La crise politique au Zimbabwe est marquée par une série de violations, motivées par des considérations politiques, des droits civils, politiques, sociaux et économiques des opposants au président Mugabe et des personnes perçues comme telles.
Robert Mugabe, le président du Zimbabwe, a signé un accord de partage du pouvoir avec les dirigeants de deux formations du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), mais les implications de cet accord sur la situation des droits humains dans le pays ne sont pas claires.
Alors que l’on ne connaît pas encore les détails de l’accord auquel
sont parvenus les dirigeants au Zimbabwe pour mettre fin à l’impasse
politique qui règne dans le pays depuis les élections de mars, Amnesty
International a déclaré ce vendredi 12 septembre que la validité de cet
accord serait considérablement compromise s’il incluait des mesures
d’amnistie ou de grâce qui empêcheraient que les auteurs de violations des droits humains soient jugés, que la vérité soit mise au jour et que les victimes bénéficient de réparations.
Près de 80 organisations, dont plusieurs sections africaines d'Amnesty International, ont manifesté conjointement leur solidarité avec le peuple du Zimbabwe.
Alors que le gouvernement et l’opposition s’apprêtent à ouvrir des négociations en vue d’un partage du pouvoir, Amnesty International déclare que les atteintes aux droits humains commises ne doivent pas être amnistiées.
Alors que le gouvernement zimbabwéen et l’opposition représentée par le
Mouvement pour le changement démocratique (MDC) s’apprêtent à ouvrir
des négociations sur le partage du pouvoir, Amnesty International a
engagé les deux parties à s’assurer que les auteurs d’atteintes aux
droits humains commises durant la période post-électorale ne
bénéficient pas de mesures d’amnistie.
Le samedi 12 juillet 2008, répondant à un appel lancé par CIVICUS :
Alliance mondiale pour la participation citoyenne, Amnesty
International et Action mondiale contre la pauvreté, les citoyens des
pays d’Afrique s’uniront pour exprimer leur solidarité avec la
population du Zimbabwe qui subit des violations persistantes de ses
droits. Ce samedi correspondra au lancement d’une Campagne panafricaine
de solidarité pour le Zimbabwe, et sera suivi d’événements dans tout le
continent.
Amnesty International a exprimé ce vendredi 27 juin sa vive
préoccupation face à la campagne actuelle de violence et d'intimidation
orchestrée par l'État, qui s'inscrit dans le cadre d'une stratégie
délibérée du gouvernement du Zimbabwe pour que Robert Mugabe gagne
l’élection présidentielle dont le second tour a lieu aujourd’hui. Les
autorités ont décidé de maintenir le scrutin contre l’avis de la
communauté internationale, qui a demandé à plusieurs reprises son
report pour permettre une amélioration des conditions de sécurité dans
le pays.
Au Zimbabwe, le scrutin de vendredi a été marqué par une campagne de violence et d'intimidation qui a commencé à l’approche de l’élection présidentielle.
Les victimes auraient été enlevées par des sympathisants de l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF) accompagnés, dans certains cas, par des hommes armés qui étaient, semble-t-il, des agents du gouvernement.