peu de proc&amp;egrave;s avaient cependant abouti. L&#039;assistance aux t&amp;eacute;moins et victimes &amp;eacute;tait la plupart du temps assur&amp;eacute;e par une ONG, le Centre de droit humanitaire.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le 11 avril, quatre anciens membres d&#039;une unit&amp;eacute; paramilitaire connue sous le nom de Scorpions ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnus coupables de crimes de guerre pour le meurtre, en 1995, de six civils musulmans de Bosnie originaires de Srebrenica, tu&amp;eacute;s &amp;agrave; Godinjske Bare, pr&amp;egrave;s de Trnovo, en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine. Ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; des peines allant de cinq &amp;agrave; vingt ans d&#039;emprisonnement. Le minist&amp;egrave;re public a fait appel de la d&amp;eacute;cision d&#039;acquitter un autre inculp&amp;eacute; et de la peine de cinq ans d&#039;emprisonnement inflig&amp;eacute;e &amp;agrave; l&#039;un des condamn&amp;eacute;s.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En mars s&#039;est ouvert le nouveau proc&amp;egrave;s de 14 militaires non grad&amp;eacute;s, accus&amp;eacute;s du meurtre de prisonniers de guerre et de civils croates commis en 1991 dans l&#039;enceinte de l&#039;exploitation agricole d&#039;Ov&amp;#269;ara (affaire des &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;#160;Trois de Vukovar&amp;#160;&amp;raquo;&lt;/em&gt; ; voir &lt;strong&gt;Croatie&lt;/strong&gt;, Poursuites au niveau international). Le Centre de droit humanitaire avait estim&amp;eacute; infond&amp;eacute;e la d&amp;eacute;cision prise en 2006 par la Cour supr&amp;ecirc;me d&#039;annuler leur condamnation&amp;#160;lors d&#039;un premier proc&amp;egrave;s et de les faire rejuger. Le proc&amp;egrave;s de huit anciens policiers inculp&amp;eacute;s en 2006 du meurtre de 48 civils albanais du Kosovo, tu&amp;eacute;s en mars 1999 &amp;agrave; Suva Reka, se poursuivait.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3&gt;Disparitions forc&amp;eacute;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Sept ans apr&amp;egrave;s l&#039;ouverture de l&#039;enqu&amp;ecirc;te, aucune inculpation n&#039;avait &amp;eacute;t&amp;eacute; prononc&amp;eacute;e pour des motifs li&amp;eacute;s au transfert en Serbie, en 1999, &amp;agrave; bord de camions frigorifiques, des corps d&#039;au moins 900 Albanais du Kosovo.Le proc&amp;egrave;s des policiers, toujours en service, inculp&amp;eacute;s du meurtre des fr&amp;egrave;res Byti&amp;ccedil;i, trois Albanais citoyens des &amp;Eacute;tats-Unis tu&amp;eacute;s en juillet 1999 au Kosovo, n&#039;&amp;eacute;tait toujours pas termin&amp;eacute;. Les d&amp;eacute;bats auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; marqu&amp;eacute;s par des interruptions et des agressions verbales de la part d&#039;&amp;laquo;&amp;#160;observateurs&amp;#160;&amp;raquo; de la police.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Homicides &amp;agrave; caract&amp;egrave;re politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Milorad &amp;laquo;&amp;#160;Legija&amp;#160;&amp;raquo; Lukovi&amp;#263;-Ulemek et Radomir Markovi&amp;#263; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s en f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; l&#039;issue d&#039;un nouveau proc&amp;egrave;s qui a confirm&amp;eacute; les peines respectives de quinze ans et huit ans d&#039;emprisonnement prononc&amp;eacute;es ant&amp;eacute;rieurement. Les deux hommes &amp;eacute;taient accus&amp;eacute;s d&#039;avoir tent&amp;eacute; d&#039;assassiner, en 1999, l&#039;ancien ministre des Affaires &amp;eacute;trang&amp;egrave;res Vuk Draskovi&amp;#263;. La Cour supr&amp;ecirc;me a annul&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre, pour la troisi&amp;egrave;me fois, le jugement de premi&amp;egrave;re instance. En mai, &amp;laquo;&amp;#160;Legija&amp;#160;&amp;raquo; et &amp;#381;ve&amp;#382;dan Jovanovi&amp;#263; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; quarante ans d&#039;emprisonnement pour leur r&amp;ocirc;le dans l&#039;assassinat de l&#039;ancien Premier ministre Zoran &amp;#272;in&amp;#273;i&amp;#263;. Dix autres accus&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s dans la m&amp;ecirc;me affaire &amp;agrave; des peines allant de huit &amp;agrave; trente-sept ans d&#039;emprisonnement.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Discrimination &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;gard des minorit&amp;eacute;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;De nouvelles agressions dirig&amp;eacute;es contre telle ou telle ethnie ou religion (attentats &amp;agrave; la bombe, propos haineux, insultes lanc&amp;eacute;es par des supporters lors de matchs de football, etc.) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; signal&amp;eacute;es cette ann&amp;eacute;e. Elles visaient notamment des membres des communaut&amp;eacute;s albanaise, croate, bosniaque, hongroise, rom, ruth&amp;egrave;ne ou valaque. Les auteurs de ces actes &amp;eacute;taient rarement traduits en justice.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Membre d&#039;une communaut&amp;eacute; religieuse hindouiste de Jagodina, &amp;#381;ivota Milanovi&amp;#263; a &amp;eacute;t&amp;eacute; frapp&amp;eacute; en juin &amp;agrave; coups de couteau au ventre, aux bras et aux jambes. C&#039;&amp;eacute;tait la sixi&amp;egrave;me agression dont il &amp;eacute;tait victime depuis 2001. L&#039;ONG Youth Initiative for Human Rights a adress&amp;eacute; une requ&amp;ecirc;te en son nom &amp;agrave; la Cour europ&amp;eacute;enne des droits de l&#039;homme, accusant la Serbie de ne pas avoir garanti son droit &amp;agrave; la vie, de ne pas lui avoir permis de disposer d&#039;un recours juridique effectif et de ne pas avoir veill&amp;eacute; &amp;agrave; ce qu&#039;il ne soit soumis ni &amp;agrave; la torture ni &amp;agrave; la discrimination.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;En juin, le Comit&amp;eacute; pour l&#039;&amp;eacute;limination de la discrimination &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;gard des femmes [ONU] a instamment pri&amp;eacute; la Serbie de prendre des mesures pour pallier les carences des services de sant&amp;eacute; et de veiller &amp;agrave; ce que les femmes, les jeunes filles et les fillettes appartenant &amp;agrave; des groupes marginalis&amp;eacute;s, notamment les Roms, puissent avoir acc&amp;egrave;s &amp;agrave; l&#039;enseignement dans des conditions d&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute;. L&#039;UNICEF a indiqu&amp;eacute; que plus de 80&amp;#160;p.&amp;#160;cent des enfants roms vivaient dans une mis&amp;egrave;re inacceptable et subissaient des discriminations dans de multiples domaines. Au mois de d&amp;eacute;cembre, le maire de Topola aurait d&amp;eacute;clar&amp;eacute; qu&#039;il fallait enfermer derri&amp;egrave;re une cl&amp;ocirc;ture de fil barbel&amp;eacute; la communaut&amp;eacute; rom de sa ville.