Document - KOWEÏT : Il faut empêcher l’exécution de trois travailleurs migrants bangladais

KUWAIT KOWEÏT : Il faut empêcher l’exécution de trois travailleurs migrants bangladais

    KOWEÏT Amnesty International
    Il faut empêcher l’exécution de trois travailleurs migrants bangladais BULLETIN D'INFORMATION 107/02
    Index AI : MDE 17/004/02 25 juin 2002

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    Dans une lettre envoyée ce jour (mardi 25 juin 2002) à l’émir du Koweït Sheikh Jaber al Ahmed al Sabah, Amnesty International a exhorté les autorités koweïtiennes à suspendre l’exécution imminente de Mohammad Zahar Abdul Sattar, Anwar al Zamaan et Anwar Khan Mohammad. Ces trois travailleurs migrants bangladais ont été condamnés à mort en relation avec le viol et le meurtre d’une personne originaire de Sri Lanka, à l’issue d’un procès qu’un de leurs avocats a qualifié de manifestement inique. Leur exécution doit avoir lieu demain, mercredi 26 juin 2002 à huit heures du matin au Palais de Nayef, dans la ville de Koweït. Un des avocats a déclaré qu’alors qu’ils étaient en détention les trois hommes avaient été frappés à plusieurs reprises ; qu’ils avaient les jambes attachées ; qu’on les avait frappés jusqu’au sang sur la plante des pieds avec un bâton, et qu’ils n’avaient reçu aucun soin médical. Il a ajouté que les trois condamnés n’avaient pas compris la procédure devant le tribunal de première instance ayant conduit à leur condamnation à la réclusion à perpétuité, ni les audiences en appel ayant donné lieu à leur condamnation à mort. Amnesty International est consciente que les gouvernements ont le droit et la responsabilité de déférer à la justice les personnes soupçonnées d’infractions pénales. L’organisation s’oppose cependant, de manière inconditionnelle, à la peine de mort en toutes circonstances parce que ce châtiment constitue la violation ultime du droit à la vie. June Ray, directrice du programme Moyen-Orient à Amnesty International, a déclaré : «La décision de procéder à l’exécution de ces trois personnes va à l’encontre du progrès représenté par l’adhésion du Koweït, en 1996, au Pacte international relatif aux droits civils et politiques».
    «Il faut immédiatement interrompre l’exécution de ces trois hommes et mener une enquête sur les allégations selon lesquelles ils auraient été torturés en détention, a-t-elle ajouté. Les autorités doivent chercher à savoir si les accusés ont compris la procédure judiciaire qui a été suivie pour les juger».

    Pour obtenir de plus amples informations, veuillez contacter le Service de presse d'Amnesty International, à Londres, au +44 20 7413 5566 ou consulter le site web : http://www.amnesty.org

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