Amnesty International profite de ce que le transfert de Radovan Karadžic devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie est imminent pour demander que cette juridiction internationale dispose du temps et des ressources nécessaires pour établir la vérité et rendre justice aux victimes de crimes de guerre en Bosnie-Herzégovine.
Des centaines de milliers de manifestants pourraient participer au rassemblement « Le Kosovo, c’est la Serbie » ce jeudi à Belgrade.
Amnesty International appelle les autorités serbes, et en particulier
le Premier ministre Vojislav Koštunica et le président Boris Tadić, à
condamner immédiatement les attaques contre les défenseurs des droits
humains et les membres de minorités ethniques dans le pays.
Amnesty International appelle les autorités du Kosovo à rendre possible
sans plus attendre la consultation du projet de constitution par
l’ensemble de la population.
Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis au Kosovo à la fin des années 1990 risquent de rester impunis car la mission de l’ONU n’a pas fait son travail en matière de justice.
Au moment où l’Union européenne s’apprête à prendre une décision sur
ses responsabilités en ce qui concerne le Kosovo, Amnesty International
tient à souligner que les crimes de guerre et les crimes contre
l’humanité commis pendant le conflit de la fin des années 90 ne doivent
pas rester impunis.
Grâce à l’intervention d’Amnesty International et d’une coalition
d’organisations non gouvernementales (ONG) serbes, une militante des
droits humains de Niš ne risque plus d’être envoyée en prison.