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Violences interethniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans la r&amp;eacute;gion du Sandjak, les conflits politiques et les violences n&#039;ont pas cess&amp;eacute;. Des fusillades ont notamment oppos&amp;eacute; &amp;agrave; Novi Pazar des personnes de confessions diff&amp;eacute;rentes. Les autorit&amp;eacute;s ont arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; au moins 13 hommes, pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s appartenir au courant wahhabite (fondamentaliste musulman). Ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute;s en septembre de complot contre la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et l&#039;ordre constitutionnel de la Serbie. Un suspect, Ismail Prentic, a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; lors d&#039;une op&amp;eacute;ration de police &amp;agrave; Donja Trnava, un village proche de Novi Pazar. Deux autres hommes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s en d&amp;eacute;cembre.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Amnesty International a fait part de sa pr&amp;eacute;occupation face &amp;agrave; l&#039;arrestation de Bekto Memi&amp;#263;, un homme de soixante-huit ans en mauvaise sant&amp;eacute;, appr&amp;eacute;hend&amp;eacute; en mars dans le cadre des recherches men&amp;eacute;es pour retrouver son fils, Ned&amp;#382;ad Memi&amp;#263;. Remis en libert&amp;eacute;, Bekto Memi&amp;#263; a &amp;eacute;t&amp;eacute; de nouveau arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; en avril, dans un centre m&amp;eacute;dical de Novi Pazar. Selon sa famille, il aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; maltrait&amp;eacute; pendant son transf&amp;egrave;rement au service hospitalier de la prison centrale de Belgrade, o&amp;ugrave; il se trouvait toujours &amp;agrave; la fin de l&#039;ann&amp;eacute;e.&lt;/li&gt;
&lt;li&gt;En avril, I&amp;#382;et Fijuljanin a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; pour tentative de meurtre contre trois wahhabites, en novembre 2006, apr&amp;egrave;s que ces derniers eurent tent&amp;eacute;, selon certaines informations, de s&#039;emparer d&#039;une mosqu&amp;eacute;e de Novi Pazar.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3&gt;D&amp;eacute;fenseurs des droits humains&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En juin, plusieurs ONG ont demand&amp;eacute; au Parlement d&#039;appliquer la D&amp;eacute;claration de l&#039;ONU sur les d&amp;eacute;fenseurs des droits de l&#039;homme. Elles ont soulign&amp;eacute; les risques courus par les femmes qui militaient en Serbie pour le respect des droits fondamentaux. Ces derni&amp;egrave;res &amp;eacute;taient expos&amp;eacute;es &amp;agrave; des violences physiques, des proc&amp;egrave;s abusifs ou des man&amp;#339;uvres visant &amp;agrave; les d&amp;eacute;consid&amp;eacute;rer.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Maja Stojanovi&amp;#263;, condamn&amp;eacute;e en novembre 2005 pour avoir pos&amp;eacute; des affiches appelant &amp;agrave; l&#039;arrestation de Ratko Mladi&amp;#263;, s&#039;est vu enjoindre en juillet de purger dix jours d&#039;emprisonnement parce qu&#039;elle avait refus&amp;eacute; de payer une amende impos&amp;eacute;e par le tribunal. L&#039;amende a finalement &amp;eacute;t&amp;eacute; acquitt&amp;eacute;e par des ONG. Amnesty International la consid&amp;eacute;rait comme une prisonni&amp;egrave;re d&#039;opinion potentielle.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3&gt;Violences contre les femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Examinant le rapport de la Serbie sur son application de la Convention sur l&#039;&amp;eacute;limination de toutes les formes de discrimination &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;gard des femmes, le Comit&amp;eacute; pour l&#039;&amp;eacute;limination de la discrimination &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;gard des femmes s&#039;est inqui&amp;eacute;t&amp;eacute; de la persistance de la violence domestique et a constat&amp;eacute; avec pr&amp;eacute;occupation que certaines des peines dont &amp;eacute;tait punie la violence domestique n&#039;&amp;eacute;taient plus aussi s&amp;eacute;v&amp;egrave;res. Le Comit&amp;eacute; a recommand&amp;eacute; l&#039;adoption d&#039;un plan d&#039;action national pour la promotion de l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; des sexes, ainsi que d&#039;une loi sur la violence au foyer compl&amp;eacute;tant les dispositions pertinentes du Code p&amp;eacute;nal. Le Comit&amp;eacute; a instamment pri&amp;eacute; la Serbie d&#039;adopter le projet de plan national de lutte contre la traite d&#039;&amp;ecirc;tres humains.&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Kosovo&lt;/h2&gt;
&lt;h3&gt;Impunit&amp;eacute; de membres de la communaut&amp;eacute; internationale&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La MINUK n&#039;a pas appliqu&amp;eacute; de mesures permettant aux victimes de violations perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es par des membres de la communaut&amp;eacute; internationale d&#039;exercer un recours et d&#039;obtenir des r&amp;eacute;parations. L&#039;ancien m&amp;eacute;diateur international au Kosovo a &amp;eacute;t&amp;eacute; nomm&amp;eacute; en f&amp;eacute;vrier pr&amp;eacute;sident du Groupe consultatif sur les droits de l&#039;homme, &amp;eacute;tabli en mars 2006 afin de proposer des recours en cas de pr&amp;eacute;judice entra&amp;#238;n&amp;eacute; par des actes ou des omissions de la MINUK. Cette instance s&#039;est r&amp;eacute;unie pour la premi&amp;egrave;re fois au mois de novembre.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;En mai, la Grande Chambre de la Cour europ&amp;eacute;enne des droits de l&#039;homme a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; irrecevables deux plaintes d&amp;eacute;pos&amp;eacute;es contre des &amp;Eacute;tats membres de la Force internationale de paix au Kosovo (KFOR), estimant que les actes et omissions de la MINUK et de la KFOR ne pouvaient pas &amp;ecirc;tre imput&amp;eacute;s &amp;agrave; ces &amp;Eacute;tats d&amp;egrave;s lors qu&#039;ils ne s&#039;&amp;eacute;taient pas produits sur leur territoire et ne r&amp;eacute;sultaient pas de d&amp;eacute;cisions prises par les autorit&amp;eacute;s des pays concern&amp;eacute;s. Une des requ&amp;ecirc;tes avait &amp;eacute;t&amp;eacute; introduite par Agim Behrami, dont le fils Gadaf, douze ans, a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; en mars 2000 par l&#039;explosion d&#039;une bombe &amp;agrave; dispersion. Selon le requ&amp;eacute;rant, cette bombe aurait d&amp;ucirc; &amp;ecirc;tre rep&amp;eacute;r&amp;eacute;e ou d&amp;eacute;samorc&amp;eacute;e par le contingent de la KFOR sous commandement fran&amp;ccedil;ais d&amp;eacute;ploy&amp;eacute; dans le secteur. Le fr&amp;egrave;re cadet de Gadaf, Bekim, a &amp;eacute;t&amp;eacute; gri&amp;egrave;vement bless&amp;eacute;.