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 <title>Subscribe to Highlighted Research</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/library/highlighted-research</link>
 <description>A chronological listing of Report Abstracts for the Research page</description>
 <language>fr</language>
<item>
 <title>Nord-Kivu : les violences des groupes armés et des forces gouvernementales contre les femmes et les enfants se poursuivent</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/armed-groups-government-forces-abuse-women-and-children-in-north-kivu-20080929</link>
 <description>Dans la province du Nord-Kivu, en R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique du Congo (RDC), les groupes arm&amp;eacute;s continuent de recruter des enfants soldats pour les envoyer combattre dans le conflit en cours.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ceux qui tentent de s&amp;rsquo;enfuir sont tu&amp;eacute;s ou tortur&amp;eacute;s, parfois devant d&amp;rsquo;autres enfants, &amp;agrave; titre dissuasif. Ceux qui, soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;s d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre des combattants rebelles, sont faits prisonniers par l&amp;rsquo;arm&amp;eacute;e r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re, sont maltrait&amp;eacute;s et tortur&amp;eacute;s en d&amp;eacute;tention.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, les femmes et les enfants continuent de subir des violences physiques et sexuelles dans le cadre du conflit indique un nouveau rapport d&#039;Amnesty International, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/en/library/info/AFR62/005/2008/en&quot; title=&quot; No end to the war against women and children&quot;&gt;North Kivu: No end to the war against women and children&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Bas&amp;eacute; sur des recherches et des t&amp;eacute;moignages recueillis par une mission d&amp;rsquo;Amnesty International qui s&amp;rsquo;est rendue au Nord-Kivu en f&amp;eacute;vrier et en mars 2008, le rapport indique que les membres des groupes arm&amp;eacute;s et des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; gouvernementales continuent de se livrer &amp;agrave; des viols et des violences sexuelles contre des femmes, des jeunes filles et des fillettes ainsi que, dans une moindre mesure, contre des hommes et de jeunes gar&amp;ccedil;ons. Des enfants en bas &amp;acirc;ge et des femmes &amp;acirc;g&amp;eacute;es figurent parmi les victimes, dont un grand nombre ont subi un viol collectif ou ont &amp;eacute;t&amp;eacute; viol&amp;eacute;es &amp;agrave; plusieurs reprises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces atteintes aux droits humains interviennent alors m&amp;ecirc;me que le gouvernement et les groupes arm&amp;eacute;s ont sign&amp;eacute;, le 23&amp;nbsp;janvier 2008, un &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;acte d&amp;rsquo;engagement&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; pr&amp;eacute;voyant l&amp;rsquo;arr&amp;ecirc;t imm&amp;eacute;diat de ces atrocit&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport d&amp;rsquo;Amnesty International indique que la moiti&amp;eacute; des anciens enfants soldats qui avaient pu rejoindre leur famille dans le Nord-Kivu dans le cadre d&amp;rsquo;un programme national de d&amp;eacute;mobilisation pourraient avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; de nouveau enr&amp;ocirc;l&amp;eacute;s par des groupes arm&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Frapp&amp;eacute;s &amp;agrave; mort&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Un ancien enfant soldat a racont&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International que deux adolescents avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; frapp&amp;eacute;s &amp;agrave; mort devant lui et d&amp;rsquo;autres jeunes enr&amp;ocirc;l&amp;eacute;s de force, afin que tous comprennent bien qu&amp;rsquo;il ne fallait pas tenter de s&amp;rsquo;enfuir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les gar&amp;ccedil;ons ont &amp;eacute;t&amp;eacute; sortis d&amp;rsquo;une fosse dans le sol et ont &amp;eacute;t&amp;eacute; amen&amp;eacute;s pendant une s&amp;eacute;ance d&#039;entra&amp;icirc;nement, a-t-il expliqu&amp;eacute;, et un commandant en chef du groupe arm&amp;eacute; a alors donn&amp;eacute; l&amp;rsquo;ordre de les frapper. Les soldats et un commandant les ont jet&amp;eacute; &amp;agrave; terre dans la boue et lorsqu&amp;rsquo;ils en ont eu assez de leur donner des coups de pieds, il les ont frapp&amp;eacute;s &amp;agrave; coups de b&amp;acirc;ton. Le ch&amp;acirc;timent a dur&amp;eacute; quatre-vingt-dix minutes, jusqu&#039;&amp;agrave; ce qu&#039;ils meurent, a pr&amp;eacute;cis&amp;eacute; le t&amp;eacute;moin rencontr&amp;eacute; par Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des viols ont &amp;eacute;t&amp;eacute; commis en public et devant des membres de la famille de la victime, y compris des enfants. Des femmes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;es et soumises &amp;agrave; l&#039;esclavage sexuel. Dans de nombreux cas, le viol et les violences sexuelles sont motiv&amp;eacute;s par des consid&amp;eacute;rations ethniques et/ou ont pour objectif de briser mentalement des communaut&amp;eacute;s soup&amp;ccedil;onn&amp;eacute;es d&#039;apporter leur soutien &amp;agrave; des groupes ennemis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Une jeune fille de seize ans victime de viol a racont&amp;eacute; qu&amp;rsquo;elle avait &amp;eacute;t&amp;eacute; enlev&amp;eacute;e par deux jeunes officiers et qu&amp;rsquo;elle avait &amp;eacute;t&amp;eacute; maintenue captive dans un camp militaire du Nord-Kivu pendant plusieurs jours avant d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre lib&amp;eacute;r&amp;eacute;e. Durant la d&amp;eacute;tention, elle a &amp;eacute;t&amp;eacute; viol&amp;eacute;e toutes les nuits par l&amp;rsquo;un des officiers.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autres officiers et soldats du camp semblaient s&amp;rsquo;en moquer et ne se sentaient pas responsables, a-t-elle d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International. La jeune fille souffre d&amp;eacute;sormais de r&amp;eacute;miniscences et de maux de t&amp;ecirc;te persistants.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport d&amp;rsquo;Amnesty International contient des recommandations &amp;agrave; l&amp;rsquo;intention des groupes arm&amp;eacute;s, du gouvernement de la RDC et de la communaut&amp;eacute; internationale pour mettre fin aux atteintes aux droits humains. L&amp;rsquo;organisation appelle notamment les groupes arm&amp;eacute;s &amp;agrave; lib&amp;eacute;rer imm&amp;eacute;diatement tous les enfants int&amp;eacute;gr&amp;eacute;s dans leurs forces&amp;nbsp;; elle pr&amp;eacute;conise &amp;eacute;galement diff&amp;eacute;rentes mesures pour mettre fin &amp;agrave; la violence sexuelle dans toute son horreur.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Le contexte du conflit&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le conflit se poursuit au Nord-Kivu, en d&amp;eacute;pit de la signature d&amp;rsquo;un accord de paix en janvier 2008. Les combats mettent aux prises les Forces arm&amp;eacute;es de la R&amp;eacute;publique d&amp;eacute;mocratique du Congo (FARDC, arm&amp;eacute;e r&amp;eacute;guli&amp;egrave;re), les rebelles du Congr&amp;egrave;s national pour la d&amp;eacute;fense du peuple (CNDP, dirig&amp;eacute; par le g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral dissident Laurent Nkunda), plusieurs milices ma&amp;iuml; ma&amp;iuml; et les Forces d&amp;eacute;mocratiques de lib&amp;eacute;ration du Rwanda (FDLR, groupe arm&amp;eacute; rwandais). Les populations civiles sont les principales victimes de la violence arm&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La reprise des combats dans le Nord-Kivu depuis le 28&amp;nbsp;ao&amp;ucirc;t 2008 a contraint plus de 100&amp;nbsp;000&amp;nbsp;personnes &amp;agrave; quitter leur foyer, dans une r&amp;eacute;gion o&amp;ugrave; les violences ont d&amp;eacute;j&amp;agrave; provoqu&amp;eacute; le d&amp;eacute;placement de plus d&amp;rsquo;un million de civils.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/armedconflict">Conflits armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/armedgroups">Groupes armés</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/children">Enfants</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/region/africa/centralafrica/democraticrepubliccongo">République démocratique du Congo</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/stop-violence-against-women">Halte à la violence contre les femmes</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Mon, 29 Sep 2008 16:58:43 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">6068 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Cambodge : la législation utilisée contre les militants du droit au logement</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/law-used-against-housing-activists-cambodia-20080926</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/cambodia-mittapheap-4-400x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;p&gt;