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Selon certaines all&amp;eacute;gations, la d&amp;eacute;signation d&#039;un nouveau m&amp;eacute;diateur par l&#039;Assembl&amp;eacute;e du Kosovo aurait donn&amp;eacute; lieu &amp;agrave; des man&amp;#339;uvres politiques relevant de l&#039;ing&amp;eacute;rence. Les modalit&amp;eacute;s d&amp;eacute;finies par la loi n&#039;auraient pas &amp;eacute;t&amp;eacute; respect&amp;eacute;es, du fait, notamment, que certains candidats ne remplissaient pas les crit&amp;egrave;res d&amp;eacute;finis pour occuper cette fonction. En octobre, la nomination du nouveau m&amp;eacute;diateur a finalement &amp;eacute;t&amp;eacute; repouss&amp;eacute;e &amp;agrave; une date ult&amp;eacute;rieure, apr&amp;egrave;s que plusieurs ONG nationales et internationales, dont Amnesty International, eurent exprim&amp;eacute; leurs pr&amp;eacute;occupations.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Homicides ill&amp;eacute;gaux&lt;/h3&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le 10 f&amp;eacute;vrier, lors d&#039;une manifestation organis&amp;eacute;e par l&#039;ONG Vet&amp;euml;vendosje! (Autod&amp;eacute;termination) contre le Plan Ahtisaari, Mon Balaj et Arben Xheladini ont &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s tandis que Zenel Zeneli &amp;eacute;tait gri&amp;egrave;vement bless&amp;eacute;. Une enqu&amp;ecirc;te men&amp;eacute;e par le d&amp;eacute;partement de la Justice de la MINUK a conclu que Mon Balaj et Arben Xheladini avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute;s par des membres des Forces de police constitu&amp;eacute;es (FPU) roumaines, charg&amp;eacute;s de contr&amp;ocirc;ler une manifestation qui s&#039;&amp;eacute;tait dans l&#039;ensemble d&amp;eacute;roul&amp;eacute;e sans violence, et que leur mort &amp;eacute;tait due &amp;agrave;&amp;#160;l&#039;usage inappropri&amp;eacute; de balles en caoutchouc par au moins un ou peut-&amp;ecirc;tre deux tireurs roumains.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&amp;eacute;s roumaines ont rappel&amp;eacute; en mars 11 policiers d&amp;eacute;ploy&amp;eacute;s au Kosovo, dont le t&amp;eacute;moignage, selon certaines informations, aurait pu &amp;ecirc;tre crucial pour l&#039;enqu&amp;ecirc;te. Elles ont indiqu&amp;eacute; par la suite qu&#039;elles ne disposaient pas d&#039;&amp;eacute;l&amp;eacute;ments suffisants pour ouvrir une information p&amp;eacute;nale sur cette affaire. Le Groupe consultatif sur les droits de l&#039;homme a annonc&amp;eacute; au mois de d&amp;eacute;cembre qu&#039;il allait examiner un recours form&amp;eacute; par les familles de Mon Balaj et d&#039;Arben Xheladini.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Normes d&#039;&amp;eacute;quit&amp;eacute; des proc&amp;egrave;s&lt;/h3&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Le proc&amp;egrave;s d&#039;Albin Kurti, dirigeant de l&#039;ONG Vet&amp;euml;vendosje! jug&amp;eacute; pour son r&amp;ocirc;le dans l&#039;organisation de la manifestation du 10 f&amp;eacute;vrier et pour sa participation &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;v&amp;eacute;nement, pourrait ne pas avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; men&amp;eacute; conform&amp;eacute;ment &amp;agrave; la l&amp;eacute;gislation en vigueur au Kosovo ni aux normes internationales d&#039;&amp;eacute;quit&amp;eacute;. Les poursuites p&amp;eacute;nales semblaient r&amp;eacute;pondre &amp;agrave; des motivations politiques, et la comparution du pr&amp;eacute;venu devant une juridiction form&amp;eacute;e de magistrats internationaux trahissait un manque d&#039;ind&amp;eacute;pendance de l&#039;appareil judiciaire. Albin Kurti &amp;eacute;tait toujours en r&amp;eacute;sidence surveill&amp;eacute;e &amp;agrave; la fin de l&#039;ann&amp;eacute;e.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;h3&gt;Impunit&amp;eacute; pour les disparitions forc&amp;eacute;es, enl&amp;egrave;vements, et autres crimes de guerre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs contribuaient &amp;agrave; la persistance de l&#039;impunit&amp;eacute; pour les crimes de guerre&amp;#160;: lenteur et inefficacit&amp;eacute; des enqu&amp;ecirc;tes, absence de r&amp;eacute;elle protection des t&amp;eacute;moins, accumulation des appels en attente de d&amp;eacute;cision, r&amp;eacute;duction du nombre de juges et de procureurs internationaux affect&amp;eacute;s aux affaires relatives &amp;agrave; des crimes de guerre.Les responsables de plus de 3&amp;#160;000 disparitions forc&amp;eacute;es ou enl&amp;egrave;vements n&#039;avaient toujours pas &amp;eacute;t&amp;eacute; inqui&amp;eacute;t&amp;eacute;s par la justice. Les proches des disparus se plaignaient d&#039;&amp;ecirc;tre &amp;agrave; nouveau interrog&amp;eacute;s, &amp;agrave; chaque fois qu&#039;un nouveau contingent de la police de la MINUK prenait en main une affaire. Les procureurs regrettaient que les t&amp;eacute;moins ne soient gu&amp;egrave;re empress&amp;eacute;s &amp;agrave; se manifester.On &amp;eacute;tait toujours sans nouvelles de 1&amp;#160;998 personnes. Parmi elles figuraient des Albanais, des Serbes et des personnes appartenant &amp;agrave; d&#039;autres communaut&amp;eacute;s. Le Bureau des personnes disparues a proc&amp;eacute;d&amp;eacute; &amp;agrave; l&#039;exhumation de 73 corps ou restes humains partiels. Quelque 455 corps exhum&amp;eacute;s n&#039;avaient toujours pas &amp;eacute;t&amp;eacute; identifi&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Droits des minorit&amp;eacute;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les personnes appartenant &amp;agrave; des minorit&amp;eacute;s &amp;eacute;taient exclues des discussions sur le statut futur du Kosovo. La l&amp;eacute;gislation en vigueur contre la discrimination n&#039;&amp;eacute;tait pas appliqu&amp;eacute;e. Les Serbes et les Roms h&amp;eacute;sitaient &amp;agrave; se d&amp;eacute;placer, de crainte d&#039;&amp;ecirc;tre la cible d&#039;attaques &amp;agrave; caract&amp;egrave;re ethnique.Des autocars transportant des passagers serbes ont essuy&amp;eacute; des jets de pierres, lanc&amp;eacute;es par de jeunes Albanais. Des grenades et d&#039;autres engins explosifs ont &amp;eacute;t&amp;eacute; envoy&amp;eacute;s contre des maisons ou des autocars. Les &amp;eacute;glises orthodoxes ont cette ann&amp;eacute;e encore &amp;eacute;t&amp;eacute; pill&amp;eacute;es ou saccag&amp;eacute;es. Le monast&amp;egrave;re orthodoxe de De&amp;#269;an/De&amp;ccedil;ani a notamment &amp;eacute;t&amp;eacute; la cible d&#039;un tir de grenade propuls&amp;eacute;e par roquette. En juillet, une grenade a &amp;eacute;t&amp;eacute; lanc&amp;eacute;e depuis le bord de la route contre un minibus qui transportait des Albanais dans le nord du Kosovo, essentiellement peupl&amp;eacute; de Serbes.Les auteurs de tels actes &amp;eacute;taient rarement traduits en justice. Entre 600 et 700 affaires, portant sur des actes de violence interethnique survenus en mars 2004, n&#039;avaient toujours pas &amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;eacute;lucid&amp;eacute;es.
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt;Esmin Hamza et &amp;laquo;&amp;#160;AK&amp;#160;&amp;raquo; (ce dernier &amp;eacute;tant mineur) ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnus coupables en juin 2007 par le tribunal de district de Prizren d&#039;incitation &amp;agrave; la haine nationale, raciale et religieuse et de participation &amp;agrave; une entreprise criminelle commune, pour des faits remontant au mois de mars 2004. Ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s respectivement &amp;agrave; quatre ans d&#039;emprisonnement et &amp;agrave; deux ans de d&amp;eacute;tention dans un &amp;eacute;tablissement correctionnel.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Des progr&amp;egrave;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enregistr&amp;eacute;s dans quelques affaires d&amp;eacute;j&amp;agrave; anciennes. Au mois de mars, Jeton Kiqina a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; &amp;agrave; seize ans d&#039;emprisonnement pour meurtre ou tentative de meurtre, en ao&amp;ucirc;t 2001, contre cinq membres de la famille de Hamit Hajra, un policier albanais du Kosovo qui avait coop&amp;eacute;r&amp;eacute; avec les autorit&amp;eacute;s serbes. Un Albanais a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; en octobre pour sa participation pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;e au meurtre de 14 Serbes, en juillet 1999 &amp;agrave; Staro Gra&amp;#269;ko. Le proc&amp;egrave;s de Florim Ejupi, accus&amp;eacute; d&#039;un attentat &amp;agrave; la bombe commis en f&amp;eacute;vrier 2001 contre l&#039;autocar du Ni&amp;#353; Express, pr&amp;egrave;s de Podujevo/&amp;euml;, a d&amp;eacute;but&amp;eacute; en octobre. Cet attentat avait fait 12 morts et 22 bless&amp;eacute;s graves, tous serbes.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;Le droit au retour &amp;#8211;&amp;#160;minorit&amp;eacute;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs &amp;Eacute;tats membres de l&#039;Union europ&amp;eacute;enne et du Conseil de l&#039;Europe envisageaient de renvoyer de force au Kosovo des personnes appartenant &amp;agrave; des minorit&amp;eacute;s, sans attendre que les conditions d&#039;un retour en toute s&amp;eacute;curit&amp;eacute; soient r&amp;eacute;unies.Quelque 280 personnes, dont des Roms venant de camps contamin&amp;eacute;s par le plomb, ont regagn&amp;eacute; le quartier rom du sud de Mitrovica/&amp;euml;, o&amp;ugrave; elles se sont install&amp;eacute;es dans de nouveaux logements. D&#039;autres restaient d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es, en particulier &amp;agrave; Leposavi&amp;#263;, dans le nord du Kosovo, o&amp;ugrave; des familles roms vivaient toujours sans b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier d&#039;&amp;eacute;quipements collectifs ni d&#039;infrastructures, sous la menace d&#039;expulsions. Les Serbes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;s en mars 2004 ne pouvaient toujours pas rentrer chez eux. Les autorit&amp;eacute;s ne s&#039;impliquaient gu&amp;egrave;re dans l&#039;application des accords de retour et de r&amp;eacute;int&amp;eacute;gration. Certaines municipalit&amp;eacute;s ont cependant cherch&amp;eacute; &amp;agrave; apporter leur aide aux candidats au retour.&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Violences contre les femmes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La traite &amp;agrave; des fins de prostitution forc&amp;eacute;e restait un probl&amp;egrave;me inqui&amp;eacute;tant. La majorit&amp;eacute; des femmes victimes de ce fl&amp;eacute;au faisaient l&#039;objet d&#039;un trafic int&amp;eacute;rieur ou &amp;eacute;taient amen&amp;eacute;es depuis l&#039;Albanie voisine. Les pouvoirs publics n&#039;ont pas appliqu&amp;eacute; la directive administrative visant &amp;agrave; aider et &amp;agrave; soutenir les victimes de la traite.L&#039;appareil judiciaire ne faisait pas respecter la l&amp;eacute;gislation en vigueur sur la violence domestique, qui pr&amp;eacute;voyait notamment des ordonnances de protection. Ces derni&amp;egrave;res n&#039;&amp;eacute;taient pas &amp;eacute;dict&amp;eacute;es dans les d&amp;eacute;lais prescrits par la loi et ne mettaient pas les femmes &amp;agrave; l&#039;abri de la violence.&lt;br /&gt;
&lt;h2&gt;Visites et documents d&#039;Amnesty International&lt;/h2&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li class=&quot;bulletPointVisit&quot;&gt;Des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s d&#039;Amnesty International se sont rendus au Kosovo en novembre et d&amp;eacute;cembre.&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;bulletPointReport&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/en/library/info/EUR01/001/2007&quot;&gt;Europe and Central Asia: Summary of Amnesty International&#039;s Concerns in the Region, July - December 2006&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (EUR&amp;#160;01/001/2007).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;bulletPointReport&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/en/report/info/EUR01/010/2007&quot;&gt;Europe and Central Asia: Summary of Amnesty International&#039;s Concerns in the Region, January &amp;#8211; June 2007&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (EUR&amp;#160;01/010/2007).&lt;/li&gt;
&lt;li class=&quot;bulletPointReport&quot;&gt;&lt;em&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/report/info/EUR70/004/2007&quot;&gt;Kosovo (Serbie). Non au retour forc&amp;eacute; des minorit&amp;eacute;s au Kosovo&lt;/a&gt;&lt;/em&gt; (EUR&amp;#160;70/004/2007).&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 00:42:02 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">7309 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Serbie - Amnesty International Rapport 2007</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/region/serbia/report-2007</link>
 <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les suspects mis en accusation par le Tribunal p&amp;eacute;nal international pour l&#039;ex-Yougoslavie (le Tribunal) n&#039;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s par la Serbie ni, a fortiori, remis &amp;agrave; cette juridiction, ce qui a entra&amp;icirc;n&amp;eacute; la suspension des n&amp;eacute;gociations avec l&#039;Union europ&amp;eacute;enne (UE) en vue d&#039;un accord de stabilisation et d&#039;association. Des fonctionnaires subalternes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; traduits devant les tribunaux de Serbie pour crimes de guerre. Les Roms et d&#039;autres minorit&amp;eacute;s &amp;eacute;taient toujours victimes de discriminations, notamment au Kosovo.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;&amp;Eacute;volution politique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Constatant que les autorit&amp;eacute;s de Serbie-et-Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro ne faisaient rien pour arr&amp;ecirc;ter les personnes mises en accusation par le Tribunal, et en premier lieu le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral bosno-serbe Ratko Mladić, l&#039;UE a suspendu le 2 mai les n&amp;eacute;gociations en vue d&#039;un accord de stabilisation et d&#039;association. Les n&amp;eacute;gociations n&#039;avaient pas repris &amp;agrave; la fin de l&#039;ann&amp;eacute;e. Le 14 d&amp;eacute;cembre, en revanche, l&#039;adh&amp;eacute;sion de la Serbie au Partenariat pour la paix, un programme de l&#039;Organisation du trait&amp;eacute; de l&#039;Atlantique nord (OTAN), a &amp;eacute;t&amp;eacute; accept&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro a opt&amp;eacute; pour l&#039;ind&amp;eacute;pendance lors d&#039;un r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum organis&amp;eacute; dans cette R&amp;eacute;publique le 21 mai, mettant ainsi fin &amp;agrave; l&#039;union de la Serbie et du Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro au sein d&#039;un m&amp;ecirc;me &amp;Eacute;tat. Le Conseil de l&#039;Europe continuait de surveiller le respect, par la Serbie, des conditions accept&amp;eacute;es lors de l&#039;adh&amp;eacute;sion de la Serbie-et-Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lors d&#039;un r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum organis&amp;eacute; en octobre, un peu plus de 50 p. cent des votants se sont prononc&amp;eacute;s en faveur de la nouvelle Constitution serbe, qui r&amp;eacute;affirmait l&#039;appartenance &amp;agrave; la Serbie du Kosovo et de la Metohija. La minorit&amp;eacute; albanaise du sud du pays a boycott&amp;eacute; le r&amp;eacute;f&amp;eacute;rendum ; quant aux membres de la communaut&amp;eacute; albanaise du Kosovo, ils n&#039;&amp;eacute;taient pas autoris&amp;eacute;s &amp;agrave; voter.