En 2008, quelque 150&amp;nbsp;000&amp;nbsp;Cambodgiens vivent sous la menace d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre expuls&amp;eacute;s de force de leur logement en raison de conflits fonciers, de confiscations de terres, de projets agro-industriels et d&amp;rsquo;op&amp;eacute;rations d&amp;rsquo;urbanisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des dizaines de milliers de personnes ont &amp;eacute;t&amp;eacute; expuls&amp;eacute;es ces derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es. Un grand nombre d&amp;rsquo;entre elles se sont retrouv&amp;eacute;es sans abri, tandis que d&amp;rsquo;autres &amp;eacute;taient r&amp;eacute;install&amp;eacute;es dans des sites inappropri&amp;eacute;s, d&amp;eacute;pourvus des infrastructures n&amp;eacute;cessaires et des &amp;eacute;quipements de base &amp;ndash;&amp;nbsp;notamment d&amp;rsquo;installations sanitaires&amp;nbsp;&amp;ndash; et n&amp;rsquo;offrant que peu de possibilit&amp;eacute;s d&amp;rsquo;exercer un emploi. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des personnes et des groupes riches et influents impliqu&amp;eacute;s dans des litiges fonciers au Cambodge usent de plus en plus de leur pouvoir pour r&amp;eacute;duire au silence leurs opposants en se servant du syst&amp;egrave;me de justice p&amp;eacute;nale, indique Amnesty International dans un document de synth&amp;egrave;se intitul&amp;eacute; &lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/en/library/info/ASA23/014/2008/en&quot; title=&quot;A Risky business &amp;amp;ndash;&amp;amp;nbsp;defending the right to housing&quot;&gt;&lt;em&gt;A Risky business &amp;ndash;&amp;nbsp;defending the right to housing&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce document expose des cas d&amp;rsquo;atteintes aux droits humains perp&amp;eacute;tr&amp;eacute;es ces deux derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es contre des militants &amp;oelig;uvrant en faveur de la d&amp;eacute;fense des droits &amp;agrave; la terre et contre les expulsions forc&amp;eacute;es. Amnesty International demande que ces d&amp;eacute;fenseurs des droits humains b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient d&amp;rsquo;une meilleure protection. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le chef de village traditionnel Chhea Ny a &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; en ao&amp;ucirc;t 2006 en raison d&amp;rsquo;un conflit foncier qui l&amp;rsquo;opposait de longue date aux autorit&amp;eacute;s locales, &amp;agrave; des entrepreneurs et &amp;agrave; des militaires de haut rang dans le village de Boeung Pram, dans la province de Battambang. Il a &amp;eacute;t&amp;eacute; remis en libert&amp;eacute; en d&amp;eacute;cembre 2007, apr&amp;egrave;s avoir pass&amp;eacute; seize mois en prison. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;J&amp;rsquo;ai &amp;eacute;t&amp;eacute; encha&amp;icirc;n&amp;eacute; dans une cellule obscure pendant une semaine&lt;/em&gt;, a-t-il d&amp;eacute;clar&amp;eacute; &amp;agrave; Amnesty International. &lt;em&gt;J&amp;rsquo;&amp;eacute;tais si malheureux. Je n&amp;rsquo;&amp;eacute;tais pas autoris&amp;eacute; &amp;agrave; me laver. Au bout d&amp;rsquo;une semaine, ils ont retir&amp;eacute; les cha&amp;icirc;nes de mes pieds.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Alors, ils m&amp;rsquo;ont autoris&amp;eacute; &amp;agrave; sortir dans la lumi&amp;egrave;re du jour et m&#039;ont pr&amp;eacute;sent&amp;eacute; des excuses. Ils m&#039;ont expliqu&amp;eacute; qu&#039;ils avaient fait une erreur et avaient [sanctionn&amp;eacute;] la mauvaise personne.&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Le cas de Chhea Ny illustre de mani&amp;egrave;re flagrante ce qui se passe lorsque le syst&amp;egrave;me judiciaire ne prot&amp;egrave;ge pas les droits humains et ne rend pas justice, a indiqu&amp;eacute; Brittis Edman, chercheuse sur le Cambodge &amp;agrave; Amnesty International. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;L&amp;rsquo;augmentation rapide du nombre de militants pacifiques du droit &amp;agrave; la terre qui se retrouvent derri&amp;egrave;re les barreaux constitue en soi un sujet de pr&amp;eacute;occupation majeur. En outre, chaque d&amp;eacute;fenseur des droits humains emprisonn&amp;eacute; devient un outil servant &amp;agrave; intimider les autres militants &amp;ndash;&amp;nbsp;la d&amp;eacute;tention, le proc&amp;egrave;s et l&amp;rsquo;incarc&amp;eacute;ration devenant une menace bien r&amp;eacute;elle&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a-t-elle d&amp;eacute;clar&amp;eacute;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Selon des organisations cambodgiennes de d&amp;eacute;fense des droits humains, le nombre d&amp;rsquo;arrestations de personnes militant pour le droit &amp;agrave; la terre a presque doubl&amp;eacute; ces deux derni&amp;egrave;res ann&amp;eacute;es, passant de 78&amp;nbsp;en 2006 &amp;agrave; 149&amp;nbsp;en 2007. Parall&amp;egrave;lement, le nombre d&amp;rsquo;all&amp;eacute;gations selon lesquelles la police arr&amp;ecirc;te injustement des personnes militant pour le droit &amp;agrave; la terre augmente aussi&amp;nbsp;; les procureurs engagent des poursuites infond&amp;eacute;es contre elles et les responsables de l&amp;rsquo;application des lois et les repr&amp;eacute;sentants de l&amp;rsquo;appareil judiciaire menacent d&amp;rsquo;arrestation ou d&amp;rsquo;emprisonnement ceux qui protestent contre les expulsions forc&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les autorit&amp;eacute;s cambodgiennes doivent faire en sorte que le syst&amp;egrave;me judiciaire prot&amp;egrave;ge &amp;eacute;quitablement toutes les parties impliqu&amp;eacute;es dans les conflits fonciers et dans la d&amp;eacute;fense des libert&amp;eacute;s fondamentales. Elles doivent aussi enqu&amp;ecirc;ter sur toutes les all&amp;eacute;gations cr&amp;eacute;dibles qui font &amp;eacute;tat de mesures d&amp;rsquo;intimidation et d&amp;rsquo;arrestations ill&amp;eacute;gales ciblant les d&amp;eacute;fenseurs des droits humains&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Brittis Edman. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans un rapport publi&amp;eacute; en f&amp;eacute;vrier 2008, Amnesty International a d&amp;eacute;nonc&amp;eacute; le fait que les autorit&amp;eacute;s cambodgiennes n&amp;rsquo;assurent ni en droit ni en pratique la protection de la population contre les expulsions forc&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En revanche, ceux qui d&amp;eacute;tiennent un pouvoir politique ou &amp;eacute;conomique peuvent agir en toute impunit&amp;eacute; et proc&amp;eacute;der &amp;agrave; des expropriations arbitraires. Ils le font avec la complicit&amp;eacute; des autorit&amp;eacute;s locales, ce qui se traduit par la d&amp;eacute;livrance de titres de propri&amp;eacute;t&amp;eacute; et d&amp;rsquo;ordonnances d&amp;rsquo;expulsion douteux et par l&amp;rsquo;utilisation abusive du syst&amp;egrave;me judiciaire afin d&amp;rsquo;emp&amp;ecirc;cher les victimes d&amp;rsquo;agir pour d&amp;eacute;fendre leurs droits. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Pour en savoir plus&amp;nbsp;:&lt;/strong&gt; 
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/cambodia-burns-homes-poor-20080211&quot; title=&quot;Le Cambodge réduit en cendres les maisons de ses pauvres&quot;&gt;Le Cambodge r&amp;eacute;duit en cendres les maisons de ses pauvres&lt;/a&gt; (rapport, 11&amp;nbsp;f&amp;eacute;vrier 2008) 
&lt;/p&gt;</description>
 <pubDate>Fri, 26 Sep 2008 17:16:52 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">6060 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Pas de traité efficace sur le commerce des armes sans prise en compte des droits humains</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/arms-trade-treaty-could-fail-without-human-rights-20080917</link>
 <description>&lt;p&gt;
Chaque ann&amp;eacute;e, les armes classiques tuent au moins 300,000&amp;nbsp;&amp;nbsp;personnes. Un plus grand nombre encore sont bless&amp;eacute;es, maltrait&amp;eacute;es, d&amp;eacute;plac&amp;eacute;es de force et d&amp;eacute;pouill&amp;eacute;es du fait de la violence arm&amp;eacute;e. Une grande partie des armes utilis&amp;eacute;es pour commettre ces violations proviennent du march&amp;eacute; international des armes insuffisamment r&amp;eacute;glement&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le nouveau rapport d&amp;rsquo;Amnesty International, intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;Blood at the Crossroads:  Making the case for a global Arms Trade Treaty,&lt;/em&gt; expose de mani&amp;egrave;re d&amp;eacute;taill&amp;eacute;e neuf cas illustrant les cons&amp;eacute;quences catastrophiques en termes de droits humains d&amp;rsquo;un commerce des armes non contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Alors que les &amp;Eacute;tats membres des Nations Unies s&amp;rsquo;appr&amp;ecirc;tent &amp;agrave; se r&amp;eacute;unir en octobre pour envisager l&amp;rsquo;ouverture de n&amp;eacute;gociations &amp;agrave; propos d&amp;rsquo;un trait&amp;eacute; sur le commerce des armes, Amnesty International exhorte dans ce rapport les dirigeants mondiaux &amp;agrave; adopter une &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;R&amp;egrave;gle d&amp;rsquo;or&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; visant &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les droits humains en cas de transferts entre diff&amp;eacute;rents pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cette R&amp;egrave;gle d&amp;rsquo;or pr&amp;eacute;voit simplement que les gouvernements doivent emp&amp;ecirc;cher les transferts d&amp;rsquo;armes lorsqu&amp;rsquo;il y a un risque important que celles-ci soient utilis&amp;eacute;es pour commettre de graves violations du droit international humanitaire et relatif aux droits humains. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Du conflit en cours au Darfour aux vagues de r&amp;eacute;pression militaires au Myanmar et en Guin&amp;eacute;e et &amp;agrave; la prolif&amp;eacute;ration de la violence intercommunautaire en Irak, le rapport montre comment et pourquoi les disparit&amp;eacute;s et les lacunes actuelles des l&amp;eacute;gislations nationales sur les armes font le lit de violations massives des droits humains. Le rapport montre &amp;eacute;galement que s&amp;rsquo;il ne contient pas de disposition efficace portant sur les droits humains, le trait&amp;eacute; sur le commerce des armes risque de ne pas prot&amp;eacute;ger les plus vuln&amp;eacute;rables. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport est lanc&amp;eacute; durant la semaine d&amp;rsquo;action mondiale &amp;agrave; laquelle participent les militants et sympathisants de la campagne &lt;em&gt;Contr&amp;ocirc;lez les armes.&lt;/em&gt; Les militants rappellent aux gouvernements que &lt;em&gt;Le monde regarde.&lt;/em&gt; C&amp;rsquo;est en effet sous ce th&amp;egrave;me que sont plac&amp;eacute;s les &amp;eacute;v&amp;eacute;nements et activit&amp;eacute;s organis&amp;eacute;s pendant cette semaine pour faire pression afin qu&amp;rsquo;intervienne dans les meilleurs d&amp;eacute;lais un accord relatif &amp;agrave; un trait&amp;eacute; efficace sur le commerce des armes.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En d&amp;eacute;cembre 2006, l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des Nations Unies s&amp;rsquo;est prononc&amp;eacute;e en faveur de l&amp;rsquo;&amp;eacute;laboration d&amp;rsquo;un trait&amp;eacute; mondial sur le commerce des armes par 153&amp;nbsp;voix pour, seulement une voix contre (celle
des &amp;Eacute;tats-Unis) et 24&amp;nbsp;abstentions. En 2007 ensuite, une centaine d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tats ont fait part de leurs observations au secr&amp;eacute;taire g&amp;eacute;n&amp;eacute;ral, Ban Ki-moon, et propos&amp;eacute; que la protection des droits humains figure parmi les &amp;eacute;l&amp;eacute;ments essentiels &amp;agrave; prendre en compte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des &amp;Eacute;tats membres de l&amp;rsquo;ONU se pencheront sur la question de ces n&amp;eacute;gociations lors de la r&amp;eacute;union, en octobre, de la Premi&amp;egrave;re Commission de l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des Nations unies, qui s&amp;rsquo;occupe des questions de d&amp;eacute;sarmement et de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, mais plusieurs &amp;Eacute;tats, notamment la Chine, l&amp;rsquo;&amp;Eacute;gypte, les &amp;Eacute;tats-Unis, l&amp;rsquo;Inde, le Pakistan et la Russie, tentent de bloquer ou de retarder les propositions ou encore d&amp;rsquo;en att&amp;eacute;nuer la port&amp;eacute;e. Ces tentatives pourraient emp&amp;ecirc;cher le trait&amp;eacute; d&amp;rsquo;attendre ses objectifs et permettre ainsi que le commerce des armes se poursuive de mani&amp;egrave;re insuffisamment contr&amp;ocirc;l&amp;eacute;e.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Alors que la quasi-totalit&amp;eacute; de la communaut&amp;eacute; internationale a donn&amp;eacute; son feu vert, une petite minorit&amp;eacute; de sceptiques veut maintenir le&lt;/em&gt; statu quo &lt;em&gt;afin de pouvoir continuer &amp;agrave; fermer les yeux sur les transferts d&amp;rsquo;armes irresponsables, rendant la plupart des contr&amp;ocirc;les nationaux et des embargos onusiens sur les armes inop&amp;eacute;rants&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Brian Wood, responsable des recherches sur le contr&amp;ocirc;le des armes au sein d&#039;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport montre que la Chine, les &amp;Eacute;tats-Unis et la Russie, parmi de nombreux autres pays, vendent des armes &amp;agrave; des pays o&amp;ugrave; sont commises des violations des droits humains abondamment document&amp;eacute;es.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Chine et la Russie demeurent les plus grands fournisseurs d&amp;rsquo;armes classiques du Soudan. Les forces arm&amp;eacute;es soudanaises les utilisent pour commettre de graves violations des droits humains au Darfour. La Russie a livr&amp;eacute; des h&amp;eacute;licopt&amp;egrave;res militaires et des bombardiers, et la Chine a vendu au Soudan la plupart de ses armes et munitions. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En ce qui concerne l&amp;rsquo;Irak, le minist&amp;egrave;re de la D&amp;eacute;fense des &amp;Eacute;tats-Unis a financ&amp;eacute; la majeur partie des plus d&amp;rsquo;un million de fusils, pistolets et armes d&amp;rsquo;infanterie qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; livr&amp;eacute;s, en l&amp;rsquo;absence de contr&amp;ocirc;les scrupuleux, aux 531&amp;nbsp;000&amp;nbsp;membres des forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; irakiennes depuis 2003. Ces livraisons ont aggrav&amp;eacute; la prolif&amp;eacute;ration massive des armes et des atteintes aux droits humains qui avait d&amp;eacute;but&amp;eacute; sous le r&amp;eacute;gime de Saddam Hussein. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces nouvelles livraisons se sont parfois caract&amp;eacute;ris&amp;eacute;es par la participation d&amp;rsquo;intervenants douteux dans les cha&amp;icirc;nes d&amp;rsquo;approvisionnement internationales et par un manque de contr&amp;ocirc;les de la part des gouvernements am&amp;eacute;ricain, britannique et irakien. En cons&amp;eacute;quence, des chargements ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;tourn&amp;eacute;s vers des groupes arm&amp;eacute;s et des march&amp;eacute;s ill&amp;eacute;gaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Au Myanmar, en d&amp;eacute;pit des nombreuses informations montrant que les forces gouvernementales continuent de pratiquer une politique de violations syst&amp;eacute;matiques des droits humains, la Chine, la Russie, la Serbie et l&amp;rsquo;Ukraine ont fourni des v&amp;eacute;hicules blind&amp;eacute;s de transport de troupes, des camions, des armes et des munitions. L&amp;rsquo;Inde a quant &amp;agrave; elle r&amp;eacute;cemment propos&amp;eacute; de fournir &amp;agrave; ce pays d&amp;rsquo;autres armes encore.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport montre que les violations des embargos des Nations unies sur les armes se poursuivent en C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Ivoire, en Somalie et au Darfour (dans l&amp;rsquo;ouest du Soudan) en raison de la faiblesse des l&amp;eacute;gislations nationales et du manque d&amp;rsquo;engagement et de moyens de certains gouvernements. Le fait que 80&amp;nbsp;p.&amp;nbsp;cent des &amp;Eacute;tats n&amp;rsquo;aient pas adopt&amp;eacute; de lois pour contr&amp;ocirc;ler le courtage et le transport d&amp;rsquo;armement aggrave
encore le probl&amp;egrave;me.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un groupe d&amp;rsquo;experts gouvernementaux des Nations unies a examin&amp;eacute;, entre f&amp;eacute;vrier et ao&amp;ucirc;t 2008, la faisabilit&amp;eacute; d&amp;rsquo;un trait&amp;eacute; sur le commerce des armes. Il rendra son rapport &amp;agrave; la Premi&amp;egrave;re Commission de l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l&amp;rsquo;ONU en octobre. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International et ses partenaires demandent maintenant aux &amp;Eacute;tats de convenir, en d&amp;eacute;cembre, dans le cadre de leurs discussions sur un trait&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale, d&amp;rsquo;engager un processus de n&amp;eacute;gociation pendant l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e 2009, afin que la communaut&amp;eacute; internationale b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficie d&amp;rsquo;un trait&amp;eacute; sur le commerce des armes universel et juridiquement contraignant d&amp;rsquo;ici la fin 2010.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les discussions sur un trait&amp;eacute; sur le commerce des armes sont &amp;agrave; un stade crucial,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Helen Hughes, une des chercheuses ayant travaill&amp;eacute; sur le rapport. &lt;em&gt;Les gouvernements peuvent soit continuer d&amp;rsquo;ignorer les cons&amp;eacute;quences d&amp;eacute;sastreuses des transferts d&amp;rsquo;armes internationaux irresponsables, soit choisir d&amp;rsquo;honorer leurs obligations avec un trait&amp;eacute; sur le commerce des armes assorti d&amp;rsquo;une&lt;/em&gt; &amp;laquo;&amp;nbsp;R&amp;egrave;gle d&amp;rsquo;or&amp;nbsp;&amp;raquo; &lt;em&gt;relative aux droits humains qui aidera concr&amp;egrave;tement &amp;agrave; sauver des vies et &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les moyens de subsistance des populations affect&amp;eacute;es.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;/p&gt;
&lt;h4 class=&quot;title&quot;&gt;Pour en savoir plus&lt;/h4&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.controlarms.org/en/games/catch-bombs-fr&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Participez au jeu cr&amp;eacute;&amp;eacute; dans le cadre de la campagne &lt;em&gt;Contr&amp;ocirc;lez les armes&lt;/em&gt;&lt;/a&gt; 
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://www.amnesty.org/fr/universal-declaration-human-rights-anniversary&quot;&gt;60e anniversaire de la DUDH &lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;a href=&quot;http://fra.controlarms.org/pages/index-fra&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;Site de la campagne Contr&amp;ocirc;lez les armes&lt;/a&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/control-arms">Contrôlez les armes</category>
 <pubDate>Mon, 22 Sep 2008 10:25:15 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5977 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Examen de la Stratégie antiterroriste mondiale de l&#039;ONU : les droits humains doivent être une priorité</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/news/un-counter-terrorism-review-should-make-human-rights-a-priority-20080904</link>
 <description>Alors que l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale des Nations unies proc&amp;egrave;de au premier examen majeur de la Strat&amp;eacute;gie antiterroriste mondiale de l&amp;rsquo;ONU, Amnesty International publie un rapport montrant que les gouvernements n&#039;ont jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; pr&amp;eacute;sent pas respect&amp;eacute; les r&amp;egrave;gles &amp;eacute;nonc&amp;eacute;es dans ce texte.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Strat&amp;eacute;gie antiterroriste mondiale, qui a &amp;eacute;t&amp;eacute; adopt&amp;eacute;e le 8&amp;nbsp;septembre 2006, a repr&amp;eacute;sent&amp;eacute; la premi&amp;egrave;re tentative mondiale d&#039;accord sur un ensemble d&#039;initiatives concr&amp;egrave;tes visant &amp;agrave; combattre le terrorisme. Ce texte dispose que tous les &amp;Eacute;tats reconnaissent sans &amp;eacute;quivoque que les droits humains sont la base sur laquelle doit se fonder la lutte contre le terrorisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, le rapport d&amp;rsquo;Amnesty International intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;Security and Human Rights: Counter-terrorism and the United Nations&lt;/em&gt; indique que les pratiques observ&amp;eacute;es sur le terrain sont loin de correspondre aux d&amp;eacute;clarations des gouvernements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport, rendu public le 3&amp;nbsp;septembre, la veille de l&amp;rsquo;examen conduit par l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale de l&amp;rsquo;ONU, souligne &amp;eacute;galement qu&amp;rsquo;il reste beaucoup &amp;agrave; faire pour assurer le respect des droits humains &lt;em&gt;via&lt;/em&gt; le syst&amp;egrave;me onusien, et que les &amp;Eacute;tats doivent montrer qu&amp;rsquo;ils ont la volont&amp;eacute; politique de concr&amp;eacute;tiser leurs engagements relatifs &amp;agrave; ces droits.