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Statut d&amp;eacute;finitif du Kosovo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les autorit&amp;eacute;s serbes et celles du Kosovo n&#039;&amp;eacute;tant pas parvenues &amp;agrave; s&#039;entendre &amp;agrave; l&#039;issue de pourparlers qui ont dur&amp;eacute; de f&amp;eacute;vrier &amp;agrave; octobre, l&#039;envoy&amp;eacute; sp&amp;eacute;cial des Nations unies au Kosovo a d&amp;eacute;cid&amp;eacute; en novembre, en accord avec le secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies, de reporter toute d&amp;eacute;cision sur le statut d&amp;eacute;finitif du Kosovo &amp;agrave; une date post&amp;eacute;rieure aux &amp;eacute;lections pr&amp;eacute;vues en Serbie en janvier 2007. Le Kosovo, qui faisait toujours partie de la Serbie, &amp;eacute;tait plac&amp;eacute; sous l&#039;autorit&amp;eacute; de la Mission d&#039;administration int&amp;eacute;rimaire des Nations unies au Kosovo (MINUK).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La MINUK a entam&amp;eacute; le 10 mars un processus de transfert des pr&amp;eacute;rogatives gouvernementales aux institutions provisoires pour une auto-administration d&amp;eacute;mocratique du Kosovo. Le repr&amp;eacute;sentant sp&amp;eacute;cial du secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies au Kosovo a annonc&amp;eacute; le 1er juin que les pr&amp;eacute;paratifs en vue du d&amp;eacute;part de la MINUK avaient d&amp;eacute;but&amp;eacute;. L&#039;UE pr&amp;eacute;parait de son c&amp;ocirc;t&amp;eacute; le transfert des comp&amp;eacute;tences de la MINUK &amp;agrave; l&#039;op&amp;eacute;ration de gestion de crise qu&#039;elle entendait mener.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Crimes de guerre et impunit&amp;eacute;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L&#039;ancien pr&amp;eacute;sident serbe Slobodan Milo&amp;scaron;ević a succomb&amp;eacute; &amp;agrave; une crise cardiaque le 11 mars dans le centre de d&amp;eacute;tention du Tribunal. Il comparaissait devant le Tribunal pour crimes de guerre et crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine, en Croatie et au Kosovo, ainsi que pour g&amp;eacute;nocide en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Tribunal a encore restreint les conditions dans lesquelles l&#039;ancien Premier ministre du Kosovo, Ramush Haradinaj, pouvait intervenir sur la sc&amp;egrave;ne politique int&amp;eacute;rieure. Mis en accusation le 24 f&amp;eacute;vrier 2005 pour crimes contre l&#039;humanit&amp;eacute; et crimes de guerre, ce dernier avait &amp;eacute;t&amp;eacute; remis en libert&amp;eacute; provisoire par le Tribunal en juin 2005. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; r&amp;eacute;&amp;eacute;lu le 20 mai 2006 &amp;agrave; la t&amp;ecirc;te de l&#039;Aleanca p&amp;euml;r Ardhm&amp;euml;rin&amp;euml; e Kosov&amp;euml;s(AAK, Alliance pour l&#039;avenir du Kosovo).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En juin, la procureure du Tribunal, Carla del Ponte, a indiqu&amp;eacute; au Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des Nations unies que la coop&amp;eacute;ration de la Serbie avec le Tribunal restait&amp;laquo; une source de probl&amp;egrave;mes et de d&amp;eacute;ceptions &amp;raquo;, malgr&amp;eacute; certains progr&amp;egrave;s en mati&amp;egrave;re d&#039;acc&amp;egrave;s aux archives et aux documents. La procureure a &amp;eacute;galement constat&amp;eacute; avec pr&amp;eacute;occupation que la MINUK refusait de coop&amp;eacute;rer pleinement avec le Tribunal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 21 juin, les actes d&#039;accusation (pour crimes de guerre commis au Kosovo) de six responsables serbes ayant exerc&amp;eacute; des fonctions politiques, polici&amp;egrave;res ou militaires ont &amp;eacute;t&amp;eacute; joints en une seule instance. La proc&amp;eacute;dure a &amp;eacute;t&amp;eacute; engag&amp;eacute;e en juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 27 f&amp;eacute;vrier, les audiences publiques sur l&#039;affaire opposant la Bosnie-Herz&amp;eacute;govine &amp;agrave; la Serbie-et-Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro, accus&amp;eacute;e de g&amp;eacute;nocide, ont commenc&amp;eacute; devant la Cour internationale de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 17 novembre, le Tribunal a transmis &amp;agrave; la justice serbe l&#039;acte d&#039;accusation concernant Vladimir Kovačević, &amp;agrave; qui &amp;eacute;taient imput&amp;eacute;s six chefs de crimes de guerre li&amp;eacute;s au bombardement de Dubrovnik, en Croatie.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Serbie&lt;/h2&gt;
&lt;h3&gt;Proc&amp;egrave;s pour crimes de guerre devant les tribunaux nationaux&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les travaux de la chambre sp&amp;eacute;ciale charg&amp;eacute;e des crimes de guerre au sein du tribunal de district de Belgrade ont progress&amp;eacute;. Cependant, la Cour supr&amp;ecirc;me continuait &amp;agrave; annuler des condamnations pour crimes de guerre et &amp;agrave; faire rejuger ces affaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le proc&amp;egrave;s de cinq anciens membres de l&#039;unit&amp;eacute; paramilitaire des Scorpions, accus&amp;eacute;s de crimes de guerre, s&#039;est poursuivi. Le meurtre de six civils musulmans, perp&amp;eacute;tr&amp;eacute; en 1995 &amp;agrave; Godinjske Bare, pr&amp;egrave;s de Trnovo, en Bosnie-Herz&amp;eacute;govine, leur &amp;eacute;tait imput&amp;eacute; ainsi qu&#039;&amp;agrave; trois autres hommes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Milan Bulić a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; le 30 janvier &amp;agrave; huit ans d&#039;emprisonnement pour sa participation &amp;agrave; des crimes de guerre perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;s en 1991 en Croatie contre des civils croates. Quatorze autres accus&amp;eacute;s dans la m&amp;ecirc;me affaire avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s en d&amp;eacute;cembre 2005.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Au mois de mars, l&#039;avis de recherche diffus&amp;eacute; par Interpol &amp;agrave; la demande de la Serbie contre Agim &amp;Ccedil;eku, Premier ministre du Kosovo, ancien chef d&#039;&amp;eacute;tat-major de l&#039;Ushtria &amp;Ccedil;lirimtare e Kosov&amp;euml;s (U&amp;Ccedil;K, Arm&amp;eacute;e de lib&amp;eacute;ration du Kosovo) et commandant en chef du Trupa Mbrojt&amp;euml;se e Kosov&amp;euml;s (Corps de protection du Kosovo), a &amp;eacute;t&amp;eacute; retir&amp;eacute; &amp;agrave; la demande du repr&amp;eacute;sentant sp&amp;eacute;cial du secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral des Nations unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Au mois d&#039;avril, le repr&amp;eacute;sentant sp&amp;eacute;cial a contest&amp;eacute;, en vain, la comp&amp;eacute;tence des tribunaux serbes dans une affaire mettant en cause un ancien combattant de l&#039;U&amp;Ccedil;K, Anton Lekaj. Ce dernier a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; le 18 septembre &amp;agrave; treize ann&amp;eacute;es d&#039;emprisonnement pour le viol d&#039;une jeune Rom au Kosovo, le meurtre de trois hommes de la m&amp;ecirc;me communaut&amp;eacute;, et d&#039;autres crimes de guerre.