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport se penche sur les r&amp;eacute;percussions du terrorisme sur les droits humains, examine le travail men&amp;eacute; par l&amp;rsquo;ONU dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, notamment par le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, et passe bri&amp;egrave;vement en revue les diff&amp;eacute;rents types de violations des droits humains commises dans le cadre de cette lutte, en citant des exemples concernant des pays du monde entier.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il indique ainsi que depuis les attaques men&amp;eacute;es le 11&amp;nbsp;septembre 2001 contre les &amp;Eacute;tats-Unis et, depuis, contre d&amp;rsquo;autres pays, tout un ensemble de lois, politiques et pratiques destin&amp;eacute;es &amp;agrave; combattre le terrorisme sont venues affaiblir la protection des droits humains&amp;nbsp;&amp;ndash; notamment la protection de la libert&amp;eacute; d&#039;expression et de l&#039;interdiction de la torture et des autres formes de mauvais traitements&amp;nbsp;&amp;ndash;, car les gouvernements affirment que la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; des uns ne peut &amp;ecirc;tre assur&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;en violant les droits des autres.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute;, qui pr&amp;ocirc;ne la criminalisation et la r&amp;eacute;pression du terrorisme dans le monde entier sans se pr&amp;eacute;occuper comme il le devrait de la protection des droits humains, doit &amp;eacute;galement endosser la responsabilit&amp;eacute; des cons&amp;eacute;quences n&amp;eacute;fastes de cette politique.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;examen conduit par l&amp;rsquo;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale offre &amp;agrave; l&amp;rsquo;ONU une occasion inestimable d&amp;rsquo;agir. Amnesty International a donc appel&amp;eacute; l&#039;Assembl&amp;eacute;e g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale &amp;agrave; marquer le 60e&amp;nbsp;anniversaire de la D&amp;eacute;claration universelle des droits de l&#039;homme en faisant de la mise en &amp;oelig;uvre des dispositions de la Strat&amp;eacute;gie relatives aux droits humains une priorit&amp;eacute; absolue pour l&amp;rsquo;ann&amp;eacute;e &amp;agrave; venir.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le Conseil de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; doit &amp;eacute;galement faire face &amp;agrave; l&amp;rsquo;insuffisante protection des droits humains qui marque son travail en adoptant un langage fort concernant ces droits dans ses r&amp;eacute;solutions portant sur le terrorisme, et en accordant une plus grande importance et davantage de moyens aux mesures de d&amp;eacute;fense des droits humains dans le cadre de ses initiatives visant &amp;agrave; combattre le terrorisme.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La r&amp;eacute;action des &amp;Eacute;tats face &amp;agrave; la menace terroriste repr&amp;eacute;sente l&amp;rsquo;un des grands d&amp;eacute;fis de notre &amp;eacute;poque, &lt;/em&gt;a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Yvonne Terlingen, directrice du bureau d&#039;Amnesty international aupr&amp;egrave;s des Nations unies.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les droits humains et la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; vont de pair. Les droits humains jouent un r&amp;ocirc;le essentiel pour l&amp;rsquo;instauration de la paix. La justice repr&amp;eacute;sente le seul moyen de combattre le terrorisme.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/counter-terror-justice">Contre le terrorisme: la justice</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/human-rights-standards">Normes relatives aux droits humains</category>
 <pubDate>Thu, 04 Sep 2008 17:25:38 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5888 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Au Mexique, le système judiciaire manque à ses obligations envers les femmes</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/women-mexico-let-down-failures-justice-system-20080801</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/AMR/Mexico-demo-DV-400x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Au Mexique, des milliers de femmes subissent des violences au sein de leur famille mais comme le syst&amp;egrave;me judiciaire ne prend souvent pas leur s&amp;eacute;curit&amp;eacute; au s&amp;eacute;rieux, elles restent expos&amp;eacute;es &amp;agrave; d&#039;autres violences, selon un nouveau rapport d&amp;rsquo;Amnesty International. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport, intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;Mexico: Women&#039;s struggle for justice and safety: Violence in the family in Mexico&lt;/em&gt; indique qu&#039;au Mexique une femme sur quatre subit des violences de la part de son compagnon. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Susana, vingt-quatre ans, vit dans l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat de la Sonora et est m&amp;egrave;re de deux enfants. Elle a subi pendant dix ans des violences physiques et psychologiques. Son mari l&amp;rsquo;a s&amp;eacute;questr&amp;eacute;e au domicile familial pendant de longues p&amp;eacute;riodes, et elle a souffert de fractures de la main et du nez ainsi que d&amp;rsquo;une luxation de la clavicule.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Susana a d&amp;eacute;pos&amp;eacute; de nombreuses plaintes aupr&amp;egrave;s du procureur local, mais ses services lui ont syst&amp;eacute;matiquement r&amp;eacute;pondu qu&amp;rsquo;il ne s&amp;rsquo;agissait pas de crimes et qu&amp;rsquo;ils ne pouvaient rien faire. Lorsque la justice s&amp;rsquo;est finalement d&amp;eacute;cid&amp;eacute;e &amp;agrave; engager des poursuites et &amp;agrave; inculper son mari, ce dernier a &amp;eacute;t&amp;eacute; plac&amp;eacute; en d&amp;eacute;tention pendant une journ&amp;eacute;e puis il a &amp;eacute;t&amp;eacute; lib&amp;eacute;r&amp;eacute; sous caution. Susana a v&amp;eacute;cu cach&amp;eacute;e avec ses enfants jusqu&amp;rsquo;&amp;agrave; ce qu&amp;rsquo;on lui attribue une place dans un centre d&amp;rsquo;accueil pour femmes. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;D&amp;eacute;noncer les violences&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Lorsqu&amp;rsquo;elles tentent de d&amp;eacute;noncer des violences domestiques les femmes se heurtent &amp;agrave; toute une s&amp;eacute;rie d&amp;rsquo;obstacles, notamment&amp;nbsp;:&lt;br /&gt;
&amp;bull;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;le refus d&amp;rsquo;enregistrer leur plainte&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
&amp;bull;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;des enqu&amp;ecirc;tes b&amp;acirc;cl&amp;eacute;es&amp;nbsp;;&lt;br /&gt;
&amp;bull;&amp;nbsp;&amp;nbsp; &amp;nbsp;une mise en &amp;oelig;uvre insuffisante des mesures de protection.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Celles qui ont le courage d&amp;rsquo;aller porter plainte doivent souvent faire face &amp;agrave; l&amp;rsquo;indiff&amp;eacute;rence des autorit&amp;eacute;s et il leur faut prouver qu&#039;elles subissent des violences. Dans de nombreux cas, les fonctionnaires leur demandent de remettre &amp;agrave; leur agresseur la citation &amp;agrave; compara&amp;icirc;tre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;strong&gt;Une loi pour combattre la violence &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;gard des femmes&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;
Le Mexique a adopt&amp;eacute; il y a dix-huit mois une loi pour lutter contre les violences inflig&amp;eacute;es aux femmes&amp;nbsp;: la Loi g&amp;eacute;n&amp;eacute;rale pour l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s des femmes &amp;agrave; une vie sans violence. Depuis, de nombreux &amp;Eacute;tats ont&amp;nbsp;&amp;agrave; leur tour adopt&amp;eacute; une loi similaire. Il s&amp;rsquo;agit de premi&amp;egrave;res initiatives encourageantes, mais si ces lois ne sont pas correctement appliqu&amp;eacute;es et si les fonds n&amp;eacute;cessaires ne sont pas allou&amp;eacute;s pour&amp;nbsp;leur mise en &amp;oelig;uvre, elles ne contribueront gu&amp;egrave;re &amp;agrave; am&amp;eacute;liorer la vie des nombreuses femmes en danger.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Amnesty International appelle les autorit&amp;eacute;s f&amp;eacute;d&amp;eacute;rales du Mexique et celles des &amp;Eacute;tats mexicains &amp;agrave;&amp;nbsp;: 
&lt;ul&gt;
	&lt;li&gt;s&amp;rsquo;engager publiquement &amp;agrave; appliquer les nouvelles lois garantissant le droit des femmes &amp;agrave; la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; et &amp;agrave; la justice, et &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que des fonds suffisants soient allou&amp;eacute;s pour permettre la mise en &amp;oelig;uvre efficace de ces lois&amp;nbsp;;&lt;/li&gt;
	&lt;li&gt;&amp;bull; veiller &amp;agrave; ce que les femmes qui ont subi des violences au sein de leur famille aient un acc&amp;egrave;s efficace &amp;agrave; la justice et b&amp;eacute;n&amp;eacute;ficient de mesures de protection au moment o&amp;ugrave; elles en ont besoin.&lt;/li&gt;
&lt;/ul&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/central-america/mexico">Mexique</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/stop-violence-against-women">Halte à la violence contre les femmes</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 11:45:46 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5677 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>En Iran, la discrimination à l’égard des Kurdes s’accentue mais le gouvernement reste passif</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/discrimination-against-kurdish-iranians-unchecked-and-rise-20080730</link>