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Disparitions forc&amp;eacute;es&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs groupes de d&amp;eacute;fense des droits humains ont demand&amp;eacute;, en f&amp;eacute;vrier, la mise en place d&#039;une commission d&#039;enqu&amp;ecirc;te parlementaire sur la mani&amp;egrave;re dont les pouvoirs publics auraient tent&amp;eacute; de dissimuler le transport vers la Serbie des corps d&#039;Albanais du Kosovo tu&amp;eacute;s en 1999. Certains de ces corps ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;pos&amp;eacute;s dans des fosses communes ; d&#039;autres auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; br&amp;ucirc;l&amp;eacute;s dans une fonderie, &amp;agrave; Mačkatica. Les d&amp;eacute;pouilles de plus de 700 Albanais du Kosovo ont &amp;eacute;t&amp;eacute; retrouv&amp;eacute;es dans des charniers. Le retour de ces restes au Kosovo s&#039;est termin&amp;eacute; le 30 juin. Selon des informations publi&amp;eacute;es en septembre, des enqu&amp;ecirc;tes de police ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ouvertes, mais aucune inculpation n&#039;avait &amp;eacute;t&amp;eacute; annonc&amp;eacute;e &amp;agrave; la fin de l&#039;ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 2 octobre a d&amp;eacute;but&amp;eacute;, devant la chambre sp&amp;eacute;ciale charg&amp;eacute;e des crimes de guerre au sein du tribunal de district de Belgrade, le proc&amp;egrave;s de huit anciens policiers inculp&amp;eacute;s le 25 avril du meurtre, commis en mars 1999 &amp;agrave; Suva Reka, de 48 civils albanais appartenant tous, sauf un, &amp;agrave; la m&amp;ecirc;me famille. Les corps de certaines des victimes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; exhum&amp;eacute;s &amp;agrave; Batajnica. Parmi les accus&amp;eacute;s figuraient notamment l&#039;ancien commandant de la police sp&amp;eacute;ciale du Kosovo, Radoslav Mitrović, et le chef de la police de Suva Reka, Radojko Repanović.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 13 novembre s&#039;est ouvert le proc&amp;egrave;s de deux anciens policiers inculp&amp;eacute;s en ao&amp;ucirc;t du meurtre de trois fr&amp;egrave;res, Albanais du Kosovo dot&amp;eacute;s de la nationalit&amp;eacute; am&amp;eacute;ricaine.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Torture et mauvais traitements&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Entr&amp;eacute; en vigueur le 1er janvier, le nouveau Code p&amp;eacute;nal serbe d&amp;eacute;finit d&amp;eacute;sormais la torture comme une infraction sp&amp;eacute;cifique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon un rapport du Comit&amp;eacute; europ&amp;eacute;en pour la pr&amp;eacute;vention de la torture et des peines ou traitements inhumains ou d&amp;eacute;gradants (CPT), de nombreuses personnes plac&amp;eacute;es en d&amp;eacute;tention affirmaient avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; tortur&amp;eacute;es ou maltrait&amp;eacute;es, g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement au moment de leur arrestation ou dans les heures qui avaient suivi, pendant leur garde &amp;agrave; vue. Les actes d&amp;eacute;nonc&amp;eacute;s visaient manifestement &amp;agrave; extorquer des &amp;laquo; aveux &amp;raquo; aux d&amp;eacute;tenus. Plusieurs formes de torture &amp;eacute;taient cit&amp;eacute;es, dont la falaka, qui consiste &amp;agrave; frapper la victime sur la plante des pieds.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Au mois de novembre, la police aurait fait usage d&#039;une force excessive face au mouvement de protestation survenu dans une prison parce que le gouvernement n&#039;avait pas appliqu&amp;eacute; une loi d&#039;amnistie. Une cinquantaine de prisonniers ont &amp;eacute;t&amp;eacute; hospitalis&amp;eacute;s ou plac&amp;eacute;s &amp;agrave; l&#039;isolement. Certains d&#039;entre eux n&#039;ont pas pu recevoir la visite de leurs avocats ni de leurs proches.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Homicides &amp;agrave; caract&amp;egrave;re politique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Invoquant de graves vices de proc&amp;eacute;dure, la Cour supr&amp;ecirc;me de Serbie a ordonn&amp;eacute; en mai que Milorad Ulemek et l&#039;ancien chef de la police secr&amp;egrave;te Radomir Marković soient rejug&amp;eacute;s. Les deux hommes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnus coupables de tentative de meurtre d&#039;un ministre, Vuk Dra&amp;scaron;ković, et du meurtre de quatre autres personnes. En juin 2005, ils avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s respectivement &amp;agrave; quinze et dix ans d&#039;emprisonnement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Aleksandar Simović a &amp;eacute;t&amp;eacute; interpell&amp;eacute; en novembre. Il &amp;eacute;tait soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute; d&#039;avoir tu&amp;eacute;, en juin 2006, Zoran Vukojević, qui comparaissait comme t&amp;eacute;moin lors du proc&amp;egrave;s des assassins pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s de l&#039;ancien Premier ministre serbe Zoran Đinđić, parmi lesquels figurait &amp;eacute;galement Milorad Ulemek. D&#039;autres inculp&amp;eacute;s dans l&#039;affaire du meurtre de Zoran Đinđić &amp;eacute;taient toujours en fuite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 10 septembre, Ruždija Durović, candidat aux &amp;eacute;lections municipales, a &amp;eacute;t&amp;eacute; tu&amp;eacute; lors d&#039;une fusillade qui a &amp;eacute;clat&amp;eacute; dans un bureau de vote de Novi Pazar, dans la r&amp;eacute;gion du Sandžak. Cet homicide avait vraisemblablement des motifs politiques. Trois autres personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;es. Deux suspects ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s moins de vingt-quatre heures apr&amp;egrave;s les faits et &amp;eacute;taient encore incarc&amp;eacute;r&amp;eacute;s au mois de novembre. Quatre personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; bless&amp;eacute;es en novembre par l&#039;explosion d&#039;un engin lanc&amp;eacute; &amp;agrave; l&#039;int&amp;eacute;rieur du domicile d&#039;un responsable du Stranka Demokratske Akcije (SDA, Parti d&#039;action d&amp;eacute;mocratique).&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;D&amp;eacute;fenseurs des droits humains&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs proc&amp;eacute;dures visant la directrice du Comit&amp;eacute; des juristes pour les droits humains, Biljana Kovačević-Vučo, et la directrice du Centre de droit humanitaire, Nata&amp;scaron;a Kandić, ont donn&amp;eacute; lieu &amp;agrave; des poursuites apparemment engag&amp;eacute;es dans l&#039;intention de nuire et pour des raisons politiques. Les deux femmes se voyaient notamment imputer des faits de diffamation.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Discrimination &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;gard des minorit&amp;eacute;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Au mois d&#039;octobre, huit supporters d&#039;une &amp;eacute;quipe de football ont &amp;eacute;t&amp;eacute; inculp&amp;eacute;s &amp;agrave; Čačak pour avoir injuri&amp;eacute; en termes racistes un joueur zimbabw&amp;eacute;en, et 152 supporters de Belgrade ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;s en raison de leur comportement raciste lors d&#039;une rencontre de leur club avec l&#039;&amp;eacute;quipe de Novi Pazar, essentiellement constitu&amp;eacute;e de joueurs musulmans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 6 f&amp;eacute;vrier, le tribunal municipal de &amp;Scaron;abac a reconnu Bogdan Vaslijević coupable d&#039;avoir &lt;em&gt;&amp;laquo; viol&amp;eacute; le principe de l&#039;&amp;eacute;galit&amp;eacute; des citoyens &amp;raquo;&lt;/em&gt; en interdisant &amp;agrave; trois Roms d&#039;entrer dans une piscine, le 8 juillet 2000. L&#039;accus&amp;eacute; a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; &amp;agrave; trois mois d&#039;emprisonnement avec sursis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 6 mars, le Comit&amp;eacute; pour l&#039;&amp;eacute;limination de la discrimination raciale [ONU] a estim&amp;eacute; que la Serbie-et-Mont&amp;eacute;n&amp;eacute;gro n&#039;avait pas offert de recours effectif &amp;agrave; Dragan Durmić, un Rom qui s&#039;&amp;eacute;tait vu refuser l&#039;entr&amp;eacute;e dans une discoth&amp;egrave;que de Belgrade en mars 2000.