 <description>Le gouvernement iranien ne respecte pas son obligation d&#039;emp&amp;ecirc;cher que ses citoyens kurdes ne soient victimes de discrimination et d&#039;atteintes aux droits humains, selon un nouveau rapport d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce rapport intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;Iran: Human rights abuses against the Kurdish minority&lt;/em&gt; l&amp;rsquo;organisation dit craindre que la r&amp;eacute;pression exerc&amp;eacute;e contre les Kurdes iraniens, en particulier contre les d&amp;eacute;fenseurs des droits humains, ne s&amp;rsquo;intensifie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle y indique en outre que les femmes kurdes doivent faire face &amp;agrave; une double attaque contre leurs droits fondamentaux, &amp;agrave; la fois en tant que membres d&amp;rsquo;une minorit&amp;eacute; ethnique marginalis&amp;eacute;e et en tant que femmes dans une soci&amp;eacute;t&amp;eacute; principalement patriarcale.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pr&amp;egrave;s de 12&amp;nbsp;millions de Kurdes vivent en Iran, ce qui repr&amp;eacute;sente 15&amp;nbsp;p. cent de la population du pays. L&amp;rsquo;expression de la culture kurde, notamment par le biais de la musique et de la fa&amp;ccedil;on de se v&amp;ecirc;tir, est g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralement respect&amp;eacute;e et la langue kurde est utilis&amp;eacute;e dans des &amp;eacute;missions et des publications.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La minorit&amp;eacute; kurde continue cependant de souffrir d&amp;rsquo;une discrimination profond&amp;eacute;ment enracin&amp;eacute;e. En Iran, les droits sociaux, politiques et culturels des Kurdes sont r&amp;eacute;prim&amp;eacute;s, de m&amp;ecirc;me que leurs aspirations &amp;eacute;conomiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les parents n&amp;rsquo;ont pas le droit de donner certains noms kurdes &amp;agrave; leurs nouveau-n&amp;eacute;s et des minorit&amp;eacute;s religieuses principalement ou marginalement kurdes sont vis&amp;eacute;es par des mesures destin&amp;eacute;es &amp;agrave; les stigmatiser et &amp;agrave; les isoler.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La discrimination &amp;agrave; l&amp;rsquo;emploi et &amp;agrave; l&amp;rsquo;acc&amp;egrave;s &amp;agrave; un logement d&amp;eacute;cent et le fait que des r&amp;eacute;gions kurdes aient &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;laiss&amp;eacute;es &amp;eacute;conomiquement ont conduit &amp;agrave; un appauvrissement end&amp;eacute;mique qui a encore davantage marginalis&amp;eacute; cette population.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les d&amp;eacute;fenseurs kurdes des droits humains, notamment les militants associatifs et les journalistes, se trouvent en butte &amp;agrave; des arrestations arbitraires, &amp;agrave; des mauvais traitements et &amp;agrave; des poursuites judiciaires quand ils protestent contre les manquements du gouvernement aux normes internationales relatives aux droits fondamentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Lorsqu&amp;rsquo;ils font la jonction entre leur travail de d&amp;eacute;fense des droits humains et leur identit&amp;eacute; kurde ils risquent de subir d&amp;rsquo;autres atteintes &amp;agrave; leurs droits humains. Certains, notamment des militants en faveur des droits des femmes, sont devenus des prisonniers d&#039;opinion, tandis que d&amp;rsquo;autres font l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;actes de torture, de proc&amp;egrave;s contraires aux r&amp;egrave;gles d&amp;rsquo;&amp;eacute;quit&amp;eacute; les plus &amp;eacute;l&amp;eacute;mentaires devant des tribunaux r&amp;eacute;volutionnaires, et d&#039;ex&amp;eacute;cutions judiciaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Farzad Kamangar, Ali Heydariyan et Farhad Vakili, kurdes tous les trois, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; mort en f&amp;eacute;vrier 2008 apr&amp;egrave;s avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;clar&amp;eacute;s coupables de &lt;em&gt;mohareb&lt;/em&gt; (inimiti&amp;eacute; &amp;agrave; l&#039;&amp;eacute;gard de Dieu) &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue d&amp;rsquo;un proc&amp;egrave;s n&#039;ayant manifestement pas respect&amp;eacute; les normes internationale d&#039;&amp;eacute;quit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce chef d&amp;rsquo;inculpation a &amp;eacute;t&amp;eacute; retenu contre eux car ils &amp;eacute;taient accus&amp;eacute;s d&amp;rsquo;avoir oppos&amp;eacute; une r&amp;eacute;sistance arm&amp;eacute;e &amp;agrave; l&#039;&amp;Eacute;tat, probablement en raison de leur appartenance pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;e au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe arm&amp;eacute; qui commet des attentats en Turquie. Ali Heydariyan et Farhad Vakili ont &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute;s &amp;agrave; dix ans d&amp;rsquo;emprisonnement, apparemment pour avoir falsifi&amp;eacute; des documents. Aux termes du droit iranien, ils doivent purger leur peine de prison avant d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mai 2008, Mohammad Sadiq Kabudvand a &amp;eacute;t&amp;eacute; condamn&amp;eacute; &amp;agrave; onze ans d&amp;rsquo;emprisonnement par la 15e&amp;nbsp;chambre du tribunal r&amp;eacute;volutionnaire de T&amp;eacute;h&amp;eacute;ran. Cette peine semble se d&amp;eacute;composer comme suit&amp;nbsp;: dix ans de r&amp;eacute;clusion pour avoir &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;agi contre la s&amp;ucirc;ret&amp;eacute; de l&#039;&amp;Eacute;tat en cr&amp;eacute;ant l&amp;rsquo;Organisation des droits humains du Kurdistan&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et un an pour &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;propagande contre le r&amp;eacute;gime&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce verdict a &amp;eacute;t&amp;eacute; prononc&amp;eacute; &amp;agrave; l&amp;rsquo;issue d&amp;rsquo;une audience &amp;agrave; huis clos. Amnesty International estime que Mohammad Sadiq Kabudvand est un prisonnier d&amp;rsquo;opinion d&amp;eacute;tenu uniquement parce qu&amp;rsquo;il a exerc&amp;eacute;, de mani&amp;egrave;re pourtant pacifique, ses droits &amp;agrave; la libert&amp;eacute; d&amp;rsquo;expression et d&amp;rsquo;association par le biais de ses activit&amp;eacute;s de journaliste et de pr&amp;eacute;sident de l&amp;rsquo;Organisation des droits humains du Kurdistan. Ces droits sont express&amp;eacute;ment &amp;eacute;nonc&amp;eacute;s dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel l&#039;Iran est partie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;La Constitution iranienne dispose que tous les Iraniens sont &amp;eacute;gaux devant la loi. Mais, comme le montre notre rapport, cela n&amp;rsquo;a rien d&amp;rsquo;une r&amp;eacute;alit&amp;eacute; pour les Kurdes iraniens,&lt;/em&gt; a soulign&amp;eacute; Malcolm Smart, directeur du Programme Moyen-Orient et Afrique du Nord d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Le gouvernement iranien n&amp;rsquo;a pas pris suffisamment de mesures pour &amp;eacute;liminer la discrimination ou pour mettre fin au cycle de la violence contre les femmes, et sanctionner les responsables de tels agissements.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;br /&gt;
&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
Bien que les femmes et les jeunes filles jouent un r&amp;ocirc;le fondamental dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;conomie des r&amp;eacute;gions kurdes, des codes sociaux s&amp;eacute;v&amp;egrave;res sont utilis&amp;eacute;s pour nier leurs droits fondamentaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ces codes rendent les choses difficiles pour les repr&amp;eacute;sentants du gouvernement lorsqu&#039;ils enqu&amp;ecirc;tent sur les in&amp;eacute;galit&amp;eacute;s en mati&amp;egrave;re d&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation dont les filles sont victimes, sur les mariages pr&amp;eacute;coces ou forc&amp;eacute;s, sur les violences domestiques, et sur les graves cons&amp;eacute;quences qu&amp;rsquo;entra&amp;icirc;nent certaines de ces atteintes aux droits humains, notamment les &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;crimes d&amp;rsquo;honneur&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et les suicides. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les femmes kurdes sont quotidiennement victimes de violences et elles sont en butte &amp;agrave; une discrimination exerc&amp;eacute;e &amp;agrave; la fois par des agents de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et par des groupes et des individus, y compris des membres de leur famille&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a ajout&amp;eacute; Malcolm Smart.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/discrimination">Discrimination</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/middle-east-and-north-africa/east-gulf/iran">Iran</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Wed, 30 Jul 2008 17:04:37 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5662 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les promesses non tenues des autorités chinoises mettent en péril l’héritage des JO</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/chinese-authorities-broken-promises-threaten-olympic-legacy-20080728</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/china-beijing-stadium-100x100.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;Les autorit&amp;eacute;s chinoises n&amp;rsquo;ont pas tenu leur promesse d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer la situation des droits humains dans le pays et ont trahi les valeurs fondamentales de l&amp;rsquo;olympisme, selon un nouveau rapport d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ce rapport, publi&amp;eacute; dix jours avant l&amp;rsquo;ouverture des Jeux olympiques (JO), fait &amp;eacute;ftat du bilan des autorit&amp;eacute;s chinoises concernant quatre domaines &amp;eacute;troitement li&amp;eacute;s aux &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;principes &amp;eacute;thiques fondamentaux universels&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et &amp;agrave; la &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;dignit&amp;eacute; humaine&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; deux des valeurs essentielles de l&amp;rsquo;olympisme&amp;nbsp;: la pers&amp;eacute;cution des d&amp;eacute;fenseurs des droits humains, la d&amp;eacute;tention sans jugement, la censure et la peine de mort.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans ce document intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;The Olympics Countdown: Broken Promises,&lt;/em&gt; Amnesty International indique que dans la plupart de ces domaines la situation n&amp;rsquo;a cess&amp;eacute; de se d&amp;eacute;grader depuis la publication au mois d&amp;rsquo;avril du pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dent rapport de l&amp;rsquo;organisation, &lt;em&gt;The Olympics Countdown: Crackdown on Activists Threatens Olympic Legacy.