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Violences contre les femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La violence contre les femmes, et notamment la violence au foyer et la traite &amp;agrave; des fins de prostitution forc&amp;eacute;e, restait un ph&amp;eacute;nom&amp;egrave;ne tr&amp;egrave;s r&amp;eacute;pandu. Le minist&amp;egrave;re du Travail, de l&#039;Emploi et de la Politique sociale a publi&amp;eacute; le 10 janvier un projet de strat&amp;eacute;gie d&#039;action contre les violences faites aux femmes, mais n&#039;a pas consult&amp;eacute; les organisations f&amp;eacute;minines.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Kosovo&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;En f&amp;eacute;vrier, un r&amp;egrave;glement de la MINUK a supprim&amp;eacute; de fait les pouvoirs que les services du m&amp;eacute;diateur exer&amp;ccedil;aient sur la mission internationale. La proposition, faite le 23 mars, de mettre en place un comit&amp;eacute; consultatif des droits de l&#039;homme destin&amp;eacute; &amp;agrave; remplacer ces services ne pr&amp;eacute;voyait pas la cr&amp;eacute;ation d&#039;un organisme impartial, capable de fournir aux personnes dont les droits seraient viol&amp;eacute;s par la MINUK des voies de recours et des moyens de r&amp;eacute;paration. Ce comit&amp;eacute; n&#039;avait pas &amp;eacute;t&amp;eacute; constitu&amp;eacute; &amp;agrave; la fin de l&#039;ann&amp;eacute;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recommandations concernant le renforcement de la protection des minorit&amp;eacute;s, formul&amp;eacute;es par le Comit&amp;eacute; consultatif de la Convention-cadre pour la protection des minorit&amp;eacute;s nationales [Conseil de l&#039;Europe] et rendues publiques au mois de mars, n&#039;ont pas &amp;eacute;t&amp;eacute; mises en &amp;oelig;uvre. Apr&amp;egrave;s avoir examin&amp;eacute; un rapport de la MINUK, en juillet, le Comit&amp;eacute; des droits de l&#039;homme [ONU] s&#039;est inqui&amp;eacute;t&amp;eacute; des carences constat&amp;eacute;es au Kosovo en mati&amp;egrave;re de protection des droits humains.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En novembre, la Cour europ&amp;eacute;enne des droits de l&#039;homme a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; recevable la requ&amp;ecirc;te contre la France d&amp;eacute;pos&amp;eacute;e par le p&amp;egrave;re d&#039;un enfant de douze ans tu&amp;eacute; en mai 2000 par une sous-munition n&#039;ayant pas explos&amp;eacute;, que les soldats des troupes fran&amp;ccedil;aises de la KFOR (Force internationale de paix au Kosovo, dirig&amp;eacute;e par l&#039;OTAN) avaient omis de d&amp;eacute;samorcer ou de signaler. Le petit fr&amp;egrave;re de la jeune victime avait &amp;eacute;t&amp;eacute; gri&amp;egrave;vement bless&amp;eacute; lors de l&#039;explosion.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Violences interethniques&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La majorit&amp;eacute; des auteurs d&#039;agressions &amp;agrave; caract&amp;egrave;re ethnique continuaient de b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficier d&#039;une totale impunit&amp;eacute;. La plupart de ces agressions consistaient en des jets de pierres par de jeunes Albanais sur des autocars transportant des Serbes. Des grenades ou d&#039;autres engins explosifs ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; lanc&amp;eacute;s contre des autocars ou des maisons. Plusieurs &amp;eacute;glises orthodoxes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; pill&amp;eacute;es et saccag&amp;eacute;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Trois municipalit&amp;eacute;s &amp;agrave; population majoritairement serbe ont d&amp;eacute;cr&amp;eacute;t&amp;eacute; &amp;laquo; l&#039;&amp;eacute;tat d&#039;urgence &amp;raquo; le 2 juin, au lendemain d&#039;attaques motiv&amp;eacute;es, selon les autorit&amp;eacute;s locales, par la haine ethnique, et ont annonc&amp;eacute; leur volont&amp;eacute; de ne plus reconna&amp;icirc;tre l&#039;autorit&amp;eacute; de la police de la MINUK et du Sh&amp;euml;rbimi Policor &amp;euml; Kosov&amp;euml;s(SPK, Service de police du Kosovo). Des renforts de police internationaux ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;ploy&amp;eacute;s sur place et les agents albanais du SPK ont &amp;eacute;t&amp;eacute; retir&amp;eacute;s du terrain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 1er juin, un jeune Serbe a &amp;eacute;t&amp;eacute; abattu sur la route reliant Zvečan/Zve&amp;ccedil;an &amp;agrave; Zitkovac/Zhitkoc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Un Serbe &amp;acirc;g&amp;eacute; de soixante-huit ans, revenu chez lui, &amp;agrave; Klin&amp;euml;/Klina, en 2005, aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; abattu &amp;agrave; son domicile le 20 juin 2006.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Toujours au mois de juin, deux familles roms auraient quitt&amp;eacute; le village de Zhiti/Zitinje, &amp;agrave; la suite d&#039;un incident pour lequel un membre de la communaut&amp;eacute; albanaise a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; un peu plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Proc&amp;egrave;s pour crimes de guerre&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les auteurs de crimes de guerre contre les Serbes et les autres minorit&amp;eacute;s continuaient &amp;agrave; jouir de l&#039;impunit&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Un ancien combattant de l&#039;U&amp;Ccedil;K, Selim Krasniqi, et deux autres personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; reconnus coupables, le 11 ao&amp;ucirc;t, d&#039;avoir enlev&amp;eacute; en 1998 des membres de la communaut&amp;eacute; albanaise soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;s de collaboration avec les autorit&amp;eacute;s serbes, et de les avoir maltrait&amp;eacute;s dans un camp de l&#039;U&amp;Ccedil;K. Ces trois hommes &amp;eacute;taient jug&amp;eacute;s par une commission internationale de magistrats si&amp;eacute;geant au tribunal de district de Gnjilan&amp;euml;/Gjilan. Ils ont &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; sept ann&amp;eacute;es d&#039;emprisonnement. Le Premier ministre, Agim &amp;Ccedil;eku, a suscit&amp;eacute; un toll&amp;eacute; en rendant visite &amp;agrave; Selim Krasniqi dans sa prison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La police de la MINUK n&#039;a pas enqu&amp;ecirc;t&amp;eacute; sur plusieurs affaires non &amp;eacute;lucid&amp;eacute;es d&#039;enl&amp;egrave;vements de personnes appartenant &amp;agrave; des minorit&amp;eacute;s ethniques. Exhum&amp;eacute;s au Kosovo, les corps de 29 personnes non albanaises, dont un certain nombre de Serbes, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; remis le 13 octobre aux autorit&amp;eacute;s serbes et aux familles, en vue d&#039;un enterrement &amp;agrave; Belgrade.