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Durant la phase de pr&amp;eacute;paration des Jeux, les autorit&amp;eacute;s chinoises ont enferm&amp;eacute;, assign&amp;eacute; &amp;agrave; domicile et chass&amp;eacute; de chez elles des personnes qu&amp;rsquo;elles consid&amp;eacute;raient comme une menace potentielle pour l&amp;rsquo;image de &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;stabilit&amp;eacute;&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; et d&amp;rsquo;&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;harmonie&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; qu&amp;rsquo;elles souhaitent pr&amp;eacute;senter au monde.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;En continuant de pers&amp;eacute;cuter et sanctionner ceux qui d&amp;eacute;fendent les droits humains, les autorit&amp;eacute;s chinoises d&amp;eacute;rogent aux promesses faites lorsque leur candidature a &amp;eacute;t&amp;eacute; retenue pour accueillir les Jeux il y a sept ans,&lt;/em&gt; a indiqu&amp;eacute; Roseann Rife, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Les autorit&amp;eacute;s chinoises ternissent l&#039;image des Jeux de P&amp;eacute;kin. Aussi doivent-elles lib&amp;eacute;rer tous les militants pacifiques emprisonn&amp;eacute;s, autoriser les journalistes chinois et &amp;eacute;trangers &amp;agrave; travailler librement et progresser plus avant vers la suppression de la peine de mort.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nous venons d&amp;rsquo;avoir confirmation des informations indiquant que des journalistes &amp;eacute;trangers travaillant depuis le centre de presse des JO de P&amp;eacute;kin ne peuvent pas acc&amp;eacute;der au site web d&amp;rsquo;Amnesty International, amnesty.org. De plus, The China Debate, un forum en ligne lanc&amp;eacute; r&amp;eacute;cemment par Amnesty International pour favoriser une discussion ouverte sur les droits humains, a &amp;eacute;t&amp;eacute; bloqu&amp;eacute; en Chine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Un certain nombre d&amp;rsquo;autres sites Internet ont apparemment &amp;eacute;galement &amp;eacute;t&amp;eacute; bloqu&amp;eacute;s, y compris celui du quotidien ta&amp;iuml;wanais &lt;em&gt;Liberty Times&lt;/em&gt; et ceux en chinois de la Deutsche Welle et de la BBC.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Cela est en totale contradiction avec la promesse des autorit&amp;eacute;s chinoises de garantir &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;une totale libert&amp;eacute; des m&amp;eacute;dias&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; pour les Jeux. Le contr&amp;ocirc;le et la censure exerc&amp;eacute;s sur Internet accroissent au fur et &amp;agrave; mesure qu&amp;rsquo;approchent les JO. De nombreux autres sites, dont plusieurs qui traitent des questions relatives au VIH/sida &amp;agrave; P&amp;eacute;kin, ont &amp;eacute;t&amp;eacute; pris pour cible.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; de nouveaux r&amp;egrave;glements en mati&amp;egrave;re de m&amp;eacute;dias cens&amp;eacute;s accorder une plus grande libert&amp;eacute; aux journalistes &amp;eacute;trangers, ces derniers ne sont toujours pas autoris&amp;eacute;s &amp;agrave; couvrir certains &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;sujets sensibles&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&amp;nbsp;; ils ne peuvent ainsi pas parler aux victimes de violations des droits humains. Le Club des correspondants &amp;eacute;trangers en Chine (FCCC) a enregistr&amp;eacute; environ 180&amp;nbsp;cas d&amp;rsquo;obstruction au travail de ces journalistes en 2007. On en d&amp;eacute;nombre &amp;agrave; pr&amp;eacute;sent 260.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Par ailleurs, Amnesty International pense que les militants et journalistes locaux qui travaillent sur des questions relatives aux droits humains en Chine risquent tout particuli&amp;egrave;rement de subir des atteintes &amp;agrave; leurs droits fondamentaux durant les Jeux. Les journalistes chinois travaillent dans un climat de censure et ne peuvent pas couvrir des sujets consid&amp;eacute;r&amp;eacute;s comme sensibles par les autorit&amp;eacute;s&amp;nbsp;; un grand nombre continuent d&#039;&amp;ecirc;tre d&amp;eacute;tenus pour avoir trait&amp;eacute; de tels sujets.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ye Guozhu, militant du droit au logement, purge une peine de quatre ans d&#039;emprisonnement pour avoir &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;cherch&amp;eacute; &amp;agrave; provoquer un conflit et troubl&amp;eacute; l&#039;ordre public&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; parce qu&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;&amp;eacute;tait oppos&amp;eacute; &amp;agrave; la saisie et &amp;agrave; la d&amp;eacute;molition d&amp;rsquo;immeubles destin&amp;eacute;es &amp;agrave; permettre la construction d&#039;infrastructures pour les Jeux du mois prochain.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Ye Guozhu devait &amp;ecirc;tre remis en libert&amp;eacute; le 26&amp;nbsp;juillet mais les autorit&amp;eacute;s chinoises ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; qu&amp;rsquo;il restera derri&amp;egrave;re les barreaux au moins jusqu&amp;rsquo;au 1er&amp;nbsp;octobre, apr&amp;egrave;s la cl&amp;ocirc;ture des Jeux olympiques.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Chine continue d&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre le pays du monde qui proc&amp;egrave;de au plus grand nombre d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cutions capitales. La Cour populaire supr&amp;ecirc;me (CPS) a mis en place un examen des peines capitales qui a, semble-t-il, entra&amp;icirc;n&amp;eacute; une baisse consid&amp;eacute;rable du nombre d&amp;rsquo;ex&amp;eacute;cutions. Un haut responsable a indiqu&amp;eacute; qu&#039;au cours du premier semestre de 2008 la CPS a refus&amp;eacute; de valider 15 p.&amp;nbsp;cent des peines de mort qui lui avaient &amp;eacute;t&amp;eacute; soumises.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les autorit&amp;eacute;s continuent cependant de refuser de r&amp;eacute;v&amp;eacute;ler le nombre total des personnes condamn&amp;eacute;es &amp;agrave; mort et ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;es, qui demeure un secret d&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat. D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s les estimations, ce sont des milliers de personnes qui seraient chaque ann&amp;eacute;e ex&amp;eacute;cut&amp;eacute;es. Environ 68&amp;nbsp;infractions &amp;ndash;&amp;nbsp;y compris des infractions non violentes, li&amp;eacute;es &amp;agrave; la l&amp;eacute;gislation sur les stup&amp;eacute;fiants notamment&amp;nbsp;&amp;ndash; sont sanctionn&amp;eacute;es par la peine capitale en Chine.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le pr&amp;eacute;sident du Comit&amp;eacute; international olympique (CIO), Jacques Rogge, a r&amp;eacute;cemment affirm&amp;eacute; que la &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;diplomatie tranquille&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; du CIO avait permis la mise en place de plusieurs r&amp;eacute;formes en mati&amp;egrave;re de droits humains, notamment celle de la nouvelle r&amp;egrave;glementation relative aux m&amp;eacute;dias &amp;eacute;trangers. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Tout en nous f&amp;eacute;licitant que le CIO reconnaisse son r&amp;ocirc;le quant &amp;agrave; la situation des droits humains en Chine, nous nous demandons comment il peut croire, au regard de ce qui se passe actuellement, que les m&amp;eacute;dias &amp;eacute;trangers pourront faire librement leur travail et qu&amp;rsquo;Internet ne sera pas censur&amp;eacute;,&lt;/em&gt; a soulign&amp;eacute; Roseann Rife.&lt;em&gt; En outre, le CIO doit aussi se faire entendre lorsque les autorit&amp;eacute;s foulent aux pieds les grands principes de l&amp;rsquo;olympisme.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;D&amp;rsquo;autre part, les dirigeants du monde qui assistent aux Jeux olympiques doivent se prononcer publiquement en faveur des droits humains en Chine et soutenir les citoyens chinois qui d&amp;eacute;fendent ces droits. S&amp;rsquo;ils ne le font pas, cela reviendra &amp;agrave; dire au monde entier qu&amp;rsquo;un gouvernement peut accueillir les Jeux olympiques dans un climat de r&amp;eacute;pression et de pers&amp;eacute;cution.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; 
&lt;p&gt;
&amp;nbsp;
&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Participez au d&amp;eacute;bat sur les droits humains en Chine en vous rendant sur &lt;a href=&quot;http://www.thechinadebate.org/en/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;The China Debate&lt;/a&gt;, le forum de discussion en ligne lanc&amp;eacute; par Amnesty International.&amp;nbsp; 
&lt;/p&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/major-campaigns/beijing-olympics">Jeux olympiques de Pékin</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/east-asia/china">Chine</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/death-penalty">Peine de mort </category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/detention">Détention</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/freedom-expression">Liberté d’expression</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Mon, 28 Jul 2008 17:41:15 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5625 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Les enfants roms subissent une ségrégation dans les écoles en Slovaquie</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/romani-children-segregated-in-slovakias-schools-20080724</link>