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Recours excessif &amp;agrave; la force par la police&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 25 mai, 56 personnes (33 femmes, 20 enfants et trois hommes) ont d&amp;ucirc; &amp;ecirc;tre soign&amp;eacute;es pour diverses l&amp;eacute;sions, notamment pour des troubles caus&amp;eacute;s par le gaz lacrymog&amp;egrave;ne, apr&amp;egrave;s une intervention violente de la police de la MINUK dans le village de Krusha e Vog&amp;euml;l/Mala Kru&amp;scaron;a. Des femmes avaient encercl&amp;eacute; un convoi de v&amp;eacute;hicules blind&amp;eacute;s de la MINUK, qui escortait les avocats de Dragoljub Ojdanić, mis en accusation par le Tribunal pour son r&amp;ocirc;le pr&amp;eacute;sum&amp;eacute; dans le meurtre, en 1999, de plus d&#039;une centaine d&#039;hommes et de jeunes gar&amp;ccedil;ons de ce village. Selon une enqu&amp;ecirc;te de la MINUK, la police aurait fait usage d&#039;une force raisonnable, mais elle aurait pu &amp;eacute;viter ces troubles moyennant davantage de pr&amp;eacute;paration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des agents de la MINUK et du SPK ont &amp;agrave; plusieurs reprises fait usage d&#039;une force excessive pour r&amp;eacute;primer des manifestations pacifiques organis&amp;eacute;es par l&#039;organisation non gouvernementale Vet&amp;euml;vendosje ! (Autod&amp;eacute;termination !) contre la mission internationale et pour d&amp;eacute;noncer les n&amp;eacute;gociations en cours sur le statut du Kosovo.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le 23 ao&amp;ucirc;t, 15 personnes auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; maltrait&amp;eacute;es au commissariat de Pristina apr&amp;egrave;s leur interpellation. Le m&amp;eacute;diateur par int&amp;eacute;rim a demand&amp;eacute; au parquet d&#039;ouvrir une enqu&amp;ecirc;te sur les circonstances dans lesquelles un homme avait eu le bras et le nez cass&amp;eacute;s et avait souffert de l&amp;eacute;sions aux yeux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; Le commandant du SPK de Peja/Peć et deux de ses subordonn&amp;eacute;s ont &amp;eacute;t&amp;eacute; suspendus le 6 d&amp;eacute;cembre, apr&amp;egrave;s la mort d&#039;un d&amp;eacute;tenu en garde &amp;agrave; vue.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Discrimination&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; La plupart des familles roms, ashkalis et &lt;em&gt;&amp;laquo; &amp;eacute;gyptiennes &amp;raquo;&lt;/em&gt; qui vivaient sur des sites contamin&amp;eacute;s par le plomb pr&amp;egrave;s de Mitrovic&amp;euml;/Mitrovica se sont volontairement install&amp;eacute;es au d&amp;eacute;but de l&#039;ann&amp;eacute;e dans un ancien camp militaire situ&amp;eacute; &amp;agrave; Osterode. Quelques Roms sont rest&amp;eacute;s sur un des sites jusqu&#039;&amp;agrave; ce que celui-ci soit d&amp;eacute;truit par le feu. Il n&#039;y a pas eu de consultation s&amp;eacute;rieuse des int&amp;eacute;ress&amp;eacute;s avant leur d&amp;eacute;placement, notamment sur la reconstruction de leurs anciens logements, dans le quartier rom du sud de Mitrovic&amp;euml;/Mitrovica. Certaines de ces personnes sont revenues en d&amp;eacute;cembre dans ce quartier, o&amp;ugrave; elles ont pu emm&amp;eacute;nager dans de nouveaux b&amp;acirc;timents.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au motif que la MINUK n&#039;&amp;eacute;tait pas partie &amp;agrave; la Convention europ&amp;eacute;enne des droits de l&#039;homme, la Cour europ&amp;eacute;enne des droits de l&#039;homme a estim&amp;eacute; en f&amp;eacute;vrier qu&#039;elle n&#039;avait pas comp&amp;eacute;tence pour examiner la requ&amp;ecirc;te soumise par ces personnes, qui consid&amp;eacute;raient que leurs droits &amp;eacute;conomiques et sociaux avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; viol&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;bull; D&amp;eacute;but 2006, un haut grad&amp;eacute; du SPK aurait &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;mis de ses fonctions et plusieurs de ses agents auraient &amp;eacute;t&amp;eacute; contraints de suivre un stage de formation, &amp;agrave; la suite d&#039;une plainte d&amp;eacute;pos&amp;eacute;e par deux homosexuels aupr&amp;egrave;s du chef de la police de la MINUK. Agress&amp;eacute;s le 31 d&amp;eacute;cembre 2005 dans un village proche de Pristina, les deux hommes avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; conduits &amp;agrave; l&#039;h&amp;ocirc;pital par des agents du SPK, qui les avaient dans un premier temps invit&amp;eacute;s &amp;agrave; porter plainte. Toutefois, lorsque ces agents avaient appris leur homosexualit&amp;eacute;, ils s&#039;&amp;eacute;taient mis &amp;agrave; les injurier et &amp;agrave; les traiter de fa&amp;ccedil;on d&amp;eacute;gradante. Ils leur auraient &amp;eacute;galement dit que l&#039;homosexualit&amp;eacute; &amp;eacute;tait ill&amp;eacute;gale au Kosovo, ce qui est faux.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Retour des r&amp;eacute;fugi&amp;eacute;s&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les retours au Kosovo de personnes d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es par le conflit restaient peu nombreux. On a toutefois appris en juin que quelque 400 Serbes avaient accept&amp;eacute; de rentrer chez eux, &amp;agrave; Babush, un village proche de Ferizaj/Uro&amp;scaron;evac. Les personnes renvoy&amp;eacute;es de force au Kosovo par des &amp;Eacute;tats membres de l&#039;UE n&#039;ont re&amp;ccedil;u que rarement le soutien et l&#039;assistance des autorit&amp;eacute;s.&lt;/p&gt;
&lt;h3&gt;Violences contre les femmes&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;La police de la MINUK recevait jusqu&#039;&amp;agrave; trois plaintes quotidiennes pour violence domestique. Le minist&amp;egrave;re de la Justice et de l&#039;Assistance sociale a accept&amp;eacute; en juillet de financer un centre d&#039;h&amp;eacute;bergement pour femmes &amp;agrave; Gjakova/Đakovica. Il a &amp;eacute;galement promis son aide financi&amp;egrave;re &amp;agrave; d&#039;autres centres de ce type.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La traite d&#039;&amp;ecirc;tres humains &amp;agrave; des fins de prostitution forc&amp;eacute;e restait tr&amp;egrave;s r&amp;eacute;pandue. &amp;Agrave; la connaissance d&#039;Amnesty International, 45 proc&amp;eacute;dures p&amp;eacute;nales relatives &amp;agrave; des affaires de traite de femmes se d&amp;eacute;roulaient au mois de juillet. La mise en &amp;oelig;uvre du plan d&#039;action du Kosovo contre la traite, rendu public en 2005, n&#039;avait gu&amp;egrave;re avanc&amp;eacute;.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Visites d&#039;Amnesty International&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Des d&amp;eacute;l&amp;eacute;gu&amp;eacute;s d&#039;Amnesty International se sont rendus au Kosovo en avril.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Autres documents d&#039;Amnesty International&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&quot;http://web.amnesty.org/library/index/engeur010172006&quot;&gt;Europe and Central Asia: Summary of Amnesty International&#039;s concerns in the region, January-June 2006&lt;/a&gt; (EUR 01/017/2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&quot;http://web.amnesty.org/library/index/engeur700082006&quot;&gt;Kosovo/Kosova (Serbia): Human rights protection in post-status Kosovo/Kosova &amp;ndash; Amnesty International&#039;s recommendations relating to talks on the final status of Kosovo/Kosova&lt;/a&gt; (EUR 70/008/2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&quot;http://web.amnesty.org/library/index/engeur700112006&quot;&gt;Kosovo (Serbia and Montenegro): United Nations Interim Administration Mission in Kosovo (UNMIK) &amp;ndash; Conclusions of the Human Rights Committee, 86th Session, July 2006&lt;/a&gt; (EUR 70/011/2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- &lt;a href=&quot;http://web.amnesty.org/library/index/engeur700152006&quot;&gt;Kosovo (Serbia): The UN in Kosovo &amp;ndash; a legacy of impunity&lt;/a&gt; (EUR 70/015/2006).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/balkans/serbia">Serbie</category>
 <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 00:24:45 +0000</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">6603 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
</channel>
</rss>