 <description>Un grand nombre d&amp;rsquo;enfants roms continuent de subir une s&amp;eacute;gr&amp;eacute;gation au sein du syst&amp;egrave;me d&amp;rsquo;enseignement public slovaque, selon un nouveau rapport d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport, intitul&amp;eacute; &lt;em&gt;A tale of two schools: Segregating Roma into special education in Slovakia, &lt;/em&gt;se penche sur la situation &amp;agrave; Pavlovce nad Uhom, une localit&amp;eacute; situ&amp;eacute;e dans l&amp;rsquo;est de la Slovaquie, et fait &amp;eacute;tat de violations du droit fondamental &amp;agrave; l&amp;rsquo;&amp;eacute;ducation subies par des enfants roms dans ce pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Comme le montre ce document, l&#039;&amp;eacute;cole d&#039;enseignement sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute; de Pavlovce nad Uhom, dont la quasi-totalit&amp;eacute; des &amp;eacute;l&amp;egrave;ves sont Roms, est de fait devenue un &amp;eacute;tablissement o&amp;ugrave; r&amp;egrave;gne la s&amp;eacute;gr&amp;eacute;gation&amp;nbsp;; elle est r&amp;eacute;serv&amp;eacute;e aux Roms et un certain nombre des enfants roms qui y sont scolaris&amp;eacute;s y ont ind&amp;ucirc;ment &amp;eacute;t&amp;eacute; plac&amp;eacute;s.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport fait suite &amp;agrave; celui qu&amp;rsquo;Amnesty International a rendu public en novembre 2007 et qui avait pour titre &lt;em&gt;Still separate, still unequal: Violations of the right to education for Romani children in Slovakia&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
D&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s des &amp;eacute;tudes ind&amp;eacute;pendantes, le pourcentage de Roms parmi les enfants plac&amp;eacute;s dans des &amp;eacute;coles sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;es en Slovaquie pourrait atteindre 80&amp;nbsp;p.&amp;nbsp;cent. Ces &amp;eacute;coles accueillent les enfants pr&amp;eacute;sentant des handicaps mentaux. Les enfants roms y re&amp;ccedil;oivent en cons&amp;eacute;quence un enseignement au rabais, et ont peu de chances de faire par la suite des &amp;eacute;tudes plus pouss&amp;eacute;es ou de trouver un emploi.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pavlovce nad Uhom se trouve &amp;agrave; 10&amp;nbsp;kilom&amp;egrave;tres de la fronti&amp;egrave;re avec l&amp;rsquo;Ukraine. Selon les autorit&amp;eacute;s municipales, 2&amp;nbsp;600&amp;nbsp;des 4&amp;nbsp;500&amp;nbsp;habitants de la localit&amp;eacute; sont des Roms.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Pavlovce nad Uhom compte deux &amp;eacute;coles primaires&amp;nbsp;: un &amp;eacute;tablissement ordinaire auquel est rattach&amp;eacute;e une &amp;eacute;cole maternelle et une &amp;eacute;cole primaire sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e destin&amp;eacute;e aux enfants pr&amp;eacute;sentant des &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;handicaps mentaux&amp;nbsp;&amp;raquo;.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2008, pr&amp;egrave;s des deux tiers des enfants roms scolaris&amp;eacute;s &amp;eacute;taient plac&amp;eacute;s dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;tablissement d&amp;rsquo;enseignement sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;. Et sur les 200&amp;nbsp;&amp;eacute;l&amp;egrave;ves environ que comptait cette &amp;eacute;cole, 99,5&amp;nbsp;p&amp;nbsp;cent &amp;eacute;taient Roms.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&amp;Agrave; la suite d&amp;rsquo;inspections ordonn&amp;eacute;es par le maire de Pavlovce nad Uhom en 2007, il a &amp;eacute;t&amp;eacute; officiellement reconnu que 17&amp;nbsp;de ces enfants n&amp;rsquo;avaient pas &amp;agrave; se trouver dans cette &amp;eacute;cole sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e. Amnesty International a indiqu&amp;eacute; que ce chiffre est, selon elle, en r&amp;eacute;alit&amp;eacute; beaucoup plus &amp;eacute;lev&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Officiellement, un enfant ne peut &amp;ecirc;tre plac&amp;eacute; dans une &amp;eacute;cole sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;e qu&amp;rsquo;apr&amp;egrave;s un diagnostic &amp;eacute;tablissant formellement qu&#039;il pr&amp;eacute;sente un handicap mental, et seulement avec le plein consentement des parents. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Or, Amnesty International a constat&amp;eacute; que de nombreux enfants n&amp;rsquo;avaient fait l&amp;rsquo;objet d&amp;rsquo;aucune &amp;eacute;valuation et que lorsqu&amp;rsquo;elle avait eu lieu, cette &amp;eacute;valuation pr&amp;eacute;sentait de graves d&amp;eacute;fauts. De plus, le consentement des parents n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait accord&amp;eacute; ni librement ni en pleine connaissance de cause.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les &amp;eacute;coles sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;es, officiellement destin&amp;eacute;es aux enfants avec des handicaps mentaux, offrent un programme d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes tr&amp;egrave;s simplifi&amp;eacute;. Cela r&amp;eacute;duit consid&amp;eacute;rablement les perspectives et possibilit&amp;eacute;s des enfants qui devraient normalement &amp;ecirc;tre scolaris&amp;eacute;s dans des &amp;eacute;tablissements ordinaires.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La s&amp;eacute;gr&amp;eacute;gation &amp;agrave; laquelle sont soumis les enfants roms dans les &amp;eacute;coles primaires aggrave leur marginalisation et renforce les pr&amp;eacute;jug&amp;eacute;s raciaux.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
La Slovaquie a adopt&amp;eacute; en mai 2008 une nouvelle loi relative aux &amp;eacute;coles qui interdit express&amp;eacute;ment la discrimination et la s&amp;eacute;gr&amp;eacute;gation dans le syst&amp;egrave;me &amp;eacute;ducatif. Malgr&amp;eacute; cela, le gouvernement n&amp;rsquo;a toujours pas reconnu l&amp;rsquo;ampleur r&amp;eacute;elle du probl&amp;egrave;me ni pris des mesures de grande ampleur pour rem&amp;eacute;dier &amp;agrave; la situation.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Les violations des droits humains commises &amp;agrave; Pavlovce nad Uhom ne sont pas le fait d&amp;rsquo;une erreur humaine ponctuelle, mais le r&amp;eacute;sultat d&amp;rsquo;une incapacit&amp;eacute; g&amp;eacute;n&amp;eacute;ralis&amp;eacute;e &amp;agrave; &amp;eacute;liminer la discrimination dans le syst&amp;egrave;me &amp;eacute;ducatif slovaque tant au niveau de sa conception que de sa mise en &amp;oelig;uvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son rapport, Amnesty International appelle toutes les autorit&amp;eacute;s concern&amp;eacute;es &amp;agrave; prendre les mesures n&amp;eacute;cessaires pour respecter, prot&amp;eacute;ger et appliquer le droit &amp;agrave; une &amp;eacute;ducation libre de toute discrimination des enfants Roms, et pour mettre fin &amp;agrave; la s&amp;eacute;gr&amp;eacute;gation raciale dans le syst&amp;egrave;me &amp;eacute;ducatif en Slovaquie.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
L&amp;rsquo;organisation exhorte en outre les autorit&amp;eacute;s de Pavlovce nad Uhom &amp;agrave; veiller &amp;agrave; ce que toutes les mesures utiles soient prises pour identifier tous les enfants qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; ind&amp;ucirc;ment plac&amp;eacute;s dans des &amp;eacute;coles sp&amp;eacute;cialis&amp;eacute;es et leur fournir un recours efficace.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/discrimination">Discrimination</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/europe-and-central-asia/eastern-europe/slovak-republic">Slovaquie</category>
 <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 16:17:44 +0100</pubDate>
 <guid isPermaLink="false">5598 at http://www.amnesty.org</guid>
</item>
<item>
 <title>Nier l’indéniable : les disparitions forcées au Pakistan</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/denying-the-undeniable-enforced-disappearances-in-pakistan-20080723</link>
 <description>&lt;img src=&quot;http://www.amnesty.org/sites/impact.amnesty.org/files/imagecache/previewsize/sites/impact.amnesty.org/files/PUBLIC/Regions/ASA/asa-pakistan-amina-photo-400x400.jpg&quot; alt=&quot;&quot; title=&quot;&quot;  /&gt;&lt;br/&gt;&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
&lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;Nous ne serons soulag&amp;eacute;s que lorsque l&amp;rsquo;&amp;ecirc;tre qui nous est cher sera sain et sauf et libre devant nous. &lt;/em&gt;[...] &lt;em&gt;Je pense que mon mari Masood n&amp;rsquo;est d&amp;eacute;tenu qu&amp;rsquo;&amp;agrave; trois kilom&amp;egrave;tres de chez nous, et pourtant il continue de subir des mauvais traitements sans que nous le sachions, et nous, sa femme, ses enfants et ses parents, qui sont tr&amp;egrave;s &amp;acirc;g&amp;eacute;s, nous ne pouvons m&amp;ecirc;me pas le voir. Ils &lt;/em&gt;[le nouveau gouvernement]&lt;em&gt; doivent agir maintenant pour qu&amp;rsquo;il rentre imm&amp;eacute;diatement.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div align=&quot;right&quot;&gt;
Amina Masood Janjua, juillet 2008&lt;br /&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;br /&gt;
La derni&amp;egrave;re fois qu&amp;rsquo;Amina Masood Janjua a vu son mari, Masood Janjua, c&amp;rsquo;&amp;eacute;tait le 30&amp;nbsp;juillet 2005, lorsque celui-ci a quitt&amp;eacute; leur maison pour voir son ami Faisal Faraz. Ce jour-l&amp;agrave;, les forces de s&amp;eacute;curit&amp;eacute; pakistanaises ont arr&amp;ecirc;t&amp;eacute; les deux hommes dans un bus &amp;agrave; destination d&amp;rsquo;une autre ville. Depuis, le gouvernement pakistanais les d&amp;eacute;tient dans le plus grand secret sans inculpation ni jugement, niant savoir o&amp;ugrave; ils se trouvent, alors que des t&amp;eacute;moins les ont vus en d&amp;eacute;tention. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Masood Janjua et Faisal Faraz font partie des &lt;strong&gt;centaines de victimes de disparition forc&amp;eacute;e&lt;/strong&gt; au Pakistan, parmi lesquelles se trouvent des enfants de neuf ou dix ans seulement. Beaucoup ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es apr&amp;egrave;s les attentats du 11&amp;nbsp;septembre 2001 et leur d&amp;eacute;tention a &amp;eacute;t&amp;eacute; justifi&amp;eacute;e au nom de la &lt;em&gt;&amp;laquo;&amp;nbsp;guerre contre le terrorisme&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt; men&amp;eacute;e par les &amp;Eacute;tats-Unis. La pratique des disparitions forc&amp;eacute;es, peu fr&amp;eacute;quente avant 2001, s&amp;rsquo;est &amp;eacute;tendue apr&amp;egrave;s cette date aux militants r&amp;eacute;clamant davantage de droits pour leur communaut&amp;eacute; ou leur r&amp;eacute;gion, notamment les Baloutches et les Sindhis.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Malgr&amp;eacute; l&amp;rsquo;existence de preuves ind&amp;eacute;niables, le gouvernement du pr&amp;eacute;sident Pervez Musharraf a syst&amp;eacute;matiquement ni&amp;eacute; &amp;ecirc;tre &amp;agrave; l&amp;rsquo;origine de disparitions forc&amp;eacute;es. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Dans son rapport &lt;strong&gt;&lt;em&gt;Denying the undeniable, enforced disappearances in Pakistan&lt;/em&gt;&lt;/strong&gt;, Amnesty International s&amp;rsquo;appuie sur des proc&amp;egrave;s-verbaux judiciaires et des d&amp;eacute;clarations sous serment de victimes et de t&amp;eacute;moins de disparitions forc&amp;eacute;es, afin de confronter les autorit&amp;eacute;s pakistanaises &amp;agrave; des &amp;eacute;l&amp;eacute;ments de preuve montrant que des repr&amp;eacute;sentants de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat ont fait obstruction aux efforts visant &amp;agrave; retrouver la trace des disparus.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Des perspectives de changement avec le nouveau gouvernement&lt;/h3&gt;
Dans son rapport, Amnesty International engage le nouveau gouvernement pakistanais &amp;ndash;&amp;nbsp;qui a promis d&amp;rsquo;am&amp;eacute;liorer la situation des droits humains dans le pays&amp;nbsp;&amp;ndash; &amp;agrave; &lt;strong&gt;mettre fin &amp;agrave; la politique de d&amp;eacute;n&amp;eacute;gation&lt;/strong&gt;, &amp;agrave; &lt;strong&gt;mener des enqu&amp;ecirc;tes sur tous les cas&lt;/strong&gt; de disparition forc&amp;eacute;e et &amp;agrave; &lt;strong&gt;faire en sorte que les responsables pr&amp;eacute;sum&amp;eacute;s rendent des comptes&lt;/strong&gt;. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;En maintenant des personnes en d&amp;eacute;tention secr&amp;egrave;te, le Pakistan a non seulement enfreint leurs droits, mais il a &amp;eacute;galement failli &amp;agrave; son obligation d&amp;rsquo;inculper et de juger les suspects impliqu&amp;eacute;s dans des attaques contre des civils&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;, a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Sam Zarifi, directeur d&amp;rsquo;Amnesty International pour la r&amp;eacute;gion Asie et Oc&amp;eacute;anie. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Il est crucial que le nouveau gouvernement &lt;strong&gt;r&amp;eacute;tablisse dans leurs fonctions les juges destitu&amp;eacute;s&lt;/strong&gt; qui enqu&amp;ecirc;taient sur des affaires de disparition et qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; limog&amp;eacute;s par le pr&amp;eacute;sident Musharraf lorsque ce dernier a d&amp;eacute;cr&amp;eacute;t&amp;eacute; l&amp;rsquo;&amp;eacute;tat d&amp;rsquo;urgence en novembre 2007.&lt;br /&gt;
&lt;h3&gt;
Des &amp;Eacute;tats complices&lt;/h3&gt;
Amnesty International demande aux autres gouvernements &amp;ndash;&amp;nbsp;tout particuli&amp;egrave;rement celui des &amp;Eacute;tats-Unis&amp;nbsp;&amp;ndash; de ne pas se faire les complices de disparitions forc&amp;eacute;es au Pakistan, ni d&amp;rsquo;y contribuer ou de les tol&amp;eacute;rer.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre des personnes d&amp;eacute;tenues ill&amp;eacute;galement dans le centre am&amp;eacute;ricain de Guant&amp;aacute;namo et de &lt;a href=&quot;/fr/news-and-updates/feature-stories/off-the-record-secret-cia-detention-20070607&quot; title=&quot;Détentions secrètes par la CIA&quot;&gt;celles qui ont &amp;eacute;t&amp;eacute; d&amp;eacute;tenues secr&amp;egrave;tement par la CIA&lt;/a&gt; ont &amp;eacute;t&amp;eacute; arr&amp;ecirc;t&amp;eacute;es au Pakistan. D&amp;rsquo;autres ont &amp;eacute;t&amp;eacute; transf&amp;eacute;r&amp;eacute;es en toute ill&amp;eacute;galit&amp;eacute; du Pakistan vers des pays o&amp;ugrave; elles ont &amp;eacute;t&amp;eacute; expos&amp;eacute;es &amp;agrave; des tortures et &amp;agrave; d&amp;rsquo;autres mauvais traitements.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
De nombreux individus d&amp;eacute;tenus en secret au Pakistan disent avoir &amp;eacute;t&amp;eacute; interrog&amp;eacute;s par des agences de renseignement pakistanaises mais aussi par des agents de services de renseignement &amp;eacute;trangers.</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/counter-terror-justice">Contre le terrorisme: la justice</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/disappearances-and-abductions">Disparitions et enlèvements</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/asia-and-pacific/south-asia/pakistan">Pakistan</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/torture-and-ill-treatment">Torture et mauvais traitements</category>
 <pubDate>Tue, 22 Jul 2008 18:19:46 +0100</pubDate>
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</item>
<item>
 <title>Le Vénézuéla doit appliquer la nouvelle loi sur la violence contre les femmes</title>
 <link>http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/report/venezuela-must-implement-new-law-violence-against-women-20080717</link>
 <description>Dans un nouveau rapport publi&amp;eacute; mercredi 16&amp;nbsp;juillet, Amnesty International a exhort&amp;eacute; les autorit&amp;eacute;s v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;liennes &amp;agrave; faire montre de leur volont&amp;eacute; politique et &amp;agrave; fournir les ressources requises pour que la nouvelle loi sur la violence contre les femmes soit r&amp;eacute;ellement mise en &amp;oelig;uvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;La loi v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lienne adopt&amp;eacute;e en 2007 afin de prot&amp;eacute;ger les femmes contre les violences est un exemple pour les autres pays de la r&amp;eacute;gion. Mais elle n&amp;rsquo;apportera rien aux femmes si elle n&amp;rsquo;est pas pleinement mise en &amp;oelig;uvre,&lt;/em&gt; a d&amp;eacute;clar&amp;eacute; Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Am&amp;eacute;riques d&amp;rsquo;Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;L&#039;application de la loi passe par de nouveaux centres d&amp;rsquo;accueil, des tribunaux sp&amp;eacute;ciaux et la formation des personnes amen&amp;eacute;es &amp;agrave; s&amp;rsquo;occuper de ces crimes.&amp;nbsp;&amp;raquo;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Le rapport d&amp;rsquo;Amnesty International, &lt;em&gt;&lt;strong&gt;Venezuela: &amp;quot;The law is there, let&#039;s use it&amp;quot; Ending domestic violence in Venezuela&lt;/strong&gt;&lt;/em&gt;, se penche sur la violence domestique qui touche les femmes dans ce pays.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Des milliers d&amp;rsquo;entre elles doivent endurer les coups, les insultes et les viols au sein de leur foyer. Rien qu&amp;rsquo;en 2007, 4&amp;nbsp;484&amp;nbsp;femmes ont appel&amp;eacute; la permanence t&amp;eacute;l&amp;eacute;phonique mise en place par l&amp;rsquo;INAMUJER (Institut national de la femme) afin de signaler des violences. Mais les organisations locales estiment que seule une femme sur neuf signale aux autorit&amp;eacute;s les violences dont elle est victime. &lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Nombre de femmes ayant t&amp;eacute;moign&amp;eacute; aupr&amp;egrave;s des repr&amp;eacute;sentants d&amp;rsquo;Amnesty International au V&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;la ont d&amp;eacute;clar&amp;eacute; que leur d&amp;eacute;pendance financi&amp;egrave;re, l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;information, le manque de centres d&amp;rsquo;accueil (deux seulement dans un pays qui compte plus de 27&amp;nbsp;millions d&amp;rsquo;habitants) et l&amp;rsquo;insuffisance des ressources de la police et de la justice ne leur permettaient gu&amp;egrave;re de se sentir en s&amp;eacute;curit&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Des milliers de femmes au V&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;la vivent dans la crainte permanente de subir les violences de leur compagnon, et ont peur pour leur vie et pour la s&amp;eacute;curit&amp;eacute; de leurs enfants. En l&amp;rsquo;absence d&amp;rsquo;un syst&amp;egrave;me de protection, bien des femmes pensent qu&amp;rsquo;elles n&amp;rsquo;ont d&amp;rsquo;autre choix que de rester avec leur agresseur ou de se retrouver &amp;agrave; la rue, sans pouvoir assurer leur subsistance ni celle de leurs enfants&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a expliqu&amp;eacute; Guadalupe Marengo.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
En mars 2007, le gouvernement a adopt&amp;eacute; une loi qui d&amp;eacute;finit la violence contre les femmes comme une atteinte aux droits humains et r&amp;eacute;affirme la responsabilit&amp;eacute; de l&amp;rsquo;&amp;Eacute;tat et de ses repr&amp;eacute;sentants dans l&amp;rsquo;&amp;eacute;radication de ce fl&amp;eacute;au. Cette loi se substitue &amp;agrave; la pr&amp;eacute;c&amp;eacute;dente, promulgu&amp;eacute;e en 1999, qui, bien que positive, n&amp;rsquo;&amp;eacute;tait pas pleinement mise en &amp;oelig;uvre.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
Elle pr&amp;eacute;voit des mesures visant &amp;agrave; pr&amp;eacute;venir la violence contre les femmes, &amp;agrave; prot&amp;eacute;ger les femmes en danger et &amp;agrave; sanctionner les responsables. Elle engage &amp;eacute;galement les autorit&amp;eacute;s &amp;agrave; mettre en &amp;oelig;uvre un programme ambitieux afin que la population prenne conscience du probl&amp;egrave;me et combatte les attitudes qui cautionnent ou occultent ce crime rarement d&amp;eacute;nonc&amp;eacute;.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;
&lt;em&gt;
&amp;laquo;&amp;nbsp;Le gouvernement v&amp;eacute;n&amp;eacute;zu&amp;eacute;lien doit se montrer &amp;agrave; la hauteur des d&amp;eacute;fis lanc&amp;eacute;s par la loi de 2007&amp;nbsp;&amp;raquo;,&lt;/em&gt; a conclu Amnesty International.&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;</description>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/campaigns/current-campaigns/stop-violence-against-women">Halte à la violence contre les femmes</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/americas/south-america/venezuela">Vénézuéla</category>
 <category domain="http://www.amnesty.org/fr/issue/women">Femmes</category>
 <pubDate>Thu, 17 Jul 2008 11:25:23 +0100</pubDate>
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